DÉPLACEMENT £T ËGUAN6E DES ENFANTS
départements où la mesure fut mise à exécution , elle entraîna des retraits nombreux. Il nous suffira de citer l'exemple du Pas-de-Calais, où sur 1,541 enfants, 400 ont été réclamés; celui du Loiret, où sur 1,472, 382 oat été retirés ; enfin , le même résultat fut obtenu dans la Nièvre, où le chiffre des enfants , qui était de 1,733 en 1835, descendit dans la même année à 1,151. Dans ce dernier département, où les dépenses s'élevaient alors à 92,738 fr. , elles ne sont aujourd'hui que de 45,000 fr. pour 733 enfants. L'effet économique est donc hors de doute. Ajoutez à cela que la faculté accordée aux départements de remplacer les admissions par des secours directs et mensuels dcmnés aux filles-mères pendant un certain nombre d'années, a déterminé la plupart d'entre elles à conserver leurs enfants, à les nourrir, à les élever; et l'mfluence de cette mesure, en plaçant, pour ainsi dire, la mère sous la sauvegarde de son enfant, n'a pas peu contribué à les préserver de nouveaux écarts et à leur inspirer le sentiment d'une conduite régulière. Quelques - unes sont même parvenues ainsi à obtenir la légitimation de leurs enfants par mariage subséquent , soit comme récompense des sacrifices qu'elles avaient faits , soit à titre d'hommage rendu par leurs séducteurs au dévouement par lequel elles s'étaient efforcées de racheter une faute commune.
En cas de substitution à l'admission dans l'hospice dépositaire des secours directs donnés à la fille-mère , ceux-ci ne dépassent ordinairement pas 5 fr. par mois,