‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 52 sur 159 · SOCIÉTÉS DE CHOMAGE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS DE CHOMAGE

spécial est de donner une assistance pins particulière aux ouvriers sans ouvrage. Des allocations passagères leur sont accordées, et pendant que les besoins du jour sont ainsi couverts , la société cherche à garantir le pain du lendemain en procurant du travail. Cette dmiière partie de la mission qu'elle s'est imposée (xmstitue la moralité nie Toeuvre. Elle prévient les inconvénients, signalés par le législateur, de la distribution de secours en cas de chômage par les sociétés de secours mutuels , puisque l'intervention de la société de chômage a pour but de faire inmdédiatement disparaître les causes de grève ou de coalition qui auraient pu se produire.

Des associations se sont formées encore pour la distribution aux pauvres du linge et des vêtements qui leur manquent. Chaque sociétaire consacre à cette œuvre les débris de sa garde-robe , et y ajoute ceux qu'il ipmt se procurer dans le cercle de ses relations les plus habituelles. Les objets qu'on obtient de cette manière . sont des plus précieux , car tel vêtement , mis de côté par une personne aisée, et qui se détériorerait oublié dans un coin , fournit encore au pauvre le moyen de se couvrir chaud^nent et proprement. Dans le cas où quelques parties de ces vêtements ainsi recueillis auraient besoin de réparations » le vestiaire où on les dépose est annexé à un ouvroir; là se réunissent, une ou plusieurs, fois par semaine, des dames qui se sont associées à ToBuvre pour consacrer des heures déterminées aux travaux de couture ou de racconunodage que peut motiver l'état de ces vieux vêtements. Si leur travail

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