‹ De l'atrophie optique consécutive aux blessures par baïonnette LebelChapitre 16 sur 24 · IV. — Complications infectieuses · texte numérisé non relu

IV. — Complications infectieuses

Elles s’observent très rarement. L’étroitesse de la

PU

plaie, ses bords lisses rendent l’infection presque impossible. Nous n’avons observé aucune suppuration de ces blessures, qui se cicatrisent très rapidement par première intention.

De même le tétanos est exceptionnel. Du reste, au cours de la guerre 1914-1918, malgré le nombre imposant des blessures oculaires, il n’a été signalé qu’assez rarement. Le tétanos se déclare par des frissons, des contractures des muscles de l’œil, des paralysies faciales, du trismus de la mâchoire. Il est d’autant plus grave, que son début est plus rapide. Il se termine toujours par la mort.

En résumé, les complications graves sont très rares, exceptionnelles même . Quelques paralysies musculaires ou nerveuses accompagnent quelquefois seulement, la lésion du nerf optique. Du reste, devant la gravité de l’atrophie papillaire amenant une amaurose complète, elles peuvent être regardées comme sans grande importance.

Page 1