‹ De l'autoplastieChapitre 8 sur 27 · SIXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

SIXIÈME PÉRIODE

De M. A, Severin àJ. L. Petit, ijq5.

M. A. Severin parle d'un certain Flammius

Crassus, de Tropea, enCalabre, comme d'un habile raccoutreur de nez, mais iî ne donne aucun détail à cet égard. La désignation du lieu prouve évidemment qu'il s'est trompé de nom , et qu'il a voulu parler d'un des membres de la famille des Bojano. Alexandre Read, qui estimait beaucoup l'ouvrage de Tagliacozzi,. vanta outre mesure la restauration organique qu'il appela prothèse. Roonhuysen parle d'un nez qui avait été fendu dans toute sa longueur, etdont un ignorant avait proposé de combler le vide avec de la chair de poule. Il rapporte qu'il aviva les bords, et qu'il les réunit avec succès en les fixant aux os propres du nez qu'il perça avec une alêne de cordonnier.

On lit dans le journal italien de l'abbé Nazan\ en 1667, et dans le Journal des Savans, année 1668, que Michel Lejseii était parvenu à rajuster le nez d'un jeune homme de famille illustre qui avait été condamné à le perdre pour expiation de ses méfaits: il reçut l'organe dans un pain chaud. Trente ans avant, au rapport de Henri de Moënickem, Antoine Molinelli, de Venise, avait obtenu le même succès en se conduisant de la même manière , sur un Italien également de haute naissance, et l'on ne comprend pas comment Graëfe a pu dire que ce cas était le dernier dans lequel le nez a été restauré avec la peau du bras. Cela est si peu exact, que Purmann prend Dieu à témoin qu'il a vu cette opération réussir une ou deux fois; mais il ne dit pas si c'est lui-même ou un autre qui a obtenu ce suc-

ces. Userait d'autant plus probable, que ce ne se rait pas lui qui aurait opéré, qu'il avait une trèsmauvaise idée du procédé de Tagliacozzi, puisqu'il croit qu'il faisait entrer des fibres charnues dans le lambeau. Gomme on le voit, à mesure qu'on s'éloignait de l'époque de ce dernier auteur, on connaissait moins son procédé, et c'est à peine si Rosen de Roseinstein^ si du Bois et Platner purent faire comprendre l'erreur grossière dans laquelle on tombait. Quelques auteurs allèrent encore plus loin, et poussèrent l'incrédulité jusqu'à douter même des succès du rhinoplaste italien»

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