‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 36 sur 159 · DES AUTRES SOCIÉTÉS DS PRÉVOYANCE · texte numérisé non relu

DES AUTRES SOCIÉTÉS DS PRÉVOYANCE

Maïs, dira-t-on, les avantages dont elles ofiùrent la perspective ne sont, le plus souvent, qu'une vaine théorie, et commet supposer que de simples ouvriers ^ artisans ou laboureurs, qui gagnent avec tant de peine pour eux et pour leurs familles le pain de chaque jour, soient à même de prélever sur le montant d'un salaire déjà presque insuffisant la somme, quelque minime qo'dle soit, dont le dépôt dans la caisse de l'une de ces institutions de prévoyance peut seul leur permettre de participer à ses bienfaits ?

À de tels arguments il est facile de répondre, et oeos nous contenterons de dire que de pareilles (éjections ne sont soulevées , le plus souvent, que par GeQx4à même qui , tout en se plaignant de leur sort , bt)uvent cependant le moyen de dépenser ou plutôt de gaspiller, pour la satisfaction d'habitudes peu honorables, des sommes de beaucoup supérieures à celles qae l'épargne et la raison pourraient justement réclamer de leur prévoyance. Si l'argent qui se dépense le dimanche et le lundi dans les cabarets recevait cette utile destination, que de bien-êUre serait réservé à des familles entières qui souffrent des résultats de l'inconduite de leurs chefs ! que de misères seraient épargnées I que de funestes exemples échapperaient aux regards des enfants I

Nous aurons l'occasion de revenir plus tard sur l'influence fatale des habitudes de débauche et d' inconduite , en prouvant que ce sont elles qui , seules , engendrent le plus communément la misère. Sans doute les maladies, les revers de fortune et autres

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