‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 24 sur 159 · DES ÉCOLES MIXTES · texte numérisé non relu

DES ÉCOLES MIXTES

depois long-temps, son succès a été si bien compris, qae ces écoles, d'abord réservées aux enfants pauvres, ont été bientôt fréquentées par des enfants riches que leurs parents étaient jaloux d'initier aux moyens de se suffire à eux-mêmes.

C'est afin de faciliter de semblables expériences que S. M. l'Empereur, alors Président de la République, s'empressait, en 1850, de mettre à la disposition de vingt instituteurs la sonune nécessaire à la location , pour chacun d'entre eux, de deux hectares de terre {NTopres à la culture , et destinés à être exploités sous leur surveillance par les enfants qui fréquentent leurs écoles'.

Malheureusement toutes les écoles ne sont pas constituées dans des conditions qui permettent d'obtenir de s^nblables résultats; ainsi, lorsque les écoles sont mixtes, c'est*à-dire dirigées par des instituteurs chargés de donner tout à la fois l'instruction et l'éducation aux jeunes garçons et aux jeunes filles réunis dans le même local, la tâche des maîtres emprunte à cette confusion des sexes une difficulté sérieuse. L'enseignement est insuffisant pour les uns, incomplet pour les autres, et son but est méconnu. L'éducation des jeunes filles surtout est principalement affectée par une situation semblable ; car, indépendamment de l'impossibilité où se trouve un instituteur de leur enseigner les connaissances pratiques qui conviennent principalement à leur sexe, il y a toujours dans le rappro-

I De VtUiHUdeê travaux manmls dant les écoles , par M. ivoi db Là P£R-

*66 DES ÉCOLES MXTBS.

'{ftiètaiëm où dais le côntàcJt dbKgé 'fles filles -et éès ^àc^çôns^ ^es ♦încdnvètiieÉits graves et sérfeux , quelles 'f^ Mêht tf arîllettrs les séparations établies ^s la iJla^'Bti îk '^iffeffetïcë des ^heàres ^'ëiitréë ok'ê& sortie.

'Or, 11 HÈii\te Hès 'étatislicttîès 'ofticliellés ftlbliées 'éft Ï8S&, que sur^0,579 "écoles, «îl y Svait 'seulébi^t *kf/fë9 ^écoles de filles, et ipie les '39,390 «Btltrês 'ne^jirfe^iltaierit pas ibbiiïs de 48^201 ëcotes mioftés.

i?èiiètT(k des stbils -auxtiuefe reiistënce de ^s

■tt'ékîéres idonnait lîw, 'Fâdmihistfâtîbh s-est ëffbrèôe

^'ïPiÈîii dîttîttkér ïe nsiiibfe, ^oH -en imiltipliaht 'lés

écoles de filles , soit en confiant exclusivehitèttt -à

'^ilfés înétiktficfés -la dîrèètibn dés -écotes ifeixté». De

'lae^xthahk, 'ën'^èfifet, -il îàBàlt -éhtoïSîr ie-feôhidfe;

% fôftqfue 'ïes jpês^ôbrcës -tlés ^tbnJÉitaites 'fete^^-

^' Mettent ''-pas % satisfaire «u vœu de 'fet 'toi îîu

^^l*5^hlate4»50, art /^^51,*(iui oblige t^ésiés feéfti-

^%ratiés de^ pltis^ef Hnït cents âmes à ài^r* iHite e^e

'^e^ffifesi^péciSle, on lie doit -pas 'hésiter 4 dûnner'ia

^^^rfeteriiiice à cette isàbstitutîon, ^ëtirtàét én^ffeinftàcùt

la cfirettibn ^fle^-cès écJôlès- mixtes -à^^ûe "èu^à -dèttx

"ifestitiitWcès^WigiétîB^ bëflfaés 'stetes ,^Çttve8^s

''*a%tte • siéttibfeMe ^^riî^ibn , ^^sâvënt , >r 4etfr feSën-

' VeiHahfee^^et tlkit^a îa^'ftîs^t*!' 'ïéur fehneté , ♦'fe^oèr

■^èur-Tèspffit dès^jétihes-gâfrçbûs l^ihftoénée la ^s

"Mirtaire; ^ elles' les ' *otittenneht - pfer le -ïespfect -^

^' S'a^ttatehe à lenr caractère , et 'eHes ajoutent à Pa^n-

tage d'une instruction toujours suffisante le bienfait

de cette éducation qui prend sa source la plus

DfiS ÉCOLES m FlUiES. ^

certaine 4am le dérelopp^nent de toutes le^ qua? Htés esseantieUâs du cœur. Àxissi, sous leur direetion» Ifii ioooavéudiits qui résultent dans d'autiM cirooos^ taiioes de h confusioQ des «exes sontrils ooofiidârar Uettfiitf atténués. Il est inutile d'ajouter <|iie les avantafes de cette direction se font eeniir [dos 4»si-* plètiDient encore poir 1^ jeunes filles, (pi reçoiswl mm toutes les leçons appropriées à leur sexe on Àlnir iMdition. Les cosmnuMs l'ont générsdement €ûinq[>ns, et l'administraticm n'a que peu d'eiorts à faire pov faoreriser ces heureuses tendances.

9a (KfiB ,ie ncnabre des écoia de fiUes s'MfâÛQfGk fièrement oudtiidié depuis quelques années , soit a« mojim des sacrifices des administrations locales , spît paor l'efEet des libéralités particulières , et le dévelo^pe^ ment de ces institutions est une preuve éclatante de i^intéffèt^qoemotre époque attache à lamoralisalkm des daases popobîres. £n étudiant cette grande question , wsr'fist randu compte cpie sans l'éducation qui ia^nfe eifortifie l'^prit de faaûUe, rinstruction serait oabien. fût stécile. Dée^lors^ on a coQq)ris que cette. mission étant i|dM apéoialemesit déiiolue à la mère defamUe.» a fallait iirépurer les jeunes allés à pouvoir .remplir dignemeitt lun jour ce ,grand rôle. C'est pourquoi r:iAttmistmtiâa demande aux institutiôces de s'attadber fuetont [à laite de leurs élèves de bonnes et singes ménagères, ^possédant ces qualités essenti^es qui mamA lun ^islérienr et contribuent non /moins an cfaatme qa'au bicorétre du fayer domestique. Ce qu?^Q lœr .dwâttde encorOj, c'e^d'enseigQ^'lesvprincipes

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