IL FAUT ENCOURAGER LEUR INSTITUTION
sont 9 du reste 9 peu coûteux. Si la commune ne peut les supporter, le bureau de bienfaisance ou toute autre association charitable y pourvoira facilement. La location d'un local propre à recevoir le nombre de berceaux nécessaires , le modeste mobilier qui doit le garnir 9 constituent tout d'abord la dépense matérielle de ces établissements. Quant à la rémunération des berceuses, chargées de prendre soin des enfants sous la direction d'une sœur et sous la surveillance de dames patronesses ou inspectrices ; quant au prix du lait et des autres substances alimentaires destinés à la nourriture de ceux-ci , on en trouvera facilement le remboursement dans le produit de la rétribution journalière» dont le payement obUgatoire semble resserrer les Uens qui» précisément» attachent la mère à son nourrisson.
Tous les économistes qui ont étudié les avantages de l'établissement des crèches se sont accordés sur la nécessité d'encourager et de développer cette institution.
La commission administrative» le conseil général des hospices de Paris et le conseil général de la Seine » dans leurs séances des 15 mars et 17 novembre 1845» ont applaudi au succès des efforts tentés par le premier fondateur des crèches.
M. le Ministre de l'intérieur» par sa circulaire aux préfets» en date du 15 août même année» proclame t qu'il est d'une bonne administration de propager le » plus possible la création des crèches ; » enfin , une bulle du papo, en date du 27 janvier 1846, leur donne
SOCIÉTÉS hR CHARITÉ MATERNELLE. 89
la plos haate approbation , et promet de nombreuses indulgences aux fidèles qui faciliteront cette création par leurs libéralités, i C'est qu'en allégeant le sort des mères de famille dans l'indigence, on attaque la lèpre de la misère dans sa racine ; la charité commence alors à rap' porter un intérêt social au profit de V humanité. On dép^[ise une sonmie moindre, pour en économiser une considérable affectée au même individu. On rend à la mère toute sa liberté d'action , pour devenir meilleure et plus utile à sa famille , comme l'abeille à qui l'on donne la clé des champs , pour rapporter des fleurs qu'elle a butinées un produit plus abondant'. >
Ces sentiments d'intelligente charité avaient précédemment inspiré la création, en faveur des mères Intimes , d'institutions non moins précieuses, connues sous le nom de sociétés de charité maternelle. Les mères de famille, qui les composent exclusivement, ont pour mission de visiter, d'assister les femmes en couches , et de les entourer , ainsi que leurs enfants nouveaux-nés , des soins que leur état réclame ; car, de tout temps , on s'est rendu compte qu'au milieu des épreuves qui lui sont réservées dans les différentes conditions de sa vie , la mère de famille doit être l'objet de la sollicitude la plus assidue.
Jusqu'à ce que la crèche et la salle d'asile puissent se substituer pour elle aux attentions déUcates que
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réelKiM dan esoimi, le» premiers moflSMts de la rmt&f^ fiité et même la période qui les préedde ne ^ve^t pas la trouver sans secours.
Te) est le bot des sœ^ês de etiarflè maleraelle , qn'tm dècr^ impérial du i février 1853 a réeerasient placées sot» la haute protection de Flmpératrice, avec rôgerre pour Sa M^^esté, m vertu d^uu règlement BHérîeur du i5 mars suivant, du ^dn d^approcrver la répartition faite entre les associations existantes des crédits qui leur sont destinés sur les fonds de FÉtat. Cet auguste patronage ne pouvait que développer tme institution déjà si féconde , et les résultats progressifs obtenus chaque année témoignent de son heureuse influence.
Si les sociétés maternelles et les crèches ont pour effet de venir en aide à la mère de famille dans des circonstances spéciales; si, plus tard, comme nous Pavoj^s vu, celle-ci trouve dans le placement de ses enfents aux écoles et aux asiles des facilités et des adoucissements qui diminuent d'autant les charges du ménage, le mari, qui en est le chef, rencontre dans tous les établissemeAts de prévoyance que la sollicitude du gouvernement et de l'administration a créés, des moyens assurés de se ménager des ressources pour toutes les éventualités qui naissent de l'imprévu.
Il suffit, à cet égard, de nommer les caisses d'épwrgne^ les caisses de retraite pour la vieillesse et les sociétés de secours mutuels, pour se rendre compte que rien de ce qui peut favoriser les habitudes d'ordre et d'économie n'a été négligé, dans l'intérêt des classes
kèmérisds» ain de seconder cette priwifcmeB q^\^ yà^mA \k défmitioD de J.-B. Saj, doit être • fe > $omfk» de la tenUtêion du pré$eni <m bim^4ir0 de i Vavenir. »
Qtf le mrviee le ptos grand que l'on pût rendre à VtmmêF, c'était de Taider à se créer un capital. Cetoi q» ha cmcfieiit doit offrir les cbances d'mie rente fite et cértame^ dmt le revenu puisse s^accnmnter à son l^rofit sans sohis et sans sarveiUâmce de sa part ; il tiàtà, en antre ^ qne ce capital put rentrer an premier signe 9 au premier besoin, au premier appel d'une Bicessitè quelconque , et que sa ftHrmation se complétai ifieHDi^iie par k réunion des sommes les plus minimes^ troorant la facilité de se placer au fur et à mesure qu'elles se gagnent , et ménageant de la sorte à son possesseur un trésor en réserve et toujours ouvert.
Tels sont les avantages des caiêses d^épargne. Aucun autre mode de placement ne saurait être mieux approprié aux convenances de Fouvrier. Il y trouve la sécurité la plus complète , puisque les fonds , à peine versés , entrent au trésor et deviennent productifs d'intérêts ; facilité et régularité , car les placements peuvent ne pas dépasser 1 fr. , et les intérêts annuell^nent cumulés , suivant le désir exprimé , donnent lieu à un prélèvement sur l'ensemble du capital,
n y trouve une sollicitation puissante à l'ordre et à réconomie par les avantages que les plus petites éparçnes lui assurent ; une ressource contre les maladies, les accidents et la cessation de travail; enfin, et suivant M. de Lamartine : « Il y trouve une garantie