‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 63 sur 159 · BAINS ET LAVOIRS PUBUCS · texte numérisé non relu

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même, la loi sur les logements insalubres, ne touchent, on l'a vu , qu'aux circonstances extérieures au milieu desquelles s'écoule la vie du pauvre ou de l'ouvrier. Mais sa personne elle-même ne pouvait être isolée de l'ensemble de ces dispositions. Elle devait avoir une part directe dans toutes ces améliorations que le sentiment d'une philanthropie éclairée inspirait au pouvoir.

Si la salubrité des habitations est essentielle au point de vue de l'hygiène, la propreté personnelle de ceux qui les occupent n'est-elle pas nécessaire et ne doit-elle pas en former le complément? A cet égard, qui ne sait l'influence salutaire des bains sur toute l'économie du corps humain ; et cependant l'usage en est , le plus souvent , inconnu dans une certaine classe , autant à cause des frais qu'il entraine que des difficultés même inhérentes à la pratique de ces habitudes.

La propreté du linge est aussi indispensable que celle du corps ; dans beaucoup de familles , la dépense du blanchissage est coûteuse , et la ménagère se contente de passer le linge de la famille dans l'eau du lavoir ou du ruisseau voisin. Il n'est pas ainsi suffisamment purifié ; et son usage , dans de telles conditions , laisse autant à désirer au point de vue de l'hygiène que sous le rapport de la propreté.

Aucun de ces détails de la vie privée du pauvre ne pouvait échapper à la sollicitude de l'Empereur, qui n'était encore que Président de la République , lorsque par son ordre une loi fut présentée, et prononça l'allocation d'un crédit de 600,000 fr. destiné à encourager dans les communes la création d'établisse-

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ments modèles pour bains et lavoirs publics gratuits

ou à prix réduit.' On ne lira pas sans intérêt les termes de Texposé

des motifs présenté par M. Schneider , alors ministre

de l'agriculture et du commerce :

c Modeste en apparence, cette institution compte déjà parmi les plus populaires dans un pays voisin ; elle y contribue , au plus haut degré , au bien-être des individus, au maintien de la santé publique et à la moralisation des masses.

» Si la religion et la philanthropie ont fait les premiers frais de ces créations, une politique intelligente n'a pas tardé à s'associer à leurs efforts. Grâce à ce triple concours, l'Angleterre compte aujourd'hui, à titre d'institutions municipales, un grand nombre d'établissements de bains et de lavoirs soumis à des tarifs très -modiques et fixés par la loi. Et si ces établissements, montés sur une large échelle, ont été d'abord l'occasion de quelques pertes d'intérêts pour les fonds engagés, il est constant que, sans cesser d'offrir aux masses des soins et des bienfaits accessibles à tous , ils présentent aujourd'hui , par la perfection et l'économie du service , un placement plutôt lucratif qu'onéreux aux capitaux qu'on leur consacre.

» Les détails recueillis en Angleterre démontrent

incontestablement que les habitudes de propreté et

de dignité extérieures , introduites par le jeu de ces

nouvelles institutions, exercent la plus heureuse

^«influence sur la santé des individus , sur la salubrité

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