‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 55 sur 159 · LES PETITES SOEURS DES PAUVRES · texte numérisé non relu

LES PETITES SOEURS DES PAUVRES

qni seul sait inspirer de semblables entreprises et qu'an** enm difficulté n'arrâte. Les souscriptions des iqfimbres Sociétaires, les quêtes , les dons volontaipes assurait toujours le fonds de ressources inépuisables qui focilir teet ses moyeqs d'action. La Providence les bénit et perffidt , d'aillears , que jamais ils ne fassent dé&tut.

Ce mèm esprit de charité a donné naissance encore k d'antres associatioçs , qui ont entrepris de nourrir, 9¥6c les restes d'aliments recueillis chaque jour 1^ la ports du riche , de pauvres vieillards entretequs ainsi daos un asile spécial. Qui ne connaît les merveUles de bienfaisance dues au xéle infatigable des petites sceun des pamres ! Pieuses et saintes fiUep vouées elles* mème^ à la pauvreté, elles ont imaginé que la réunion de tous les restes abandonnés sur la table de Topulenee ou par les ménages ordinaires pourraient être utilisés pour la nourriture des pauvres. Les croûtes de pain , les débris d'os , de viande et les r^tes des moindres mets que le luxe ou la recherche culinaires ont inventés, tout leur est bon. Elles se présentent, plies quêtent, elles demandent, rien ne les arrête, et sans se rebuter d'un premier refus, elles reviennent h la cha^^e et acceptent avea reconnaissance les résidus de cuisine de Taspect souvent le moins ragoûtant. Elles dassent, rangent avec propreté dans des compartiments spéciaux les aliments ainsi recueillis, et, plus tard, elles leur font subir une préparation intelligente qui les transforme en une nourriture saine et appétissante. A Paria, à Angers, à fours, à Dinan , à Bordeaux, à Besançon, * à Bouen, à Nancy et dans d'autres villes, les petites

ORPHEUNATg Vt GOLONIBI AORIGOLBt. 467

mon des pauvres exercent avec succès leur pieuse missioii , et des milliers d'indigents trouvent dans la disfriboticm de ces aliments un soulagement précieui ' •

On s'Atonnerait vraiment, en présence de pareils risoHats , des moyens si modestes et si restreints qui permettent d^ los obtenir ; mais la charité inspire les QHS, la charité double la valeur des autres, et rien n'est imposaiUe aux élans de sa foi vive et persévérante. A la recherche de tous les besoins et de toutes les misères, die trouve, die crée des adoucissements nouveaux , et, asccmdée par la religion, elle pourvoit à la création des œuvres les plus fécondes.

C-ast aipsi que les institutions de Tassistance privée, A importantes aujourd'hui , ont pris naissance; c'est Ùoai qu'elles ont pu prospérer et répondre au but de Imr création. Ne suffit^il pas, à cet égard, de citer : ^^ loê orphelinats , destinés à arracher de malheureux enfants au péril de l'oisiveté, de la misère, de Pabandon , et de leur ouvrir un asile où ils puissent fîBcevoir une éducation chrétienne., se fonner à l'amour

f L'QMnrw ûtM Petites Sœurs dea paayres a été fendée en 184Q k Sainh Servsi) ( I)lfhÇt-yiUine } , par Jeapne Jugan , sous Tinspiration et par les conseils da vicaire de eette paroisse. Celui-ci, touché du douloureux sbjimlmi â^$ lequel beaucoup de vieillards des deux se3^ passaient »^ ce|t() T|1}e leurs dernières années , eut l'idée de créer un mode d'assistance plus copplet et plus conforme à leurs intérêts. Jeanne Jugan et deux J0<l9^:9f^i^9i animées oomm^ ellç d'pffe foi vive çt 4*u||ç piété fervente , comprirent la généreuse pensée du prêtre et se mirent promptement à Tœuvre. La Providence bénit leurs efforts, et l'asile de Saint^ervan reçut de très-rapides accroissements. Il compte aujourd'hui cent vieillards dès deox sexes.

' L'académie française a décerné le prix Monthyon de 8,000 fr. à Jeanne Xu^. L*ordré des Petites Sœurs des pauvres compte aujourd'hui quinze maisons desservies par plus de deux eents sœurs.

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du travail^ et à la pratique de toutes les vertus; S"" les colonies agricoles et industrielles ^ telles que celles de Petit-Bourç, Gradignan, auprès de Bordeaux; de Montbellet, auprès de Mâcon; et tant d'autres encore, où de jeunes garçons » formant ce mrcroit depopukuian qui encombre nos cités, pèse sur elles, s'y abâtardit et y dégénère \ reçoivent, en dehors des occupatÛHis manuelles auxquelles ils se livrent, rinstruction primaire, des leçons théoriques d'économie agricole, et tous les soins qui constituent une éducation morale et assoient une croyance religieuse; 3"" les oeuvres du Bon-Pasteur d'Angers , de Sens , de Varennes-les- Nevers, etc., fondées pour les jeunes filles qui, après avoir succombé aux tentations et aux dangers de tout genre auxquels elles étaient exposées dans le monde, éprouvent le besoin de trouver un refuge où elles puissent demander à la religion et au repentir la. réhabilitation que leurs fautes réclament ••

Les orphelines et les pénitentes qui sont admises dans ces établissements y arrivent sans ressources; elles ne sont en état de payer aucune pension. Néanmoins , l'asile ou le refuge qu'elles réclament leur est ouvert , car la charité ne calcule jamais ; elle commence par faire le bien et s'en rapporte à la Providence du soin de bénir ses œuvres et de les faire prospérer. Aussi , lorsque le produit du travail qui est la règle de

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