CHAPITRE IX
Ofi l'assistancb hospitaliârs.
Les aecoors à domicilo ne sont pas toujours suffisants. — Circonstances dans lesquelles les secours hospitaliers deviennent nécessaires. — Pr^ugéa coatre les hôfiitaoz. — Lavr exagération. — ViMlmi^sio^ àff^ ces établissements commence à être sollicitée comme une faveur.— iBfluenoe de leor régime disciplinaire et religieux sur les mœurs. — Création 4^ premiers hôpitaux, hôtels -Dieu et léproseries, «-^^epr administration était confiée à des prêtres , môme pour le temporel. — La direotion lai<[ue lai est subatitaée en 1618 et IQBB. — BéfiNnoe lafvoditts par la loi du 16 vendémiaire an Y. — Organisation actuelle, r- Loi dn 9 août 1851 . — L*assi8tanee hospitalière n'est que Texpression^de la charité privée qui Ta instituée. — Exceptions. — > Le respect des fondations peut seul donner confiance à la générosité particulière. — Statistique.— Nombre des hôpitaux. — Nombre des indigents secourus. — IntotHreBlion de l'État dans leur direction. — Beaucoup de cantons ne sont pas encore pourvus d'hôpitaux. ~ Les indigents peuvent être admis dans les hôpitaux désignés par le conseil général. — Aucune condition de domicile n'est exigée. — Distinction entre les hôpitaux , les hospices et les hôpitaux généraux. — Hospices de vieillards. — Ils peuvent consacrer un cinquième de leurs revenus à des secours à domicile. — Placements de vieillards à la campagne. — Avantages comparés des secours à domicile et des secours hospitaliers.— Incurables — Certains hôpitaux ne traitent pas toutes les maladies. — Cette répugnai^ce se modifie. — Revenus et dépenses des hospices. — Concours des sœurs. — Asiles pour les ouvriers convalescents.— Traitement gratuit|des indigents dans les eaux thermales.
Nous avons vu jusqu'à ce moment que les mesures combinées par la prévoyance de la loi , de l'administration ou des particuliers , ménageaient aux pauvres et aux indigents , dans les différentes circonstances que
INSUFFISàKC£ WS SECOUÏA A DOUIfilLE. 207
les vicissitades de la yie pouvaient! leur réserver» tous les moyeos possibles de soulagemeot et d'assîstanoe.
Les secours à domicile empruntent surtout les formaB les plus variées ; ils vont , pour ainsi dire , au*devai!t des besoins qui se manifestent ; ils sont distribués par rintermédiaire des œuvres les plus ingénieuses de la charité , et le bien dont elles prennent ainsi Tinitiativa se réalise sur une échelle tdlemrat vaste , qu'on peut dire que jamais, et à aucune autre époque, la part des pauvres &'a été ni aussi large , ni aussi ccnnpléte. De pareils résidtats honorent notre siècle ; il est doux et consolant de les constater. Mais quels que soient les Wùjem que la prévoyance et la charité réunies aient imaginés pour atténuer les souffrances ou pour ea ptéfmr les causes, quelque puissants que soient, BOtaaunent, les effets des secours à domicile^ qui ont l'avaAtUi^ de ne pas déplacer l'indigent , de ne rompre aneoM de ae$ rations de Camille, de patronage et da travail» et qui permettent, enfin, de |H*oportionner rassistance an besoin, de la modifier, de la foire oes^eTs wivant les cas , il est des circonstances , toute* fûia, ob Iwr action serait complètement insuffisante et eàlea. secours hospitaliers deviennent nécessaires. Ckameiit» en effet, en cas de maladie grave, pouvoir songer i^ continuer, dans les mêmes conditions, de» secoua qui doivent se traduire au contraire par des sûiot de tous les instants ou par l'emploi d'une voéAii^ estkm particulière? D'ailleurs, que d'c^jets de pre^. miére nécessité manquent à la guérison de l'indigent ■afadeciiifî hii? D'un autre coté» si la femiufi vaittak