SOCIÉTÉS D£ SECOURS MUTU£LS
Angleterre, qui avaient voulu souscrire de semblables engagements, avaient succombé sous ce fardeau tou« jours croissant. Toute combinaison^, tout calcul fondé sur la longévité et sur une échelle restreinte, présente de très -grands dangers, parce que les calculs de diances qui sont exacts sur cent mille personnes , ne le sont nullement sur cent; que toutes les chances onéreuses peuvent se réunir en même temps, et exposer la société, qui a promis, aux plus grands embarras ^ Mais les inconvénients signalés ci-dessus tenaient sur* tout à l'absence et à Texclusion des membres honoraires. Aussi, Tart. 6 du décret autorise désormais les sociétés à promettre des pensions de retraite, lorsque le nombre des membres honoraires les autorise à se croire à Tabri de toute erreur dans leurs calculs.
Dans aucun cas , la promesse de secours en temps de châmage ne saurait être approuvée ; cette condition ne serait pas seulement un principe de ruine et de démoralisation , puisqu'elle tendrait à encourager la paresse et à faire payer au travail une prime à Tinsouciance ; mais encore elle porterait en elle le germe de toBites les grèves et de toutes les coalitions. Le but des sociétés de secours mutuels est, avant tout, d'assurer des secours temporaires aux sociétaires malades, blessés » infirmes, et de pourvoir aux frais de leur inhumation; pour les autres éventuaUtés qui peuvent se prés^ter, c'est à la caisse d'épargne qu'il faut demander les réserves nécessaires. Loin de se nuire , on le voit ,
t Rapport de M. Bkroist 0*âzt, 18 ré>Tier 1850.