I^PABATION DES ALIÉNÉS FAR CATÉGORIES
précieuses peur amener la guérison et la consolider chez les uns, ou pour atténuer, chez ceux qu'il faut ranger parmi les incurables, les ^ets de leur triste affection.
Aussi , en parcourant les maisons d- aliénés , tant publiques que privées , on sera frappé de l'ordre admirable de leurs dispositions intérieures. Partout de Pair et de l'espace, partout la propreté la plus minutieuse. L'isolement des catégories n'exclut pas pour eUes l'étendue ; et , si les quartiers sont séparés , $&n d'^npêcher toute communication , il n'y a jamais de mur de clôture que de trois côtés , et le quatrième est remplacé par un saut-de-loup ou par une grille donnant sur la campagne. La séquestration ne doit pas impliquer pour l'aliéné l'idée de la privation de sa liberté ^ et ces expédients bien simples en dissimulent au moins l'apparence.
Les quartiers des malades agités, bruyants > malpropres , de ceux qu'on appelle gâteux dans le langage aliéniste , sont éloignés des autres parties de l'établis* sèment, afin que ces malheureux ne puissent causer aucune incommodité aux autres malades et surtout aux convalescents , qui ont besoin du calme le plus parfeit. Au centre de tous les quartiers s'élèvent les infirmeries, les salles de bains , de douches et de fumi^ions ; la conununication des quartiers entre eux est asscorée pour les besoins du service, autant que pos^e, p^ des galeries couvertes, sinon par des allées d'tm parcours facile en tout temps ; et plus loin , dans les àèjpmiMces de rétabliss^turat » de vastes t^faifis
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doivent être réservés à la culture» dont les malades ^ix-mèmes sont chargés. Ainsi organisés et distribués, les ^ablissements d'aliénés sont , suivant les paroles de H. Esquirol , < de véritables instruments de guérison ^
> et» entre les mains de médecins habiles , les circons*
> tances extérieures dans lesquelles ils permettent de
> placer le malade sont les agents thérapeutiques les
> plus puissants à employer contre les maladies men- » taies. »
Les asiles qui ont été élevés depuis la loi du 30 juin 1838 présentent généralement les meilleures c(mditi(ms, et se prêtent, par leurs dispositions » an programme que la science aliéniste a adopté ; mais le développement immense des constructions que réclaneiit les différentes catégories, et qui doivent» en eatre» être doublées» pour assurer la séparation des sexes; l'étendue des dépendances» sans lesquelles il ne pourrait y avoir ni exercice ni travail» toutes ces circonstances » dont la réunion est souvent difficile et tûojoiirs coûteuse» explique que beaucoup de dépar* tements n'aient pas encore fait les frais de ces établis* aeioeats et se soient contentés de passer des traités» pov radmJssion de leurs aliénés» avec des départements qui en sont pourvus. Le vœu de la loi n'en est pas moins rempli» et quand le besoin se fait sentir d'isder ou de séquestrer le malheureux que cette emelle maladie a frappé» l'autorité est en mesure aujourd'hui» et sur tous les points» de prêter aul fiamiUes Tappui qu'elles lui demandent.
Ace pcôût de vue» le service des aliénés occupe une