‹ De l'autorité de Rabelais dans la Révolution présente et dans laChapitre 32 sur 64 · I . De maûiete · texte numérisé non relu

I . De maûiete

a. Prédisant. ^

pour réponse le rondeau : Prene^'la, ne la prene\ pas, qui le laisse plus incertain que jamais. Après lui avoir mis en main ce rondeau, il ne veut plus rien entendre.

« J'ai, ce jourd'hui, dit-il, hors ma maison, à grande fatigue et difficulté , chassé un tas de vilaines, immondes et pestilentes bêtes, noires, guarres<, fauves, blanches, cendrées, lesquelles ne me vouloient laisser à mon aise mourir, et, par fraudulentes peintures, importunités fréloniques, toutes forgées en Tofficine de je ne sais quelle insatiabilité, m'évoquoient du doux pensement auquel j'acquiesçois, contemplant, voyant et jà touchant et goûtant le bien et félicité que le bon Dieu a préparé à ses fidèles élus en l'autre vie, et état d'immortalité. Déclinez de leur voie, ne soyez à eux semblable; plus ne me molestez, et me laissez en silence, je vous supplie.

« Panurge, sortant de sa chambre tout effrayé, dit : « Par la vertudieu ! Je crois qu'il est hérétique, ou je me donne au diable : il médit des bons pères mendians, cordeliers et jacobins, qui sont les deux hémisphères de la chrétienté. Mais que diable lui ont fait les pauvres diables de capucins et minimes? Ne sont-ils assez malheureux, assez en-

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