‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 54 sur 159 · SOCIÉTÉS DE COUCHAGE · texte numérisé non relu

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sans relâche les causes de la misère qu'il voudrait éviter.

Si, dans d'autres circonstances, les mêmes eflEets ne se produisent pas , si les relations de l'homme et de la femme n'en sont pas affectées , cette union , qu'il faut attribuer à l'ignorance et à la pauvreté, n'en est pas moins regrettable et illicite. En effet , pour contracter une alliance légitime par mariage , ne faut-il pas faire des frais , se procurer au loin quelquefois les papiers indispensables , enfin supporter la dépense des publications civiles et du tarif de la fabrique à l'église? Or, pourquoi ne pas éviter cette dépense? L'union consentie d'un commun accord sera-t-elle moins réelle? Insensés I dans leur imprévoyance ils ne comprennent pas les conséquences fatales de cette position pour' les enfants , déshérités à l'avance des avantages d'un état civil régulier ; enfin , dans leur ignorance ou leur oubli des prescriptions de la loi religieuse , ils ne se ridentpas compte de l'outrage qu'ils font à la morale, et ils poursuivent ainsi le cours de leur existence. Le père vient-il à mourir, les premiers embarras se produisent. Le fils aîné est bon travailleur, il pourrait devenir le soutien de sa mère et des autres membres de la famille; mais le. recrutement arrive et l'atteint. Vainemait il invoquera son titre de fils aîné de veuve , vainement il fera valoir la positic^ de sa mère ,, que son départ va laisser sans. ressources. L'exemption accordée en pareil cas ne saurait lui profiter. Il est enfant naturel , et la loi, qui ne peut protéger rillégitimité de sa naissance ,. l'enlève à une famille que l'insoudaiice

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de ses parents a placée en dehors du droit commun. Les regrets , les reproches se produisent alors ; mais si les uns sont tardifs et superflus , les autres achèvent de briser le lien naturel que la loi n'a pas consacré , et le jame soldat , sans fam'dle , presque sans nom , part en laissant derrière lui l'abandon et la misère. Ces situations , malheureusement trop fréquentes, ne poovaimt échapper à la clairvoyance de la charité » toujours si intelligente à rechercher les infortunes , et si empressée à en combattre les causes. Une société s'est formée pour la légitimation des unions irrégufiires, celle de Saint -François -Régis. Fondée en 1826, elle a pour but de tendre une main secoulable à tous ceux qui vivent dans cet état aiSigeant. Après les avoir amenés à désirer la régularisation civile et religieuse de leur union , elle supplée à leur impuissance de se mettre en règle, bien plus grande encore, sans doute, vingt années après qu'au premier jour. Elle réunit les actes dé naissance et les pièces nécessaires, provoque les publications, supporte les différents frais attachés à l'accomplissement de ces formalités , et , afin de compléter son œuvre , elle rend gratuite la célébration même du mariage pour mxn dont le besoin réel est bien constaté. Outre le bienfait immense de la réhabilitation que les membres de la société procurent ainsi à tant de familles déchues , que d'occasions la poursuite de cette œuvre pieuse ne leur fournit-elle pas de prodiguer à chacun des futurs époux ' des conseils utiles à la régénération de sa dignité ! Telles sont les conséquences de l'esprit de charité ,

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