DANS LES VILLES
citude aussi intelligente , il était impossible de ne pas chercher à profiter des nouveaux avantages promis par la loi du 3 février 1851 .
Dans certaines villes industrielles» les eaux de condensation provenant des machines à vapeur ont été utiUsées avec succès; et les chefs d'industrie, propriétaires de ces machines, se sont prêtés de tout leur pouvoir à la réalisation des projets de l'administration.
Sur d'autres points , où les mêmes facilités n'existaient pas, des souscriptions ont été ouvertes pour s'ajouter aux sacrifices des communes ; et le concours de la bienfaisance , venant ainsi seconder les efforts des municipalités, un grand nombre de centres industriels ont été admis à profiter du bénéfice de la loi ' . Il est inutile de retracer ici les avantages qui en résultent pour les familles. En quelques heures, et moyennant le payement d'une rétribution de 10 ou 20 c, le linge est lessivé , savonné , lavé et séché I
Tels sont les résultats obtenus par l'effet des encouragements et des subventions du gouvernement. Circonscrits tout d'abord dans les villes les plus importantes, ils tendent à se généraliser aujourd'hui.
I Â Paris, il existe une êociété hygiénique des bains qui donne des bains et des ablutions d*eau chaude, soit gratuitement, soit à prix réduit, aux enfants et aux adultes. Dans le cours de Tannée 1855, elle a distribué 29,000 bains aux enfants des écoles primaires et des asiles. « Ainsi , le
* conseil municipal, dan§ son intelligente libéralité, non^eulement aura '■4ftessé des monuments pleins de grandeur, dignes de la première eapi- > taie du monde , mais encore il répand sur la personne et les besoins des » ouvriers, les parcelles fécondes de sa richesse, soit pour satisfaire les " sympathies qu'il a peureux, soit pour inspirer aux autres cités de
* l'Europe, Timitation de ses œuvres. » (Lettre de M. de Cormenin , prcsid^rt de la société hygiénique des bains, Moniteur^ 13 janvier 1856.)