‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 32 sur 159 · SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS

société de secours mutuels , il importe que le candidat présenté à la nomination de TEmpereur sache « allM*

> à Tautorité , aux lumières qui imposent le respect,

> le dévouement qui appelle l'affection. Cet honneur

> appartient à l'homme de bien dont le zèle impartial

> et désintéressé n'a jamais su faire de son influence » une arme de parti, ni un moyen de faveur ; et il ne » remplira ses fonctions d'une manière utile à tous , » que s'il est désigné d'avance par l'honorabilité de sa » vie, et surtout par le bien qu'il a déjà fait '. »

L'art. 5 limite à cinq cents, à moins d'une autorisa* tion spéciale du préfet, le nombre des membres participants. En effet, l'extension exagérée d'une société ne permet plus à ses membres de se connaître et de se visiter ; ce n'est plus une œuvre de bienveillance et de services mutuels , c'est une administration avec ses fonctionnaires et ses employés ; les frais augmentent , la surveillance et la charité diminuent.

On recommiande , pour la formation des sociétés , la division par quartier, si c'est à la ville ; par hameau, si c'est à la campagne, et que la commune soit populeuse; car l'association d'ouvriers qui habitent la même rue ou la même locaUté, maintient cet esprit de famille qui est le meilleur lien et la plus sûre garantie de durée.

La loi du 15 juillet 1850 interdisait absolument la promesse des pensions de retraite ; presque toutes les sociétés de secours mutuels, soit en France, soit en

1 OireUlttirê min. itU., '70 mai lasâ, p. 3.

Page 1