‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 73 sur 159 · RESPECT I^ AUX FONDATIONS · texte numérisé non relu

RESPECT I^ AUX FONDATIONS

larâs, 1,270 établissements existants en 1847 reoe* raient 155,000 indig^ts, beaucoup mieux soignés qu'à cette première époque. Enfin, le plus bd doigb à £sdre 'du régime auquel sont soumis aujourd'hui les étaUissements hospitaliers, consiste à rappela qiie

depuis vingt années , la charité privée , rassurée dfr^ sormais sur l'avenir de ses fondations , n'a pas légué mœns de soixante-quinze millions aux hôpitaux ou Ma hospices ; chaque jour on voit encore grossir ce chiffre, tant il est vrai, ef nous le répétons, que le bien qm se fait en France , dérive exclusivement de la chsurîté , et qu'il n'y a d'autre assistance que celle dont elle s^eslt constamment chargée de prendre l'initiative.

L'État intervient seulement pour diriger son action, levant des règles générales d'administration et ^ c(»nptabilité , ou pour compléter par des subven* tions, dans certains cas, les ressources qui' ne seraient pas en rapport avec les besoins. Mais il évite scrupuleusement de s'immiscer dans la répartition des secours. C'est aux administrateurs des établissements hospitaliers qu'est réservé le soin d'agir dans ee sens, conmie mandataires permanents des donateurs o» <ies fondateurs, et d'assurer, en cette qualité, l'exécution scrupuleuse de leurs volontés. Tel est, nous le répétons, le caractère essentiel de notre assistance hospitalière ; et l'^oiploi toujours si régulier, si intell^ent des ressources créées par la charité , n'a pas peu contribué à développer ses inspirations.

De quel respect d'ailleurs n'est pas entourée , dans chacun de nos établissements, la mémoire de tous leurs

INSUFFS8ANGS DU NOMBRE DfiS HOSPICES. 22 1

bieo&itears? Leurs portraits sont Toruement des salles de radmioistratioo ; un écriteau, placé au-dessous» raïq^eUe leurs libéralités ; leurs noms sont gravés sur le loarbre dans Tintérieur des chapelles. Lorsqu'un lit a été spécialement fondé par l'effet d'une donation <m d'un testament, il est surmonté d'une mention ainsi coa&ÈB : < Lit fondé par M,..,, bienfaiteur de féiar 1 bUsêemen^. > Enfin , rien n'est négligé pour que le souvenir de ceux qui ont concouru à ces fondations pieuses soit constamment présent à la pensée des malades ou des visiteurs , et pour que le caractère de l'mstitutioa ressorte lui-même de cet hommage de reccmnaissance rendu à ses fondateurs.

Qiielquie nombreuses qu'aient été ces libéralités, toutes. les communes importantes, c'est-à-dire tous les cbefs-lieux de canton , et même certain^ chefslieux 4 Vrondissement , ne sont pas encore en possession d'un hôpital ou d'un hospice ; car, d'après la statistique officielle, sur les 1,270 établissements de 06; genre existant en France, 1,097 chefs-lieux de canton seuls en sont pourvus et 14 arrondissements eoi. manquent, soit dans leurs chefs-Ueux, soit dans les ooBUBunes rurales qui les composent. Ces chiffres résument l'expression des besoins auxquels il reste à satisfaire aujourd'hui, et ils nous autorisent à regretter: ique les dons immenses qui ont été faits depuis cinquante années n'aient pas été employés, plutôt à fonder de nouveaux étabUssements qu'à augmenter les ressources de ceux qui existaient déjà. Mais c'est au temps et a la charité qu'il appartient de combler cette

128 ADII!80ia!t DES INDfGËtfrS

hMfie. Uti hù&fice ne s'improTise pas ; sa ctèsiUm ne peot résulter que d'un ooncotirs de cireonsti^iees cpA Se {nft)âtiisènt mAemmt h des hit^talleér ikip^i la tUmâlè les fstit naître i la charité 1^ développe , et Foft peut se repesêHr avec eoniance soi* les f^iÊièmiêm knptikAons de cette vertn chrétienne , dent b pi»setfiM sftil Inspirer k chaque siède tant de pienses ûrMkm qni rhonor^t* Pcmr devancer ce moment, on atait Imposé 5 il y a qnelqnes années , d'établif des hoq^ices dms tons les chefe-lienx de canton ^ en étaient f^és^ et de faire jouir ainsi des popnlations, ànjoordlniri prirëes de ce g^re de secours, de tons les avMtages que tant d'autnes possèdent largement. MaiSy en supposant que l'État eût fait les frais de ces crèatiMiS , qtti ne se seraient pa^ élevés à moins de 60 milMons, et dont Peaitretien aurait enb*atné une dépense aimnefie au moins équivalente , c'eût été pettt-<»re enlevwr fc l%js«istanee hos^Htalière le caractère tônt partictilief qne tai assnre Pinitiative de h charitt privée te^teét été entrer dans une voie déjà ccmdamnée ps^ Teipè- Henee, créer, enfin, une assbtstnee (^sliga^Âre et^ se mettre en opposition avec tous les prindpee tpà ont feit jusqu'à ce jonr ht force de notre charité nsifioaaie. Ge projet ne reçut aucnne suite-

Fallait-' il cependant rester inactif el'ne pw se préoccuper du sort des indigents, que tenr'réîMMee Soignée d'un hospice exposait te ph)S sobfeAt & «aiiquer des soms spéciaux qui ne pettvent, pwtr certaines nïaladies, être donnés que dans ces éta-* VHÈsma^l Cette sitwtioÉr prés^atajt ttne laettte.

HA» L£8 HOSPICSi. 9M

k Uquëte la loi du 7 avril 1851 s'est chargée éê

pourvoir.

L'arU 3 dîq)06e, à cet égard, que c les malades •t i$èOÊÊmble$ indigmts des commnnes privées d'éta* Missements hospitaliers peuvent être admis au hoKfkeê et hôpitaux du département désignés par te «Mrà gtoéral, sur la proportion da préfet^ soifint na pra de journée fixé par le prâErt, d'accord avio la comirnssion des hospices et hôpitaux^ » Art. 4« -^ Les communes qui voudraient profiter d« bénéfice de l'art. 3 , supportercmt la dépeoM nfaesmre peur te traitonmt de leurs malades ea incarablai-

^ lootefois le dèç^ûctemeat, dans les cas et les pro^ fCMTtkmf d^ermiDées par le conseil général, poofrt venir en aide aux conmiones dont les reesourcei •iiil kmiffisdiites.

» Dans le cas où les revenus d?an hospice ou d'un hfiptal le permettraient, les conmiissions admhMS^ fMtivee sont autorisées à admettra dans les ttts

9- facMAs les malades ou ijKurables des c^maamSi sans euger df elles le prix fixé par l'art. 3. » Asr. 6. '^ L'administratiim des hospice» et hdjpitaQx peut toujours ex^cer son recours , s'il f a tten, centre les membres de la lunille du malade^ Al vîsâted on de l'incurable dés^né par les art. SOS «l^iM da Code civil-

- ^ Les cmanmies auxqueUes s'appliquent les art. 4

» ^^4 de la préseï^ loi jouissaait des mtaies droits. > ^6es dÉqpotttkn^r on le voitr ouvrent désormaîe^»

224 CONCOURS DES COBIMUNES

accès facile dans les hôpitaux aux habitants des campagnes 9 et nous devons reconnaître que , depuis leur mise en vigueur, elles ont produit les meilleurs effets. Les conseils généraux se sont pleinement associés à la pensée du législateur , et leurs subventions viennent» dans chaque département , ajouter à l'insuffisance des ressources conununales. Du reste» l'admission étant toujours facultative et restant subordonnée, suivant Tétat d'indigence, à l'autorisation délivrée par le préfet, l'assistance conserve ainsi le caractère de spontanéité qui lui est propre, et, dans aucun cas» elle n'est considérée conune un droit par celui qui en profite. Le concours de la famille dans le payem^ de la dépense est réclamé, lorsque ses ressources sont reconnues suffisantes; cette disposition est émi<nemment juste et morale : d'une part » elle assctoie 1^ parents au soulagement que la loi naturelle leur impose le devoir de procurer aux membres de leur famille , et de l'autre , elle a pour effet de réserver aux pauvres en faveur desquels la libéralité a été faite le bénéfice des ressources , qui ne doivent jamais ôbre détournées du but originaire de la fondation. Si les familles ne peuvent participer à cette dépense» la commune y pourvoit dans une proportion détmninée » et la subvention du département achève de la couvrir. Du reste, à l'honneur de la plupart des hô^ices» nous devons proclamer hautement qu'ils ont généralement facilité l'exécution de la loi, en consentant des tarife aussi modérés que possible. C'était le seul moyen de rendre les admissions plus nombreuses, d'ipitier ainsi

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