‹ De l'autoplastieChapitre 5 sur 27 · TROISIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PÉRIODE

De Paul D'Egine à Pitard , 1260.

Dans cette période de 624 ans, la chirurgie, tombée entre les mains des moines, perdit tout son éclat et fut presque réduite à l'application des emplâtres et, des caustiques : c'était , comme on le pense bien, une époque peu favorable pour les progrès de l'autoplastie. Elle subit la loi commune, et, comme toutes les autres opérations chirurgicales, elle fut complètement oubliée; on ne trouve pas même son nom dans les ouvrages des auteurs de cette époque, soit latins, soit arabes. Albucasis est le seul qui en parle, et encore, comme on va le

voir, ne s'exprime-t-il à ce sujet que d'une manière fort courte et peu claire. Dans l'édition de la Bibliothèque royale (tome i, liv. h, p. 179, trad. de Jean Ghanning) il dit, dans un article ayant pour titre : « De sutura nasi et labii et auris , quando » solvitur continuitas eorumvel a vulnere vel sine » vulnere : scias quod quando accident solutio » continuitatis in uno ex his cartilaginibus , in il- » lis curatio, nisi in paucis hominibus. Quando » igitur accident alicui res hujus modi, a.spice, et » si sit vulnus recens, labia vulneris sutura abdu- » cas. » Albucasis ne dit pas autre chose. Il faut en conclure que ce chirurgien arabe, pourtant le plus habile de tous, était moins avancé que Celse sur le sujet qui nous occupe. Ses ouvrages ont été servilement copiés par les chirurgiens qui l'ont suivi ; aussi n'avons-nous rien trouvé qui méritât d'être cité , ni dans Roger de Parme , ni dans Guillaume de Salicet, ni dans Brunus, etc. Pitard lui-même n'a rien écrit sur l'autoplastie.

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