‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 95 sur 159 · JOUISSANCE DES BIENS COMMUNAUX · texte numérisé non relu

JOUISSANCE DES BIENS COMMUNAUX

par lew position » à concourir, non - seulement ati triomphe de ces idées , mais encore à l'adoucisseitaent ie ftMttsr les souffi*ances.

Ntiu9 avons dit que, suivant certains économiste^, hF Cessation des droits indivis d'usufruit stlr les bien» cmnmaùx pouvait également contribuer à la restriction des causes de bien-être dos populations rurales.

€ En effet, dit M. Le Play, les biens communaux: l' otif exercé dans le passé l'influence la plus heureuse •^ sur le sort de ces populations , et les avantages qu'ils » présebtent sont encore manifestes de nos jours. Leur l'prmcipal rôle dans l'économie sociale est d'assùrèi* » atik populations imprévoyantes des ressources , qtie r cellês-ci ne pourraient consen^er dans le système de' * là propriété privée. C'est en vain qu'on prétendrait » leur conférer les mômes avantages en partageant les » biehs, jusqu'alors indivis, entre tous les usagers : »" cette tentative a été souvent faite en Europe , et elle » n'a jamais eu d'autre résultat que de consonmler là » mine des^ classes inférieures, dont le niveau moral » n'était pas à la hauteur de la possession individuelle. » Cdl€8-ci, en effet, admises au bénéfice du partage, »'n*ont jamais manqué d'aliéner à vil prix leurs pro- » prîétés , pour se procurer des jouissances éphémères , » après quoi elles sont descendues beaucoup au-dessous » de leur ancienne condition '. »

Oisfons^totlt d'abord que le savant auteur deè Ouvriers e^dpéëi^ rappelle ces circonstatices moins comme une

I Dtê Owirivrê européens t p. >235.

202 CEââATIûS M LA JOl JiSAXCk IflHVlSE

questioD de principe que eoBome une question de fait ; ear il reconnaît, non-seolenn^t que le mode do jouissance en conunun, considéré au pwit de Tue teduiique» est contrai re à toutes les indications de la raison et de la théorie agricole ; que, notanunent, beaucoup de friches exploitées à titre indivis, dans le sjrstème du pâturage, ne donnât pas la dixième partie des produits qu'on en obtiendrait si elles étairat cultifées dans le régime si fécond, si actif de la propriété privée, mais encore que si, dans certains pays, les bi^is doivent être partagés entre les usagers ayant toutes les qualités requises pour les exploiter dans le régime de la propriété privée , là ils devront être vendus à leur profit à des propriétaires intelligents , imbus de Pesprit de patronage, et qui trouveront dans ce supplément de territoire roccasion de fournir aux populations de nouveaux moyens de travail ; ailleurs enfin , Pimperfection morale et intellectuelle des usagers et des propriétaires conseillera de maintenir le staîu quo.

Nous ne saurions, quant à nous, partager cette dernière opinion d'une manière absolue, car si la jouissance indivise dos biens communaux semble tout d'abord un refuge contre la misère , il faut reconnaître qu'elle a pour effet d'entretenir les populations dans cet état , et qu'elle rie leur inspire aucun effort pour en sortir. La jouissance d'un champ , suivant le régime intelligent de la propriété privée, associe tous les membres 4'une famille à son exploitation , tandis que sa jouissance par indivis devient, pour cette même famille , l'occasion ou la cause d'habitudes de paressé

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