‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 120 sur 159 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

wfm^^mmÊm

BESSOURGES.

aiviMUi

ordinaires

du

bureau de bienCfti^

sance.

•oosetxp^

TlOlfS

particulières.

«Wi

Ili^AmvtAtlON PAR ARRONDtSSËllENT.

Gosne

(Slàtt^ey

NfV«r9.

Çhàteau-Chinon

Toviux....

so^sao »

101,lld 60

943,adl 91

OBSBftVA^

nous.

Botiiri»

desMCHirs

mutuels.

I LIlTI

tmi^mmmÊmmm

XÎV. — (itRi^TLAIRE ANNONÇANT L*ÉPOQtE bE tA MISÉ A EXiCtmON ' AK lA ttESVRB DE L'IXTINCTION DE LA XBNDIGiTé. — OBSERVATION 8tm LB MODE DE RÉMUNÉRATION DES TRAVAUX DE LA MOISSON.

id Juin 1855.

J'appren45 que, de tous les points du département» les pi^lMdMIeiii s'étonnent^ et s'inquiètent même ^ des retards apportés à la mise à exécution de Tœuvre si impatiemment attendue de l'extinction de la mendicité.

Plus qu'un autre > asBurément, j'ai déploré et je regrette encore chaque jour ces retards ; mais il n'a pas été en mon pouvoir d'en conjurer la cause, qui provient, vous lésâtes « des lenteurs Inhérentes à la construotion et k racbèvement des nouvelles prisons de Nevers. Ces lenteurs ont été , en outre t augmentées par l'eSèt d'un de ces hivers longs et rigoureux 3 pendant lequel les travaux ont dû être forcé* mentsuspenduii

Depuis le commencement de la campagne , cependant , ils ont été repria avec une grande activité , et tout me porte à croire aujourd'hui que l'époque de leur prochain achèvement n'étant pas éloigné , il me sera possiUe d'affecter tout aussitôt les bâtiments de l'ancienne prison au service du dépôt de mendicité.

D'ailleurs , tous tes préliminahres administratifs qui doi-* vent précéder ou régulariser cette installation se trouvent aujourd'hui remplis.

C'est ainsi d'abord qu'un iléeret impériat, en dale dû 24 janvier dernier , autorisé l'étaUi$$ement du dépàî <U mendicité d» Nevers dans les bâtiments snsdésignés. Immédiatement apràs, j'ai cru devoir m'ocaiper de l'organisation du service intérieur de cet établissement , dont le personnel est déjà , en grande partie , choisi et nommé. Un règlement complet et détaillé, qui détermine le régime intérieur du dépôt , ainsi que les conditions d'admissioii et de sortie , a été rédigé par mes sofau, et revêtu , le 2S juin présent nmia, de l'approbaiian de M» le Ministre de l'intérieur.

Désirant enfin qu'aucun retard ne pût ajourner reflM de la mesure aussitôt que le moment de la mettre à exécution serait arrivé , f ai préparé paiement l'arrêté qui prommcc Interdiction de la mendicité dans le département»

Cet acte important a été soumis de même à i'approba^ lion de S. Exe. M. le Ministre de l'hitérienr , et revêtu de sa haute sanction le m^me jour 22 juin.

i28 APPENT)ICE.

Seulement il ne sera mis à exécntion que i^us tard , et lorsque toutes les conditions qui doirent assurer son efficacité auront été complétées.

Ces détails sont de nature , je l'espère , à calmer complètement rimpatience que proToque la prokmgatlon de$ retards qui se sont manifestés. Enfin ^ ils tous permettront^ an besoin^ de démentir les bruits que la malveillance se serait efforcée de répandre sur quelques points , pour .faire croire que rceuvre était complètement abandonnée ^ et qu'en présence des difficultés et des objections qui se seraient produites , radministration avaU été obligée de renoncer à ses projets.

D'abord , ces objections n'ont jamais eu de caractère sérieux 9 et l'empressement avec lequel les habitants du département tout entier ont répondu l'an dernier à mon appela est la meilleure preuve de leur confiance et de leur adliésion.

Enfin ^ loin d'avoir été abandonnée, la mesure a été préparée dans ses moindres détails avec tout le soin et toute la maturité que comportait son importance. Rien ne saurait donc l'empêcher de fonctionner aussitôt que les drconstances qui s'y étaient opposées jusqu'à ce jour auront cessé d'exister.

Toutefois 9 bien que les bâtiments de l'ancienne prison puissent être prochainement livrés à leur nouvelle destination , je crois dès à présent qu'il sera plus convenable et plus opportun de rattacher la mise à exécntion de la mesure générale à l'époque indiquée pour le recouvrement des souscriptions 9 conséquemment de l'ajourner au 15 novembre prochain.

n n'y aura dans cette combinaison aucun décompte à établir pour le payement des souscriptions , et l'opération administrative aura pour point de départ naturel le commencement de l'opération financière.

L8 simultanéité des deux mesures est une garantie de

APPENDICE. 4i9

succès et de régularité. Enfin ^ Fintervalle qui va 8'écoaler d'ici au mois de novembre prochain peut être mis ^ profit, soit par les mendiants d'habitude , valides , qui » suffisamment prévenus dès h, présent, sont à même de faire trêve à leurs habitudes de paresse et de se ménager par le travail des moyens certains d'existence; soit également par les véritables pauvres, qui trouvent ordinairement dans les travaux abondants et toiyours plus lucratifs de cette époque de Tannée un adoucissement précieux à leurs misères.

bans ces conditions , les précieux effets de la mesure 8*aiicompliront donc d'autant plus facilement pour tous, dès que l'arrêté portant l'interdiction absolue de la mendicité dans le département de la Nièvre aura été publié et rendu définitivement exécutoire.

Les détails qui précèdent m'ont paru nécessaires , je le repète; car ib vous permettront de prévenir autour de vous les personnes que le côté répressif de la mesure doit attehidre ; il vous mettront à même de faire savoir à tous que l'œuvre est prête , que ses moindres éléments d'action sont réunis et préparés ; enfin que chaque jour nous rapproche maintenant de l'époque fixe et déterminée qui est asrignée à sa mise en vigueur.

Avant de terminer. Messieurs, permettez-moi d'appeler votre attention sur une question fort importante, dont la acdtttioB bien comprise et sûrement appliquée , serait de utare, peut-être, à diminuer les causes de malaise qu^ exbtent sur quelques points du département

Je vous disais plus haut que les travaux de la moisson^ ordinairement fort lucratifs, étaient une occasion certaine pour les gens de la campagne de se ménager des ressources précieuses. Le fait est positif; mais ses résultats sont plus ou moins durables, suivant que la rémunération du travail a lieu , soit en nature, soit en argent.

Plus les salaires sont élevés, plus l'argent se gagne vite ,

mais plus facilement anssi il se dépense et se dissipe* L'iexpéiience qvA le démontre prouve aussi qne^ dans les pif» oUk l'usage a consacré le paiement des^ trafani de U melÉsoa pMT ntt mUUtê en namre^ c'est^-^ire en 6M> Is gêne a mini de prise sur les popnlaUons*

Danaoes contrées^ il n'est pas de famille laborieuse qui ne gagne ainsi pendant la moisson son pain de tonte Tannée ; et comme cette dépense est la plus coàsidérable pont les petits ménages^ quand le pain de chaque jour est assuré , le travail ultérieur suffît largement à pourvoir aux antres besc^ns.

Je n'ignore pas c(«ibien il est délicat et souvent difficile d'aborder cette grande question des salaires > et d'intro- Aûre des innovations dans les habitudes déjà consacrées par un long usage. Mais j'ai cru de mon devc^r de voos éclairer sur une des causes les pkis fréqnentes de la misère qm se prodidt sur certi^ns points du départements

lies propriétaires^ les fermiers eux-mêmes y snr lesqtieb pise davantage la charge du paupérisme , sont pi» qM d'antres Intéressés à l'étade de cette gr»de questleoi En snbstitaant la rémnération en blé aux salues en argent^ dont le montant se dissipe rapidement et è<mvent an cabaret , ils rendraient un grMMi service à lenrs oQvriérs« ear^ t»m»qaei que dans les pays ah tei usage est en y^gmm, la quantité de grain qui leur est attrilmée à ttfre de salaire étantcalenlée sur la contenante des terréiNiioi^ tomiée»5 c'est^'à-^dfre sur le travail effectif^ est tMjoCM te même , soit dans les aimées ffBè&Bâmce , soft dans té» am^es médiocres^ Les travailleurs qui ont Mt la mèisson ne iTaperçoivent pas de la hausse ou de la baisse des graltfâf ^ ce» floculations ne sauraient les atteindre , car &s (Mjgdfùé tour pain de toute l'année , et sont par conséquent tOf^cmrs & l'abri du besoin.

A la veille du jour où la grande mesuré de FeitioetloÉh delà mendicKé va s'accomplir ^ il m'a para convena'bic ,

Messieurs , d'appeler votre attention la plus sérieuse sur les détails qui précèdent ; et je m'estimerais bearaui ri , pénéti^ Yous^uémes de rinfluence salntalrede l'usage fue je vous signale 9 vous croyiez opportun de eherdier à l'introduire autour de vous par vos eipUcatione et vos conseils.

Page 1