INTRODUCTION. IX
En retraçant Te tableau des différents établissements publics ou privés d'instruction et d'éducation qui ont pour but de former, de moraliser la jeunesse et de la soustraire aux causes individuelles de la misère ; en rappelant la nomenclature de ces œuvres multiples de prévoyance et d'assistance qui fonctionnent sous le patronage et sous la protection de Tautorité, nous Boas sommes {uroposé de prouver que , si les tentatives précédemment faites pour éteindre la mendicité'avaient échoué, -c'est qu'elles n'avaient pu s'appuyer sur un système aussi complet de secours que celui qui dérive aujourd'hui de la constitution même de notre société ; c'est qu'à aucune autre époque , l'esprit de charité ne s'est manifesté par autant de fondations utiles. Pouvaitil ea être autrement , d'ailleurs , sous le gouvernement d'un Prince dont la sollicitude constante en faveur du soulagement des classes souffrantes est signalée chaque jour à la reconnaissance du pays par des actes qui n'occuperont pas la place la moins importante parmi toutes les gloires de son règne ?
Après avoir passé en revue les diverses institutions de bienfaisance publiques ou privées qui ménagent des ressources précieuses à tous les âges , à toutes les positions, nous avons cru devoir consacrer un chapitre spécial à l'étude des causes générales ou individuelles
X iXTikODUCrMlX.
lies caisànâ». Cel examen nous a foomi roeeaâiûii lie (aire ressortir de la eoin{>araîio& fies STstèioes oo des idées eo préséDce, la sagesse et la pc^rtée de ces mmfô institatioD;^. Eotin» il nous a paru utile de rappeler que, sui?ani Tesprit de notre organisation administralire» les causes générales du paupérisme tendent à s'atténuer sensiblement , et que les causes individudles des mis^*es doivent elles-mêmes céder peu à peu, autant tie?ant l'effet des mesures de sage préToyance qui sont inspirées au gou?emement, que sous faction bienfaisante des idées religieuses dont le sentiment s<* dévetoppe chaque jour.
Dans ces conditions , les diûlciiltés qm se seraient attachées naguère à l'exécution d'un règlement administratif prononçant Tinterdiction de la mendicité disparaissent, ou tout au moins ^es perdent une partie de leur importance. L'entreprise est donc réalisable, et il semble permis de l'aborder avec confiance. Les moyens que nous avons employés sont simples ; ils reposent sur des faits et non sur de vaines théories. L'empressement avec lequel des populations entières se sont associées à leur application , démontrent leurs avantages pratiques; au besoin même, l'ensemble si satisfaisant des résultats obtenus serait l'argument le plus puissant à opposer aux objections que certaine^
INTKODUCTION . XI
personnes penrraieiit oiicorc. èii*e disposées à soulever.
Ces résultats sont dus à Vamstance ory^hmsée librement par la charité , et ils nous [permettront, sans doute, de démontrer que la tâche de radministi*^tion est toujours facile avec le r^ncours d'aussi puissants auxiliaire^,
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