DES ÉCOLES DE FIUIES
d'une religion douce, éclairée, et la pratique de tous les devoirs de la mère et de l'épouse ; car l'éducation de la femme chrétienne , et l'exemple de la mère de famille laborieuse, sont appelés à exercer la plus grande influence sur la régénération morale de la société. Envisagée à ce point de vue , la création des écoles de filles doit donc être signalée à la sollicitude de l'ad* ministration locale. Ce n'est, en effet, ni del'intéri^r de certaines familles telles qu'elles sont le plus souvent constituées aujourd'hui, ni du sein de la plupart des écoles mixtes dirigées par des instituteurs, que l'on peut espérer voir sortir un jour des femmes pénétrées de la sainte mission qu'elles ont à remplir; à cet égard, l'instituteur, quels que soient ses efforts, ne présente aucune des garanties nécessaires pour former le cœur et le caractère de la femme et de la mère.
L'école de filles , et surtout l'école dirigée par ces religieuses , dont la vocation la plus pure et la plus désintéressée anime le dévouement, est seule à même de former la mère de famille et de lui inspirer toutes les qualités de son état. Aussi la commune qui n'aura reculé devant aucun sacrifice pour être en possession d'un pareil établissement, s'apercevra promptement de son heureuse influence. Avec l'ordre et l'économie, l'aisance , fruit du travail , pénétrera dans les familles. L'homme attaché à ses devoirs et «retenu dans son intérieur, n'ira plus chercher ailleurs des joies grossières, et dépenser dans les orgies du cabaret le salaire péniblement amassé dans la semaine. Les enfants eux-mêmes emprunteront à ces précieux exemples des
DES GATÉGUISMBS. 69
habitudes de régularité, et la misère, qui naît le plus souteot de Tmconduite, ne tardera pas à disparaître du foy^ domestique.
Ces principes , puisés dans renseignement habitud de l'école et de la famille» seront encore développés dans ces autres asiles d'innocence et de vérité ' qui se nomment les catéchismes, et où, jusqu'au jour de la première communion, les enfants reçoivent de la bouche du prêtre les leçons de morale et d'instruction rdigieuse qui les initient aux joies et au bonheur de la vertu.
Ce grand événement , la première communion , joue on rôle important dans la vie de l'enfant ; il est appelé à ex^cer une influence salutaire sur sa vie entière , et quels que soient les écarts auxquels il puisse être entraîné plus tard par les excitations extérieures , un jour viendra où le souvenir des engagements qu'il a eontractés dans cette circonstance solennelle suffira pour l'arrêter tout-à-coup au milieu de la plus grande impétuosité de ses passions , et pour le rappeler aux devoirs de l'homme chrétien et religieux. Les catédiismes sont donc le complément de l'école, et le dévouement évangélique avec lequel les membres du clergé s'efforcent généralement d'y enseigner toutes les vérités de la religion ajoute une garantie ppécieuse à l'influence de ces pieuses leçons.
Indépendamment des salles d'asile , des écoles de garçons , des écoles d'adultes , des écoles mixtes , des
t Ms* DuPAHteirP , De VÉâtêCoHon, p. 971.
ilÀ.U.
96bIeS' dé filtéS et dM i(ât4chismè«$; ëMtatàes Mpomni^s possèdent d'àntes éflâbttsden^iits dom h création vient heureusement compléter rêû^nible dés ÏBstitQllohs âestiûééâ i inirtruiri» et & moralisa.
Ifoitts biterofis d'abortî les (mf>roirs on asiles ùuvréiré; iBJccftiSivéïifiiEiiit destinés encore aux Jeuties filles ; c^aét ta que;» liotls la dir^tion d'une maîtresse habite et f htéliigenté ; dles apprennent la couture et les travattt d'âljgtiiDô: iSofavënt TôUvroir est annexé à Téteble; et le tfemps consacré aux travaux qui s'y exécutent se partage avec celui qu'entraînent les autres exercices: Dans un buVroir bien conçu, bien dirigé, on doit proscrire '^énéiralemetit ce que tiens appellerions les travaux de lHùce, tels que broderies ^ rapts^m^â et autres , qui loin de se rattacher au but de la création de cet établissement, s*en éloignent complètement , en donnant souvent aiik jeunes filleè l'idée d'alBfecter ïe résultat de ces tlraVaux à leur usage persohnel. Nous n'admettrions d'exééptîon qu'autant que là pratique usuelle de ces ftïêmes travaux j^wrait devenir pour quelques-tmes 1*aiq?rêntlissâge d'un métier ou d'une industrie spéciale, lilàis ce qui est admissible dans les villes né l'eM pta ^àns le^ (iatapaghes , où l'enseignement de Touvroir diil se îîfomerti la couture et surtout à l'art de Mantfhlr, ^ê ràctôiftôioder et d'entretenir le linge. Tdles sont les connaissances pratiques qu'il faut inculquer de bonne lieure aux jeunes filles; ajoutées à une instruction élémentaire, il est vrai , mais d^autant plus solide que l'enseignement des vertus morales et chrétiennes en est la base , elles complètent de la manière la plus heureuse
SOCIÉTÉS DE PATBÛlIAfia fit û^âPPRENTISSAGE. |f |
et lu jdua iitila let qualité» «ttentieDda dft 1» ntoagàre al de la mèra de laïQÎUei
Dite lei viUeB indutrieU^ et naopfuitmîàiMa ^ les eBfBU)t3 jqoitteiit aoBvent l-éçoie dàa l'Ape da dORW aos^ pour aller ee lifrer dans dea At^ra à TappiCIlT tiiB^ d^ travwx qoi dûivaiit «n jow rentrer d»M TeioreiGe de la professim à laq^dle Us se destiaept, cm a p» craindre» et ayec raison, qu'ils ne perdissent fcamp\eiû&à%y soit au milieu de la dissipation da ia fie m eeputtun, soit par la contagion des mprraia neÉiples» les notons ou les préceptes que des mettrai ^fnFOQâs leur avaient enseignés. Désrlors, on s'est denmdé ccnmnwt çn poarrait Içs préserver de eea fonistes influ^ces. Tel a été le but de la création des «oelétés de putrmyige des jeunes apprentie eu (iet nmtrièr^s.
€e6 associations fonetionnent ayec succès ddhs cpielques loealltés. Les mmibres qui les coetiposent iMervmDent au momeot où l-enfràt a besoin d'entror dans un atelier ; ils défendit ses intérêts , le tisitent fréquemment et ne négligmt aucnne occasion de rmnplir sMprés de lui leur mission tutMaire. Le soir et les jours de lète« ils réunissent les jeunes appr^tis, les surr Yêâlent,- fortifient chez eux les notions enseignées à Fécole i et les entretiennent dans la pratique des exercées «isentiels de la religion , par le seul effet de la déocebr, de la bonté, et sao^ ant^e pressim que ceUe qui résoHe de conseils donnés avec bienveilfaffice , ou de témoignages de satisfaction empruntant la forme des plus modestes récompenses.
7^ WJ PATRONAGE.
C'^taux sociétés de SaintrYmcent-de-Paul, a|ljall^ d'hùi si répandues, que Fon^est rede?able de ces iii&titations de patronage; c'est aux hommes dévwés <j)cii les composent que, dans certaines villes» plusieurs imU^ers de jeunes gens doivent, chaque année, le bien* fiait d'une surveillance qui les préserve de régaremeat.
Nous avons dû les mentionner ici, car ces associations occupent un rang important dans la série des œuvres de moralisation inspirées à la charité pour le soulagement des classes populaires. Leur pensée est tout entière dans cette parole de l'Esprit saint : < Dieu > a confié à chacun. son semblable'. » Le patronage est une sorte de paternité adoptive, une douce et constante action de protection et d'appui exercée i l'égard de ceux qui en sont l'objet. Elle ne scinde jamais l'intérêt moral et l'intérêt matériel du pauvre; elle relève ce dernier^au lieu de l'avilir ; elle est utile au riche, en lui rappelant qu'il pourrait peut-être profiter lui-même du conseil qu'il donne. Le patronage est donc une des plus heureuses solutions qui puissent être données à toutes les questions charitables \
Les hommes les plus ^éclairés s'accordent à reconnaître son immense efficacité, et nous ne pouvons mieux la démontrer qu'en empruntant la citation suivwte au savant auteur des Ouvriers européens :
< Presque au même degré que la famille, et plus que » la famille, suivant M. Leplay, le patronage constitue » un des éléments essentiels de toute société. II. est
I Eccîes. 17-12.
9 Lettre pastorale de Mg' de La Bouillerie.
âans la nattare de rhomnie, en éM, que céMaibeB individualHés s'élôTeftt athdes&as des antres par leurs Tertns et leurs talentit Fintérèt desmasses, la satisfao tion des plus uc^les sentiments que puissent ^router ceux qui parriennent au sommet de la hiërarthie sociale, exigent donc que ces 'derniers exercent autour d'eux une active direction et une influmce tuté^re. Cette direction, cette influence, sont Fessence même du patronage. Leur caractère , leur forme et leur objet varient avec la société et la nature des classes où cUes se développent ; appliquées à la protecticm des populations laborieuses, elles consistait ordinairement à garantir le bien-être des masses imprévoyantes et à favoriser l'essor des ouvriers cTélite... Le patronage peut se mettre en harmonie avec toutes les tendances de la civilisation, et, en particulier, il se concilie parfaitement avec les exigences de la liberté individuelle. Rapprochant les classes, il développe chez le riche Tamour du prochain , et chez le pauvre le respect des supériorités sociales ; il exerce la société à la pratique du devoir et de la vertu. Enfin, le patronage se prête parfaitement à l'élévation graduelle des ouvriers d'élite dans la hiérarchie sociale ; il favorise même parfois cette tendance prononcée des peuples hbres , plus efficacement que ne le ferait un régime d'indépendance absolue, fondé sur l'isolement des différentes classes de la société. »
Indépendamment du patronage exercé par le maître ^r Touvrier, ou de celui que certaines associations ou
jU TRAVARi m» SNn4NTS
gUft^MAqfift p€fiienQ«9 l>i«Kf«ÀMQt«» «'«ffiweoit de lut
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smM «t40r Nf I)i9fit^tr9- Tel a, été l» bat âtf hhï du 8^44 ipm iUi-^ dùpo^tiQPs oot âté combioéee
pai) d'io0aQO6«i, #t à ^ati^f^rç ^ toui «t^ qu^ demiode i« jusw 9oin d9 Mïc^tio» nligi^i^e, m^nk e4 iateU l4(^^i9 d^ anfaots ; eilgs ont. en ox\tt«, mnmxéi ^ pripcipfi d«]a, \iimUt du trftvwJ, ^ évitait d'iwpowr À l'indo^He d«s dooditions» qui h roisiest à«»i! 9n« poÀtiPQ dé£s^YQr^}9, on d96 r^^iotioQS qoi, pm* la
porter i^ fibefc d'industrie Meroplwer k^ enfant? par loi adiUtos on à recher^^ber d'aoirei moyen» du se p^s^or
.«Il f »TMt« m \9 mt, ^m» é^oeili h éviter d»ns cette ijn^UoD i \'m de pnnettre qu-pia imposât anii fsfdmte m travail oieuirtFier, r»itre de lew arr^^ber le niojipean du piùo qui lei nourrit. Il s'agissait d'emp^cb^r qu'on j)br4fie^ h (mr» de lewr vie. déjii^ fmgiif^, du pv les QU^ dn tiravai), 00 par les m^emm non moin»dottloureuseii de la faim'* Car, si la soif inj^^odérêe du ^m ^ond^it eertama obeC» d'^Ual^ii^roâBts iodustriels, moite» par la eon^urrence , k dépasser les Umites indiq^^ia par h sature, sans doBser à l'bomme fait et robuste le temps de repos nécessaire % i^ répar$ii|ion
i Boif 1. fihtadbiro dM PAii« , 9t février 10é1.
tomber é» àAokêmM^ «1 stttioirt des mfoMii 1m» nffÛB Mùi â06Q)etygii|^|iitai6 kmgtietif déteMiiAéê de Mtail joanlali w i
Qttidlei ^>eiiTefit Mre les eoDiécpi«Does dé MO^lAbleB McêsY Un rapide affaibliMëmént de la aanté» des MtkuUet professionnelles variées et fréquentei» des teftnnilés prteoces et grates ; enfin , eem dos jeonas Iravaill6uh» qui ne périssent pas Tictiines d'un tel «eés éd barbarie, n'atteignent la virilité qu'avee un tompé» tâmeiit délabré , des forces énervées et des maut la }iliq|Nutineurables'.
En prémiee de ees ex!cés, qui détivii^ent la force et la santé des hommes et des enfants, un noble sentiment de pitié protectifice s'est élevé, et il ipi été eonsaeré par les dispositions de la loi pl*éGitée du 33 mars 1844. Ainsi , < pour être admis, soit dans les maniifeetures,
> usines et ateliers à moteur mécanique ou à feu con# ^ tinu; smt dans toute fabrique oeeupaat pb» de vingl
> ouvriers réunis en ateUere, les eiifonts devront avoir • huit ans au moins.
•* f>6 huit à douze ans, ils ne peuvent être employés » ^fita de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un
> repos. De douze à seize ans, ils ne peuvent dtre t èttployée an travail effectif plus de douste bmi^ sur » vmgt-quatre, divisées par des repos.
» €e travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures
> du matin à neuf heures du soir. » (Art. t , 3.)
I Baron Charles T>vnv! Chambre des rrfrs , 15 février T84 .
M tRAVAIL mS BNFAKTS
^:- i Tcmtli^vatt entre neof heures du soir et dûq heures » dû matin est eonsidéré com^ne. travail de nuit. » Tout travail de nuit es4ii||p^it pwr les en&nts
> au-dessous de treize ans. Enflb ,>ïes enfants au-dessous » de seize ans ne pourrait être employés les jours de » fête reconnue par la loi. » (Art. 4.) La loi eût été incomplète, si elle se fût bornée à assurer le repos de chaque journée. Il fallait aussi qu'elle garantit le repos hebdomadaire; il fallait que, non-seulement dans un intérêt matériel et hygiénique, mais encore dans un intérêt plus élevé, appartenant à Tordre moral, elle indiquât comme jour de repos celui que le christianisme consacre plus particulièrement à la pratique des devoirs religieux.
Comme conséquence de ces mesures, destinées à soustraire les enfants employés dans les manufactures aux résultats funestes d'un travail épuisant pour leurs forces, et souvent préjudiciable au développement de leur intelligence, l'art. 8 porte que des règlements d'administration publique devront :
c Assurer le maintien des bonnes mœurs et de la » décence dans les usines , ateliers et manufactures ;
9 Assurer l'instruction prhnaire et l'enseignement * religieux des enfants ;
> Empêcher à leur égard tout mauvais traitem^t et
> tout châtiment abusif ;
» Assurer les conditions de salubrité et de sûreté » nécessaires à la vie et à la santé des enfants. >
En exécution de ces dispositions , des mesures sont prises, en effet, pour que, dans chacun des établisse-
DANS LES IIANUFAGTUBES. %|L,
ments indostariels appartenant à la catégorie déterminée par la loi, les enfants ';Soient l'objet de tous les soins rt de tOQS les égards 4i||||iinr âge compo^^ Les heures consacrées au repos sttnt entremêlées d'exercices d'ins^ traction appropriés à leur âge et à leur position , dans des écoles spéciales annexées à ces établissements et entretmues aux frais de leurs propriétaires. L'ensei* gnonent religieux doit en être la base , et la loi en a déterminé dle-même l'obligation , afin que les enfsnts occupés dès leur jeune âge aux travaux de l'industrie ne soiait pas placés» quant à la culture et au dévelop* paneQt de leurs facultés , dans une position inférieure àceUe des antres enfants qui peuv^t s'y consacrer plus spécialement en suivant les cours des écoles publiques.
Des inspecteurs spéciaux , choisis parmi les notabilâés les plus honorables, sont chargés de surveiller et d'assurer l'exécution des dispositions qui précèdent. Ils peuvent même se faire accompagner par un médecin commis par le préfet ou par le sous-préfet, afin d'être mieux guidés dans l'appréciation de la salubrité des ^ablissements ou de l'état sanitaire des enfants. En cas de contravention, ils dressent des procès-verbaux qm font foi jusqu'à preuve contraire. ( Art. 11.) Enfin l'art. 12, qui détermine la compétence des juges de paix en pareille matière , stipule le chiffre des amendes aoxquelles les propriétaires pourraient être condamnés, soit pour première contravention , soit pour récidive.
Bien que la loi du 22 mars 1841 ait été l'objet d'attaques assez vives pendant sa discussion , et que ses débraetrars n'aient même pas craint d'affirmer que
Jtt TRAVAIL DËSCNTÂNrS I^ANS iiES MANUFACTURES.
tris oondstiom é^i^ iioposé&l^ ponr les admisfiioai «arnit èe«mirts 4 la Aaritt, « primt ofertoimes
^Ksdtis ^ ia diàdtéi^ «qf« ()(MmMè à o'éer des seceam fAT i'en^fifoi pp*éMuihn*é dss ^eiAriite , procure des oDira»^ tagtt )l»ea fiaiâ^s dans le ^pcéseBt^ et dmenf , an eeofrailie , daas VmmVj ia sotireè de maax ôMûlcih* kUes^
dSuK deid»^ M laut^qoe Tëtif^ icontfifete die èoaw tetate iPhal^de xk travail ; tam cette pi^eciipatioD éea patents qm le ding^ft ne doit fias aUer jusqu'à créer des entraxes 4 son dévieioppemeiit iflijnsiqiie fw l^dKDès mêBfie de ^ê ttwaîl , w jusqu'à jBftténiaUser ara ëàSistitsB^ m ne l^ehtewant pas^ au mimi M «ootapt p^èdœe des ^grandes réuoieiis d-omrjera des diBux Sexess As toutes ies garanties d'instruction ^t *âe ifeoraMsàtion que tl^tesc^uement ird^^K peut «El leur 'demaerv
liés dispdsitieips firotebtrices de la loi ont eu fxnr èM» iKttHsailaneiit de fn^epir un mal individuel., «tais encore de gasatntu* sm pays*^ dan8'la|;énéralio& qâ Is^'ék&iBi, 4e eonctmrs d'iicanmes Téffnmssoi pour .ises Értnâtixk H J38S Àrméesi, d'hommes intelli^Qts |)(mr des ^progrèÈ de ^top actirité nationale ^ d^iionfines probes ot coD^dienoieux pour ^le déveboppament de P'Cltardro igénéFal et de la paipL puUique, et surtout spcnir raoeamplissemeût de èa ipremiàre -de toutes les obMg»tiplis ide îla société 5 de >eelte qui ^consiste à &ire (jÀuir Ae )plus gnand' èaûmlFe possiUe de ses membres f des «ggr^ieteàpsai^ld&d -assurer (tour ^sk^i&u^imândb^
% ^S(«Bt«MN BMlgi^ bM M effôtts «élites 1^
ffMlrteBtinii^è) |MMr écliàrM^ le6 <M!^^ ^ (mot* 161
|i*r le ttttriâ^ '4iHclqil»«itt d^^ntM eux, 'Ctaftrâlbfés Htlt «te f^Mke fttrië^ «èiiWclBt à de» écarts ^oMite'Mklt raoulre compte à la justice ; en pareil eàs> lèk Atts iôlil «râHMmMs, 40S àtftrM^OBl aec(uitté6 eëmlne^iMf ti^i '$mi$ MéMmen^m^ maift a)ot« ils s6n\ tëntôyél dâM -tttto nuBm de è(H»MMi(rii|M)W ^ ^re ^êteMift ^"ë^fèk 9^idâiit^:ceMak noAbfe d'^nf^éèâ. Oe fi^èslitttè 'paè A «Miii» ^ s(^ ^ li«ût «litle 4e ^(Mlj^ éeH «iteftk ^s terme ^méfêa, sdii^^Bèot à un HtM '^(JûMiue «le 4AtaMi&n ^'^rnie 'drtrée YmfiMe.
«Ad'^iid 'de eee ebfaïits 'itrivôs ^e la ^liberté , i'iÉtM «t sidietititè f ar >la4oi^Hf^ de fitfftille. 91 n^est f^ jeultomoit ^4Mvi6 d'etCL le pôtfvbir qid ftséeMe le^ lééofiéoQB jiiâi(»aireb > U est ifFvesti d'mé inirttaSrtè tutelle. 'N<Hi-^â6bletQeMiil s'en^tge à ^ardét* (iès enfkntfe fét utiles radAte iplos ti»â 4 'la ^seôiété , tom encdlt ^ ^taûfiÂm ectt^lœvdéneuse-: nk £Mit q[ti^il les élève, '^""H 'dtowhe îles «BKty^s de réfcsfbeir ces nafcrt^ litréfe iàOB^nanilrâpeàchàiitts et'^d^U \eb {il^aïe'peut'Md rHittîr^hmiiAte.
Ob^atait;sOBgé(â'al)OPd<, ^^«M t#a^ îpteîtiiitîâirev, ifondé BKr 4e -âyst^e «de 4'isîrriiemeM , ^ préserver les jeunes ^éteàœ^ 4a (ibntlsigion OVdtnaiirè rdnfmotfs ; plite Utû , n^m^ MM. de CmiieÊxk et 'B«Mi^,«olidfctÉtirt:ailIedl« la isohitioti de be {ADbtètaft, eurent démontré, par la fondation de la coloi^ie de MettràjFf iqv'-ê&ipoiMQik élever ; moraton^ wtigiM«-
$0 DES ;ëunës Détenus.
s^nent ces malheureux enfants dans les travaux et la pratique des habitudes de la vie agricole, Tadministration comprit ce qu'il y ava||^ d'heureux dans cette voie nouvelle ; elle encouragea l'établissement de Mettray et lui confia de nombreux enfants tirés des maisons centrales.
Bientôt, l'exemple des fondateurs de Mettray fut suivi par d'autres hommes, non moins dévouée, non moins charitables , et le gouvernement étendit sa protection à ces nouveaux établissements , en y plaçant les jeunes détenus moyennant une rétribution déterminée'.
Les institutions qui reçoivent les enfants condamnés ou envoyés en correction, ou détenus par voie de correction paternelle, sont au nombre de quarante* huit, savoir : cinq quartiers ou colonies annexés aux maisons centrales, huit étabUssements départementaux, dix-sept établissements conventuels , deux sociétés éd patronage et seize colonies privées. Parmi ces dernières, nous citerons, en dehors de Mettray, celles du Petit'Quévilly , près de Rouen; A'Osswald, près de Strasbourg; du val d'Yèvre, près de Boui^es ; ce dernier fondé par M. Charles Lucas , inspecteur général des prisons ; de Citeaux, près de Beaune; d'Ou/Zins, près de Lyon; de Saint-Ilan, en Bretagne, fondé par M. du Clésieux; de Botma/roqm , près d'Âurillac; de Saint'Louis , à Bordeaux , etc.
Ces différents établissements sont dûs à l'inspiration de la bienfaisance privée ; car, seule, la charité pouvait
2 F. Rapport de Mi Gorkb , membre de l'Assemblée légisUtive , au aom 4t ift oommiaçion d'assistance , 14 décembre 184&. ironifeM* du 33.
DES JEUiNKS DETENUS. 81
prendre rinitiative de pareille fondations, et TÉtat, m les encourageant , même au prix de sacrifices considérables , a compris qu'il avait avantage à se dessaisir m ]mt faveur du droit que la loi n'a confié qu'à lui 8^ de garder et d'élever les enfants soumis à la détention correctionnelle. Le but essentiel , celui que la société a le plus grand intérêt à atteindre , c'est de rmdre à la vie honnête et laborieuse des enfants que l'oisiveté et une mauvaise éducation de famille avaient placés sur une pente déplorable. C'est par le cœur, c'est par le dévouement puisé aux sources des sentimisats les plus nobles, qu'on est soutenu et qu'on marche utilement dans une pareille voie. L'administration publique peut introduire dans ^es étabUssements fondés par elle un ordre régulier et une discipline eiacte ; mais elle ne peut commander à ses fonctionnaires la chaleur d'âme et le zèle religieux qui font tout le succès des œuvres morales'.
Tel est le but de la loi du 5-12 août 1850, qui porte que < les jeunes détenus , acquittés en vertu de n l'art. 66 du Code pénal , comme ayant agi sans » discernement, mais non remis à leurs parents, sont » conduits dajis une colonie pénitentiaire ; ils y sont j» élevés en commun sous une discipline sévère, et » ai^Uqués aux travaux de l'agriculture, ainsi qu'aux » principales industries qui s'y rattachent. Ils y reçoi- » yexA ufiie éducation élémentaire. » (Art. 3.)
« Les colonies pénitentiaires reçoivent également les
I F. Rapport (le M. Corxk.