‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 87 sur 159 · D£S TOURS ET DES HOSPICES DÉPOSITAIRES · texte numérisé non relu

D£S TOURS ET DES HOSPICES DÉPOSITAIRES

orphelins pauvres seraient également assimilés aux enfants trouvés ou abandonnés, et que les dépenses relatives au payement des mois de nourrice et des pensions de ces enfants seraient acquittées sur les fonds du département.

D'après le décret de 1811 , il devait y avoir dans chaque arrondissement un hospice où les enfants trouvés pouvaient être reçus. A cette époque , sur les 86 départements qui forment aujourd'hui le territoire de l'empire , 77 ont ouvert 250 hospices dépositaires avec tour et 6 sans tour, tandis que 9 départements ont établi 17 hospices dépositaires sans tour. Il existait donc alors 273 hospices dépositaires , dont 23 n'avaient pas de tour.

Le but de ces dispositions était de prévenir les' avortements et les infanticides , de secourir de malheureux enfants qui ne pouvaient , en définitive, supporter le poids de la faute de leurs auteurs, d'éviter le scandale public et le danger de l'exemple, de sauver l'honneur des familles et des malheureux qui n'ont pas encore renoncé pour toujours à la vertu ; enfin , de maintenir le respect de la morale religieuse , sociale et privée. Mais, en présence de l'accroissement du nombre des enfants qui suivit l'adoption de ces mesures , les avantages qu'on avait tout d'abord rattachés à l'existence des tours furent sérieusement contestés; on prétendit que , loin d'enseigner le respect de la morale, les hospices dépositaires ou les tours n'étaient qu'un stimulant à l'imprévoyance , une sorte de prime accordée aux abandons, exerçant

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