‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 23 sur 159 · I^TRUGTION PROFESSIONNELLE ET AGRICOLE · texte numérisé non relu

I^TRUGTION PROFESSIONNELLE ET AGRICOLE

mnee engendre la pauvreté , et c'est en s'attaquant ainsi à ces deux causes premières du paupérisme , que rinstruction donnée dans nos écoles est appelée à exercer la plus grande influence sur le bien-être et la moralisation du pays.

Indépendamment de l'enseignement des théories agricoles , on est parvenu dans quelques localités à former les enfants des écoles au travail manuel de la culture. Une partie de la journée qst employée à l'étude de la lecture, de l'écriture et de la pratique des calculs ; Pautre moitié est réservée aux travaux de la terre les plus faciles, tels que ceux du sarclage et du binage.

L'intelligence et la santé des enfants que l'on occupé ainsi se développent d'une manière fort remarquable, ^ et une heure d'école, au retour du travail extérieur, leur profite plus que trois ou quatre heures d'étude dans le système ordinaire.

Il y a donc bénéfice pour la santé et pour l'instruction. Enfin , par le seul fait de la fatigue que produit le travail corporel, il y a aussi bénéfice incontestable du côté des mœurs et de la réforme des vices qui épuisent l'enfance.

Ce système a réussi en Angleterre et en Irlande. Il a procuré une honnête aisance à des instituteurs qui ne trouvaient pas à vivre du produit de leurs écoles ; et, en préparant ainsi les générations nouvelles par une colonisation sériiBUse et efficace , il a rattaché au sol des enfants qui étaient attirés dans les usines par le travail manufacturier.

En Suisse, où cette combinaison est pratiquée

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