A LA CAMPAGNE
i des revenus attribués aux hospices, mais seulement » jusqu'à concurrence d'un cinquième , en secours à » draûcile annuels, en faveur des vieillards ou infirmes > placés dans leurs familles. >
Sans doute, la pension accordée, en pareil cas, emjNmnte à l'assistance à domicile tous les avantage que nous avons eu déjà l'occasion de signaler ; elle a pour effet de ne pas briser les liens de famille et d'haUtaer, au contraire, les enfants aux égards respectueux que réclament l'âge ou les infirmités de leurs parmts.
Noos avons obtenu nous-méme les meilleurs résultats de l'application des dispositions qui précèdent, et beaucoup de conseils généraux l'ont facilitée en oavrant à leur budget des crédits spéciaux destinés à i&voriser surtout le placement des vieillards à la campagne; car, s'il est des indigents qui préfèrent le séjour d'un hospice au séjour de la campagne, il eu est d'autres à qui la vie des champs convient miemi. Et il faut bien reconnsdtre qu'il en doit être ainsi ; de môme , en effet , que la campagne est un eiil pour les indigents dont l'existence s'est écoulée dans les villes, de même pour l'indigent des campagoesr c'est l'hospice qui est le lieu d'exil, et l'air salofare des champs qui est le principe de sa vie. Enfin, tout en consultant quelquefois le goût de ces malheureux, on doit tenir compte à l'assistance des moyens dont elle dispose , et ne pas perdre de vue que si la charité a quelquefois des ressources suffisantes pour opérer un placement à la campagne , elle
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nier cependant les services «aeiises cpie ies Impi^ rwdesift, 6oit z^ yieiilards ^ ara Mbraiei, ioit ttlfao^ i Imrs lan^fies. Admettoiis ^e les «aeoim à ddidicile >SQknt accordés , «da^s 1^ e^mtitôms f«f préoèâ^, t un ^eiflard méritaErt à tous ég^s, «( àmt^ ies pois^ts «e montrent disposés & pr^iter 46 k im^m dont il 6st l'o^t pour f entewer 4e pire** venances d'autant plus assidues; rien de miem. Tmte la forée des aifuments fn^o^iés à Ti^piâ des secours à 4oiffîcjle subsiste, et Ton ne «aurait trop âi^laudir à leur continuation ; mm «i à la faiblesse de Fàge» qui €^npéche ie "vieiHard de prendre psaft amt moindres traraux , viennent «e joindre des infireëtés ^ exigent des psu^smients fréquents bu même qudque&runs de ces ^ins qm rapprochent le vieillard de Peinant 9 noias le demandons alcM^s, combim y a^-il de familles qui |)mssent y suffire ou auxquelles H %ék permis dje les confier à des tiers moyennant tm sdaire? L'asile que donne Thospice est àlcm un vWtaMe bienfait pour tous. On y fera entrer le vieœt jlère, non pour s'en débarrasser, mais afin qu^il soit mieux soigné. Peut-on dire, en effet, ^e ce placement doive t)ri^ tous les liens de famille et d^àffection? est-ce que les portes de lliospiee ne sont pas ouvertes aux parents? est-ce que ceux-ci n'en profitent pas pour
I M. Martin d'Owt.
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Tenir voir ftéqnemment le paavre infirme, le eoiisol«r d'une séparation que la raison commandait, et s'as* sonr par rax- mêmes de la multiplicité des soins INPodipiés dans Thospîce et qu'ils auraient été impois* sants à dcmner?
Ces exemples sont fréquents et fournissent ime ripoiise péremptoire aux arguments invoqués en fatrar do système absolu de l'assistance à domicile. D'un antre eôté , ne se souTient-on pas encore des abus oa dm inoenvénients que celle^i peut présenter, et n'estîl pas à craindre que la pension destinée an vieillard lui profile beaucoup moins qu'aux autres membres de la faonille ? En s'emparant de cette somme pour acheter des Tètmnents et des m^bles qui ne seront pas destinés à soD usage, on ne manquera pas de justifier ce détournsment , on le considérera comme la représentation du pain qu^on donne au pauvre infirme , et tout ce qui pocmait, nous ne disons pas augmenter son biafhétre, mk seulement adoucir son sort , lui sera constamment refosé. En pareil cas , l'assistance à domicile favorise ime honteuse spéculation , et Ton ne doit pas hésita à la remplacer par l'admission à l'hospice.
Quant mx imputations dirigées contre les inconvé* ments du mélange et du contact , dans l'intérieur de ces établissements, d'individus d'origine, de mœurs et de caractères si divers , nous reconnaissons qu'elles ont po souvent avoir leur raison d'être , mais elles disparaissent, hâtons-nous de le dire, autant sous l'influence du r^ime de douce surveillance exercée sur ce personne, que par l'effet des conseils affectueux des sœurs.