‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 82 sur 159 · ENFANTS TROUVÉS · texte numérisé non relu

ENFANTS TROUVÉS

place importante dans notre systènoie général d'assistance. Il figure pour une somme de 4,085,000 fr. au budget de 1856 (section des services départemfntatix sur ressources spéciales) j où ce chiffre résume la part contributive des familles , des communes et des départements.

Si les sotiffrances qui naissent de la maladie et de la misère ont des droits imprescriptibles au soulagement que la prévoyance de la charité leur assure , si le triste sort des aliénés a lui-même préoccupé la sollicitude du législateur et motivé l'adoption de dispositions particulières , destinées à déterminer les soins obligatoires dont ces malheureux devaient être l'objet, il est encore, dans la série de ces maux nombreux qui affligent l'humanité , une plaie non moins vive , non moins profonde. Ses causes et ses conséquences fatales intéressent la société tout entière , et pour atteindre les unes , autant que pour prévenir les autres , la loi a dû intervenir également et prescrire l'organisation d'un service spécial; nous voulons parler des enfants trouvés.

L'abandon de ces êtres malheureux est le résultat de cette dépravation et de cette licence de mœurs, qui se rencontrent partout où il y a des populations agglomérées et nombreuses. Ces populations constituent une majorité de la nation. Quoi de plus juste que la société elle-même soit chargée de réparer les fautes et les égarements de ses membres ?

Avant que le christianisme n'eût réhabilité la dignité humaine ^ méconnue dans le malheur, avant qu'il n'eût

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