‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 72 sur 159 · PRÉMJGÉS CONTRE LES HÔPITAUX · texte numérisé non relu

PRÉMJGÉS CONTRE LES HÔPITAUX

mari y elle fait défaut à son ménage , à ses enfants , à son industrie , et c'est bien pis si c'est elle qui tombe malade. Le seul parti à prendre, en pareil cas, c'est d'accepter l'asile offirert par l'hôpital le plus voisin. Là se trouvent la religieuse, l'infirmier, le meilleur médecin du pays , et les consolations , les encouragements de l'aumônier. Entouré de ces soins , le malade guérit vite, et le ménage marche sans s'obérer en attendant le retour de l'un de àes membres.

Cependant, des préjugés existent encore contre Phôpital , non-seulement dans l'esprit des malades qui devraient bénir cette institution, mai^ encore aoxî yeux de certains philanthropes. Le séjour à l'hôpital, disent-ils , altère les deux sentiments qu'il faut le plus soigneusement s'attacher à entretenir et à développer parmi le peuple ; il ôte v à l'homme une partie de sa dignité, et à la femme sa pudeur. Le malade, m entrant à l'hôpital , perd son nom et son individualité ; il n'est plus connu que par la place que son lit occupe; il devient un ntmtéro. Il perd son libre arbitre. Sa volonté ; il doit , à peine d'expulsion , se soumettre à toutes les exigences , à toutes les tyrannies des médecins, des infirmiers , souvent même aux effets fatigants du zèle excessif des religieuses ; enfin , si sa maladie présente des caractères graves ou des symptômes nouveaux, ce n'est plus un malade , mais un sujet intéressant pour la science ; il sera soumis à (}es essais , à des expériences souvent hasardeuses; il deviendra, au miliea d'un nombreux concours d'élèves , l'objet d'une brillante leçon de clinique ou d'une magnifique q)éFatioQ à

PRÉJUGÉS COiNTaE LES HÔPlTAiJX. 909

l'amphithéâtre. La science applaudira en cas de succès. Rien n'aura été négligé même pour obtenir ce résultat, qui doit être attribué beaucoup moins à un sentiment d'humanité qu'à l'idée de servir des projets d'amour* proiHre ou d'ambition. Si, au contraire, l'expérience n'a pas réussi , le malheureux qui en a été l'objet est abandonné ; il meurt loin de ses parents et de ses amis. Aucun de ces soins qu'inspire le sentiment de famille n'adoucit ses derniers moments, et dans ces vastes salles d'hôpital, dont la propreté systématique est glaciale pour le corps conune pour le cœur, rien ne peut r^qoplacer pour lui le foyer domestique , si modeste qu'il soit d'ailleurs , qu'on lui a fait quitter t'.

Tels sont les raisonnements que nous entendons faire et reproduire chaque jour, seulement, hâtons-nous de le dire, par des gens du peuple ignorants, ou par des I^ûlanthropes de bonne foi peut-être, mais qui, malheureusement imbus de fausses théories, n'ont jamais ch^clté à se rendre compte de leur exagération. Or, s'ils s'étaient donné la peine de suivre, comme nous en. aYOAS chaque jour l'occasion , les soins touchants et la tendre sollicitude dont les malades sont l'objet à l'hôpital» s'ils avaient ensuite interrogé ceux-là ipêma qui lià'y étaient entrés qu'avec la plus vive répugnance, leur langage ne tarderait pas à changer > et ils comprendraient tous les services que cette assistance hoq^talière tant attaquée rend à la classe souffrante, du moment où la maladie a pris un caractère de

1 tWf^mrtrfwii il df< mvwrê publia dtmê la viUêiU Parit, pw X. XU.

210 PRélUOS& CONTRE LES HàPOTi^JX.

gravité qui e&ige on aUtement comi^. loApia-là, Mua nenous le dissimulc^is pas , le secoors à d<HDicitâ doit ètve pp^èréy Biais à la eonâition^ tootelM^ <pie L'^ wsm préalablement acquis la certitude qoe ce seconra Be sera pas détourné de sa destination ao pro^ de Firre^ft^ie oa des habitudes de débauche qai «ostent daas coiaines familles. Que d^exemples de faits sen- MaMes ne voîtHHi pas dans la pratique t qu'on ttt0iTO0e ji ee( égaré les bonnes * NMtrs dont la fie mlàke s^écocde ffi présence des misera!^ de llmBiamté, «t ^es TOUS répondrmt que ee prélèrement MX pap b fiHEulle sur le seeocffs destiné au nuàde assiilèy H^eal pas souvent le moins triste des spectaelM dont éàéB aientàgénûr.

Beaucoup d'assodaf icms prrrées , qui se teimrt ft.b fisîte el au som des malades, Font si bien îotaptktf que daaï une foule de dreonstanees efies aneM niattt l^rrroquer à leurs frais l'admission de quciqueMm dd

oei mabdes à Fhôpvfal , et leii^ soustraire ainsi aâX eiMf déplorable!^ dé rindiff&reftce de leurs parente;

Mais en dehors de ces exemples^, qui smi lieo^ reusanent une eo^eeption , combien n^f a^t^fl^ pas ée bmffies, parmi les plus hc^mêtes^ et les^i^us disposées à se éoitsacrer aux soins de ceux de le«9 mtfotottr atteints par la maladie, qui sont arrivées aufewtPhuf Jr reeonnsdfb^ que tmlte part ces demiem né i&nièat mieux soignés qu'à Tbôpita}? Avm considélTOt-ttBw leur admisSTOn , soit gratuite , soit pajaiitè, êsiâ ees établissements , comme une véritable faveur.

Veyei eefc où» myîtairei qsà^ im $imit^ mmt

HJ OOMifiNGElIfT A DfêPARAtTME. 21)

nafgnère des {méjugés. Il se sonfient arec reoMDAi^ sttiee des soins qui lui cmt été donnés à Tbôpital , ipmdÊti4ia*û(^tmT^mmXs et s'il fkntt à louber ttàMe ^ e^est eneors à ThépHal q«'il (Mamè M0fc iislaMi qif ofi le eondaise.

&Akv tontes tes âdtm persoiMMS qui OAt été ^ «dfliises et tfftHées ddus ees éteMlssefitêats ifma^ pmseot ègàmÊ»iAi m» m atons l'iMOtmee, de rqiwoMer les dccnisatioiiSf'fiiie nofts atons em êm(^ fajppSMer lâ^essfis contre le i^me atfqtiel ktt( in^ sont MMËto de la part do médeeifts dèrou^, «t dM bonnes "réti|îedses plus spécialetnent pféposétin MS sohMqm leof état rédame^

C!oiid[>ien eneore, parmi les malhenreux tfûé les etcès de la débmché ont conduits à FhôpHal , n'en m9 pas qae les conseils bienveillants et les habitudes de dosée fllielpllio qui leur étaient ifnposées soni paften« à. SMstnhfe à des inilttenees anassi fonestes? A cet égaf^> letami^AeB ^èondent, et noos n'hésitons pas h praw danef qoe la ^n&tnce pol^^fiie tend tbaucfue jâ9té à Uim jnsttee des objections on des pi^gés'qri ffètiàtÊHb ^lefés antrcloîs eontre les h^tanx ; enfhr , if n'est personno aajoard'hni qoi Éfappréeie les sêffvioek lÉiilsatotyieces établissements sont ap^lés i rendre, wm'smÊmmt anx classes indigentes, mais enêîortf* liWÉ'^eenf ipii, momenfanément éloignés de lenfs 1^ nilesy nTstffMent à leof disposition , en cas dS'flHtlkditfy qtt^'de^sohiB mercenaires.^ ktissi n^est-il'pasïîwdÈ^ voir dans la pratique rapplication de ces paroles ^traites du rapport de M. le baron de^ WaMeriHe :

%l â INFLUENCE DE L^ASaiSTANOE fiÛSPITALIÉRË

c L'administratioQ hospitalière a &it depuis sûiiante- » dix ans de notables progrès, surtout en ce qui con- » eeroe le bien-être du pauvre. Sousceraiq[KHrtmtoii) f je ne pœse pas qu'on puisse aller plus loin ; car la i position des indigents dans nos hôpitam est telle ^ » qu'un Toyageur qui tomberait malade en route lerait 9 . beaucoup mieu^ de se faire transporter dans un de oas B établissements , en remboursant largemaat les frais, 9 que de se faim tjm\er à ThOfel où il sarait descendu^ >

HoEmeur donc à la piété des fondateurs qui ont nUinagé à toutes les souffrances d'aussi grandes res* soi^ceSf oaais honneur surtout aux saintes femiKàes^^ aux dignes sœurs qui sont Fâme de ces établissement! et qui savent, par leur inépuisable charité, entourer les soins qu'elles y prodiguent de tant ài^ dévouement et de consolations !

la création de la plupart des hôpitaux ne reDAonte pas au-ddà des pr^ers siècles du christianisme » (Sar pour fonder ces établissements et pour les^essi^r^-il fis^t le concoure d'une vertu que la foi ehréti^ane pouvait seule inspirer. C'est à la charité qu'on doit ces fondations, qui, depuis cette époque^ jse swt san^ intarruption continuées jusqu'à nos jours ^ .

Ce fut au dnquième siècle .que l'on^ vit pour la première fois des places réservées aux malades dans l'intérieur même des églises. Peu à peu , l'on comprit la uécessité d'élever des établissements spéciaux, ^ la piété des princes ne tarda pas à prendre l'initi^ve de k ' . ■ ■

Stm LES MOEURS. 213

ces otites fondations. Tdle Ait Torigine des premiers hôpitaux dont la France fut dotée , et ce fat ainsi c[ue VBiM^Dieu de Lyon , le premier hôpital de malades oûimii en France , fnt élevé par le roi Childehert , fils de Omis /et par la reine Bninehaut , enfin que celui de 9mÈ, qui sera toujours cité comme le modèle de la dncipline hospitalière, fut fondé en 800 par sahit Landry ^

Cbariemagne lui-même attacha son nom à la création d'étabUssemmts du même genre. On cite , notamment, l'hôpital de Saint-Yaast, à Arras, qui, construit sous scm règne » brûlé deux fois dans le cours du douzième siède , et r^ti par rérèque (Mon , existe encore de m» jours.

L'époque des croisades fut signalée par des fondations importantes , que rendit indispensable la positioa deâ' nmnbreuses victimes de ces guerres lointaines , ^ rmtrant en France , les unes épuisées ou mutilées par Feffirt de leurs blessures, les autres y rapportant et propageant autour d'elles la lèpre , ce fléau désastreux qui eourrit l'Europe de ses ravages pendant tout le moyw-àge. Aussi n'^istait-il pas moins de deux mille léproseries , ladreries ou maladreries dans le seul royaume de France , sous le règne de Louis YIII '.

I Jnaquerlà chaque chrétien exerçait Thospitalité envers le pauvre, et la maison des ministres de la religion était un asile préparé pour tous les fsirM d0 Boaffiranoe. Phis tard , un logement particulier annexé au log»ment des évéques fut destiné à ce pieux usage, et lorsqu'on élevait un temple à Dieu , on y joignait presque toujours Thabitation des pauvres , qui prit le nom touchant d'Bôtél^>ieu, comme si Dieu lui-même leur offrait l'hospitalité. (I>eMBLuii.)

r TaeiAestii , Patt. ! , Hb. II , e. 91.

9ft4 CRÉATiQlf Ml iBBllSM 96mAUX.

Miiî^fd. Ait iNîiieîpalwiMit sow te régne de tml^ hatùê ûÊid te Bonbri itei élBblteMiwts ttertiPét w iwiliiiWieiit den patvreg rt dei cMtodag èitWigiiMi « w«tt^«^ griiM à la SH»ifiei^i€& du ilien tto«^

YtectSt c|estiiiè âan» Tori^ h trxm erats «rtngtel pauvres de la ville de Paris ; les hôpitaux de Ywlw^ #itoitokte,daCk»q[nèg^ «rt^tantd'aatretéitbteBeumri» «wi préeteu9i# auMî utile», que tm smxmtmn it firent im devohf de mainteiur et d9 déviriopfier.

(.Fmieoii r% Hemi lY, Lwit XIII 6t Laoii XIV •igmlère^t teure rè^o^i par des iot^iikm qui font honneur également à leur munificence et à leur eeprit de ohiHté» Il suffit de citer VhàfkaX Snot-Lcwie, Ihm des ^m beau de TËupope, et les hospieee de te Pitié » des lueutables et de la Selpétrière» l'hôpitid deê Safantg^Treuvée , Bieètre , les Invalidi» , etOé ^ Bes UhérftUt^s privéet assurèreet , en outre >' beea* eenp d'etttree fondation» et centribuèrent à cûm^riéter te s]ietènie de I'4i3sistance hospitalière > concurremment Wfeo.le» oouvant» et les monastàres, qoî^ d'epm tes Itetuts di lair ordre» recueillaient déjà Içs pauvre»» les matedei ou les vojFigeurs indigents»

' Tentes ces maisons étaient gouvernées » même pour te temporel I piur des prêtres et des diacre» , sous Tinspeoticm de Tévèque i mats les cI^e^cs qui en possédaient

ra4mimstratiou profitèrent du rel&cbeuient de la discipline pour les convatir en bénéfices et s'approprier leurs revenus. Ces abus engagèrent te concile de Vienne

RÉFORMES INTROMnm DàN» iJRJII ^aMOUSTRATION. M

ïMn dMéme de donner les M|Mtaia à titn dé bdnéfioe à des elercs séculiers , et à ordonner d'en couMttis PiAmAiiMratkm à de» hHqpm, qni prèteraint iement eltiiidMint km eomptei tous les ans* Le eonoile dt Vm)Ée».6t postériturement les ordonoanees de MoidUH el^'Mois (1564), confirmèrent ces dispûeitioai^ LMi XIV»' en maintenant le marne principe^ opiim ne iMonne complète par ses ordonnances d'août 16tt8 et dieimbre i6d6, qui désignèrent les fraotionnlttrM (m notables devant faire partie du bureau de direetioii^ les rèj^ee à suivre pour assurer une gestion éeonomiqM et une bonne oomptabilité. Elles placerait enfin lei hôpitara sous la tutelle des parimients. ' Bn 1764 , la fortune des hôpitaux éveilla Tattention du gouvemMnent ; il toulnt connaître exactement leurs revenus et leurs dépenses.

•" fin I7M, il n'existait plus d'uniformité dans leur administration, et les représentants des trois ordres SU la disputaient * une réforme était nécessaire. La loi du 16 octobre 1796 (16 vendémiaire an V) Tintro* duttIVI POfganisation administratire actuelle repose sur ses dispositions , qui attribuent aux administrations ttuMMj^es la surveillance des hospices elvils. D'après l'ordonnance du 31 octobre 1821, ces administrsbtiens ibnit représentées auprès de chaque hospice ou hApttal par des commissions gratuites , composée partout de cinq membres et du maire, président*' né de ces commissions. Leur nomination, qui était réservée Atttrefoîs au chef de l'État, appartient aux pfétets depuis le décret de 1852 sur la décentralisa-

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tioû» et leur renôinreUement a lien chaque aftoée par eiiUpilcffie. ^

A cet égard, il n'est pâs inutile de reiiiasqoer;qne ti , . dans le mécanisme de l'organisation hospitsdière » Tadtion de l'État s'étend, soit à la nomnatioii des administrateurs, soit an « choix des détenteurs des revenus et de$ économes , si elle impose des règles fixes pour la bonne gestion des propriétés eo des capitaux qui constituent la fondation , elle respecte toujours la volonté des bienfaiteurs qui l'ont créée. Elle laisse ainsi aux hommes de dévouement, dont le concours gratuit dirige le bon emploi des ressources, toute latitude pour exercer librement leur initiative.

Ce principe a été consacré de nouveau par la loi du 7 août 1851 , dont l'art. 7 est ainsi conçu:

c La commission administrative est chargée de i diriger et de surveiller l0 service intérieur et extérieur » des établissements hospitaliers. >

Les art. 8 et 9 l'autorisent à régler par ses déUbé* rati(ms :

Le mode d'administration des biens et revenns^;

Les conditions des baux à ferme de ces biens, lorsque leur durée n'excède pas dix-huit ans pour les biens ruraux et neuf pour les autres ;

Le mode et les conditions des marchés pour fournitures et entretien dont la durée n'excède pas une année , les travaux de toute nature dont la dépense ne dépasse pas 3,000 fp.

Toute délibération sur l'un de ces objets est exécutoire si , trente jours après la notification officieUe ,

DES AmnmSTRATlOlfS HOSPITALIÈRES. 317

le préiBt se l'a pas annulée, soit d^office pour violation de la loi ou d'un règlement , soit sur la rédamation dHme ptftîe yitéressée.

: c La coiiimission arrête paiement » mais avec Tap» y INniiatk»! du préfet » les règlements du s^ice, tant # intérieur qu'extérieur, et de santé, et les contrats à

> passer pour le service avec les ccmgrégations hospi* » talières. (Art. 8.)

9 lia commission délibère sur les objets suivants : 9 Le» budgets » comptes , et en général toutes les

y recettes et danses des établissements hospitalimi ; » Les acquisitims , échanges, aliénations des pro*^

■9 priétés de ces établissements , leur affectation an

> service, et en gtoéral tout ce qui intéresse leur » conservation et leur amélioration ;

» Les i»rojets de travaux pour construction , grosses » rèparaticms et démettions , dont la valeur n'excède

> pas 3,000 t. ;

• :i» Les conditions des cahiers des charges des adju- » dications de travaux et marchés pour fournitures ou » mtretira dont la durée excède une année ;

» Les actions judiciaires ou transactions ;

» Les placemmts de fonds et emprunts ;

> Les acc^tations de dons et legs. (Art. &.)

»^ Lbs délibérations comprises dans Tartide précé- »^^ dent sont soumises à l'avis du conseil municipal, et » swent, quant aux autorisations, les mêmes règles » que les délibérations de ce conseil.

» Néanmoins, l'aliénation des biens immeubles, » Isrmant la dotation des hospices et hôpitaux f ne

f peat arotr liea que psr Tarâ coafornie daéMseH r flunieipal. i (Art. iO.)

Les représentants de la commuée int/ttnttmmà^ du \»' yoH, dBm des drconstances déterBûnée»; et cette kiterveiitim est mie garantie que la loi a voiria donnai ttOQ-seolemaiit aux fondateurs qui ont ^nsi la omiitnde que leurs intentions ne seront jamais méconmm, nrâ encore à cette partie de la population indigente qm est appe^ à profiter des^ secours qu'une sage préfdjra&ce kii a ménagés. Dans de telles conditiomi, Fassiâtance hospitalière ne cesse jamais d'être Texpressicm de la ebârité privée. A part de rares exceptions pour les établissements appartenant à PÉtat , et qu'il a dA se réserver le droit d'administrer, tels que i'hospiee des aliénés de Charenton ^ les Quinze* ViAgts , tes Sourds»* Muets ^ les Jeunes^Aveugles et l'hospice du MonVQenève qui est une imitation de celui du mont Saint^BerQardv partout la direction des hospices et des hôpitaux est confiée à des administrateurs choisis dans la toéalité, M qui représentent constamment la pensée d6 leurs fondateurs. ' -

Ce principe est tellement reconnu et observé, que ceux de nos rois dont la munificence a fc^è à Htre privé des établiss^nents hospitaliers , n'ont £ait aucune réserve à leur profit dans t'administratioti des biens abandonnés, afin d'assurer le service de la Itméation. Ces biens n'ont jamais cessé , d'ailleurs , d'être placés sous le régime commun aux autres établissements. Aussi, l'assistance ne perd -t- elle jamais le caractère de liberté qui est l'essence de notre charité natio-

nale^.CtUi«>G eit coartamaieiit iMmltaUfe» prentiMi m ionrce àsm les libéralités toujours spoDta»é6s4ift doMtwi»! S'il eu éUU autremaut, elle préieutcnit tons las nMxmvéoieDts de la taxe des pauvres» ei m^hkÊftàtap au lieu d'être acceptés avec recomuiiti^ mmrM i^eot i^us considérés que comme Taequil é'iiNI dette okligotoim. C'est ce qui arriva, du reste» IdiMp»'^ vertu de la loi de messidor aa II, l'État» s'étiAt enpari des biws des hospices» crut qu'il loi serait pd)ssible de se substituer à la charité privée désorflBMs loterdite» et d'assurer ainsi une distributim de ieeoiirs {dus ^cace et plus régulière. Les faits démratrèreut bientôt que ce nouveau système n'était luimiènâ qu'une utq^ie ; et après deux années d'essais» heureusement trèsHrestreints» on s'empressa de réparer ea ïtsEk V» ainsi que nous l'avons vu » une erreur qpi provoquait à une espèce de mendicité officielle , pour plonger ensuite dans une afireuse détresse ceux que de fmttmêm promesses avaient attirés K

N^H^éon» qui comprenait toutes les grandes choses» fit diqparaitre les traces de cette perturbation fatale. Ea fiûsiiit revivre te respect des fondaticms pieuses» efeen rétibUssent les ccmgrégations hospitalières , il retrouva leadeux plus précirax déments de la véritable assistaoee : la générosité particulière et le dévouement que bi

rdigiou inspire \ Aussi, ce système a porté ses firuitaf^

et alors qu'en 1791 , le comité de mendicité signalait 1»155 hôpitaux recueillant 105,000 malades et vieil*

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