‹ De l'avenir et de l'influence des canaux du Canada [microforme]Chapitre 13 sur 24 · RÉCIPROCITÉ · texte numérisé non relu

RÉCIPROCITÉ

448 avantages d’un libre accés aux marchés américains n’ont pas besoin de démonstration ; mais le mode le plus facile d’obtenir ce but est le sujet de graves débats. Nous ne doutons pas qu’il ne soit de l’intérêt des Etots-Unis de nous accorder ce privilège par la suite; mais nous craignons fort qu’on puisse les forcer à cette démarche par des argumens, si l’on n’emploie aussi des moyens daction.

Le Canada se trouve dans une position à contraindre les Américains d’ouvrir leurs ports à ses produits, et prélever un tribut sur le commerce des Etats de l’Ouest ; et cette position, il la doit exclusivement à l’amélioration du St. Laurent. Sans ses canaux, le Canada serait obligé de faire ce que font les Etats de l’Ohio, du Michigan, du Wisconsin, et les autres Etats de l’Ouest ; il serait obligé de contribuer au soutien du gouvernement et aux améliorations de l’Etat de New-York, avec ce désavantage en outre, qu’il aurait en tout temps à payer vingt

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pour cent pour le soutien du gouvernement général des Etats-Unis. Nos canaux, en nous donnant un débouché sur l’océan, nous mettront en état d’expédier notre fleur sur les mêmes marchés où l’on expédie la fleur Américaine dont l’exportation établit le prix pour la ccasommation dans ce pays, ce qui a réussi jusqu’à présent à faire donner la. préférence à la voie de New-York sur celle du St. Laurent, Sous notre système colonial, nous étions le jouet des saisons en Angleterre, et obligés d'accepter les conditions qui nous étaient imposées sur les marchés anglais. Les Américains, au contraire, n’expédiaient leur fleur en Angleterre que lorsqu'ils y trouvaient leur profit. En 1845, ils n’exportèrent que 35,000 barils de fleur en Angleterre ; 47,000 à Cuba ; 58,000 à Hayti ; 54,000 aux îles Danoises ; 209,600 su Brézil; 281,000 aux Indes Occidentales Britanniques; et 287,000 aux colonies de l'Amérique Britannique du nord. Ils en exportèrent aussi aux Indes Orientales, dans la Chine, à Gibraltar, au Cap de Bonne Espérance, dans les îles de l'Océan Pacifique, dans presques toutes les provinces de l'Amérique du Sud, et dans les îles du golphe &u Mexique.

La valeur annuelle de l’exportation des céréales des Etats-Unis, ailleurs que dans la Grande-Bretagne, est d’environ $#$10,000,009 ; dont près d’un tiers est expédié pour

ainsi dire à notre berbe, aux provinces britanniqu2 situées

à l'embouchure du St. Laurent. Ce dernier cominerce,

les canaux du St. Laurent devront le transférer d’un seul coupau Canada, autant du moins que ce dernier sera en état d’y faire face, à moins que les lois n’y mettent une entrave. Les habitans de la Nouvelle Ecosse possèdent un grand nombre de vaisseaux; Halifax est heureusement situé comme place d’entrepôt ; et nos canaux devront servir à l'écoulement d’un montant considérable de capitaux qui ne trouvent maintenant aucune issue pendant l'hiver, et

sont enfouis dans la marine des lacs. Il n’est pas probable, par conséquent, que.les Américains puissent longtemps continuer de percevoir un droit de vingt pour cent sur le produits agricoles du Canada. Si donc, nous ne faisons pas nous mêmes un commerce direct avec les contrées du sud dont nous venons de parler, les habitans de la Nouvelle Ecosse et du Nouveau Brunswick le feront pour nous; et, eemme conséquence nécessaire, ils nous fourniront les épiceries et les produits des Iles que nous recevons mainteñant par les Etats-Unis. Nous acheterons là même ou nous vendrons: Nous payerons les marchandises anglaises dont nous avons besoin, avec le bois et la fleur que nous exporterons ; etles Américains s’appercevront bientôt, que s’ils veulent retenir entre leurs mains cette portion de notre commerce qu’ils possèdent déjà, il faut qu’ils nous donnent les mêmes facilités pour vendre que pour acäeter sur leurs marchés.

Nous ne sommes pas en état de faire une guerre à coup c« tarifs et de réglemenis commerciaux ; et l’aveu de notre faiblesse n’est pas bien propre à nous faire obtenir le but que nous avons en vue. Nous pensons done que le prompt achèvement de nos canaux, l’amélioration de la navigation du £t. Laurent, et l’adoption d’une politique commerciale libérale, du moins dans Penfance de notre commerce, sont le mode le plus prompt et le plus facile d’obtenir la réciprocité, ou de nous en rendre indépendans. Le privilège d’exporter nos produits par les Etats-Unis, en entrepôt, a fait surgir des opinions peu ?vorables quant à la valeur et à limportance de nos canaux ; mais qu’on se rappelle bien que ce privilège ne nous a été accordé que lorsque nous avons commencé à améliorer la navigation du St. Laurent, et qu’on ne nous eût jarnais conféré ce privilège, si l’on n’eût voulu par là paraliser les efforts aue nous fesions pour obtenir notre,

émancipation commerciale. : La valeur de ce privilège est assez problématique pournous. Des 200,000barils de fleur canadienne expédiés à Oswego en 1849, cinquante seulement y ont été vendus, le reste a été misen entrepôt ; et sur 620,000 minots de blé, 380,000 sont restés en entrepôt. Or, si ce privilège d’exporter sous forme d’entrepôt avait une valeur réelle pour nos cultivateurs, nuus aurions reçu àpeu-près le même prix pour notre fleur et notre blé à Toronto et Hamiiion, qu’à Buffalo et Cleveland. Mais nous n’en avons pas retiré plus d’avantages que si ce privilège n’eût jamais existé ; nous sommes restés à la merci du spéculateur américain; notre bonne fleur Ca. nadienne a été mise en entrepôt; le blé de lOuest d’une qualité inférienre a été substitué au nôtre et exporté comme produit Canadien ; et notre plus beau grain n’a servi qu’à rehausser la valeur de l’étampe américain.

La crainte d’une réaction sur les marchés anglais, tandis que les produits sont à l’état de transit, aura toujours l’effet d’engager le spéculateur à faire ses achats à des taux qui lui permettront, dans ce cas, de recourir aux marchés américains, en payant le droit. Les réglemens de douaes, quelqu’insignifians qu’ils puissent nous paraître au premier coup d’œil, suffiront pour arrêter la compétition ét diriger les acheteurs de l’Est sur les marchés de l’Ohio. L'expérience de l’année dernière devrait nous apprendre que toutes . les restrictions, (quelques légères qu’elles soient,) apportées à la libre entrée et au transit des articles que nous exportons nous mêmes, suffisent pour leur faire prendre une nouvelle direction, et augmenter les frais de transport de nos propres produits.

: Soit que nous obtenions la réciprocité ou non, et quelque soit par la suite notre position commerciale vis-à-vis des Etats-Unis, notre politique doit-être la même, savoir, de nous rendre promptement et permanemment indépendans de toute autre route, tant que nous en aurons une

(sous le contrôle de notre propre législation) dont nous pouvons nous servir. Si la non concession de la réciprocité par les Etats-Unis, pendant deux .ov trois années .de plus, pouvait avoir l’effet de nous faire bien comprendre notre véritable position, ce serait pour nous un avantage précieux, quand bien même nous y perdrions dans lintervalle. Si, demain même, nous avions Pentrée des marchés américains, nous n’en retirerions que de minces avantages, sans nos canaux du St. Laureni. Si, comme

en:1847, nos produits étaient en grande demande sur

le littoral, nous serions les victimes de nos moyens d’exportation, dispendieux et limités comme ils le sont ; et cet état de choses profiterait presque exclusivement aux marchands de transport et à l'Etat de New-York. Durant le cours de cette année 1847, les frais de transport d’un baril, de Buffalo à Albany, ont monté à deux piasr tres en conséquence du peu de largeur du canal Erié.

+ Sur la quantité de produits et de marchandises qui vont et revicnnent des Etats de l'Ouest par la route de Syracuse, environ nn tiers prend maintenant la voie du canal de Welland et d’Oswego ; les deux autres tiers prennent la direction de Buffalo. Dans la lutte pour l: aparement du commerce de l’Ouest, Oswego dévance si rap dement Buffalo, sa rivale, qu’il est peu dcuteux qu'avant per d’années la majeure partie du commerce en montant et c1 descendant ne prenne la route d’Oswago, si l’on peut seuiement réussir à offrir des facilités suffisantes par cette route. Un fait très significatif, c’est que sur la quantité de sel expédié de Syracuse (point de jonction des canaux d’Oswego et de l’Erié) vers l’Ouest, 56,000 tonneaux ont été transportés l’année dernière par les canaux d’Oswego et de Welland, et19,000 seulement par la voie de Buffalo. Si le restant du fret en remontant eût été expédié de Syracuse pour l’Ouest, (au lieu d’Albany dans les ‘bateaux de Bufalo,) une plus grand quantité aurait sans doute

suivi la route du canal de Welland. En 1840, Oswego ne possédait qu’un sixième du commerce de l’Ouest et du

Canada en remontant, et un septième en descendant.

Ces proportions se sont maintenant accrues au point,

qu’elle a maintenant accaparé la moitié et le quart de ce

com:nerce respectivement, —les recettes provenant des

produits de l’Ouest étant plus considérables maintenant

qu’elles ne l’étaient à Buffalo, en 1840 ; et, bien qu’en

1848 (après les exportations énormes de 1847,) il y ait eu une diminution dans ces recettes, à Buffalo, de 167,000 tonneaux, il ya eu dans le même temps une augmentation de 5,000 tonneaux, à Oswego.*

Or, si le canal de Welland, en substituant un navigation de vingt huit milles seulement pour les vaisseaux, à 154 milles dé navigation par bateau sur le canal Erié, a produit sur le commerce de l’Ouest l'effet que nous avons signalé, que serait-ce si nous pouvions prendre le chargement qui vient de passer par le canal de Welland, pour le transporter jusqu’à Whitehall sur le lac Champiain ? et si nous remplacions une navigation par bateau de 130 milles de parcours, par une navigation de vingt ou quarante milles ,eu près pour les bâtiments, ne laissant ainsi à la navigation des bateaux qu’un parcours de moins de soixante et dix milles, avec une élévation

* L’auditeur du département du Canal de New-York, dans le rapport des 66 péages proveneat du commerce et du tonnage,” publié en avril 1850, dit :

‘6 Le tonnage de 1849 excède de 24,922 tonneaux, celui de 1847, mais les péages sont de #366,716 en morns...”’ La considération la plus importante à cet égard, est la diversion rapide du commerce de l'Ouest qui se dirige de Buffalo à Oswego. Dans le tonnage de 1819, il y un déficit, par la voie de Buffalo, de 124,880 tonneaux sur celui de 1847, eten même temps une augmentation de 80,709 tonneaux, à Oswego.

(Le tonnage de l’Ouest pffrirait le même chiffre, soit qu’il fût entré à Buffalo ou à Oswego ; mais dans ce dernier cas, les péages seraientt MOINDRES proportionnelle ment que le montant perçu sur le canal de Welland. L’augmentation ci-dessns à Oswego provient principalement de nos exportations du lac Ontario :— mais la diminution par la voie de Buffalo, est près de trois fois aussi considérable que celle éprouvée sur le canal de Welland.)

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de cinquante-cinq pieds seulement jusqu’au sommet qui se trouve au-dessus du lac Champlain, pour atteindre le le flux et le reflux sur la rivière Hudson. N’assurerions nous pas par là immanquablement aux canaux du: St. Laurent ce même commerce de l’Ouest qui se fait maintenant par le canal de Welland? La fleur qui passe maintenant par le canal Erié, et qui est transportée de Albany à Boston par les chemins de fer, ne serait-elle pas transportée par les canaux du St. Laurent jusqu’à Burlington, et de là, par les deux chemins de fer rivaux, sur le meillieur marché de ce continent pour les céréales, savoir, les destricts manufacturiers de la Nouvelle Angleterre? Les manufactures de ces districts se dirigeraient alors vérs l’Ouest en passant par nos canaux; et nos vaisseaux en descendant attireraient le fret de Québec, Montréal, New-York et Boston, de toute la Nouvelle Angleterre, et des comtés manufacturiers du nord de VEtat de New-York, La constructi:n immédiate d’un canal depuis le lac Champlain jusqu’au St. Laurent, dont le coût n’excéderait pas £500,000, est un objet d’une importance vitale pour nous, comme propriétaires des canaux de Welland et du St. Laurent ; car cette entreprise nous assurerait en grande partie les moyens de payer et d’entretenir notre magnifique navigat‘:n artificielle par le transit du commerce étranger, et nous rendrait tout à fait indépendans de la rivalité ou des ressources respectives des ports de New-York et de Québec. Pour nous agriculteurs, cette question est sur le point de devenir encore d’une bien plus grande importance.

Le lac Champlain, avec sa navigation de 150 milles de parcours courant sud, pénètre presque jusqu’au cœur même de la Nouvelle Angleterre, Troy et Albany. Au nord, ses eaux navigables se trouvent à moins de vingt milles du St. Laurent ; à l’est, à l’ouest, et au sud jusqu’à la rivière Mohawk, s’étend un pays dont les res-

sources agricoles sont médiocres, mais qui abonde en nranufactures, en richesses commerciales et minérales, en pouvoirs d’eau, et en lainages de toutes sortes. Cette ré. gion fait une plus grande consommation de notre prineipuil produit;—le blé, et renferme une plus forte populs‘ion, plus de manufactures, de commerce et de richesse, que toüt autre territoire de la même étendue en Amérique. Sur ce marché, le Canada n’a pas de rival plus près que là partie Est de New-York,—Etat qui consomme à peu près autant de blé qu’il n’en produit, et dont la consommation en toute probabilité marchera de pair avec sa production de cet article. Le Haut Canada, au contraire, en produit deux fois plus qu’il ne consomme. Il en sera de même du Bas Canada, si ses cultivateurs recouvrent la confiance qu’ils ont perdue par les ravages de la mouche à blé. Plus d’un million de barils de fleur importée a été détenü pour la consommation à Boston, dans l’année ex-

pirée au mois d’août 1849 : la plus grade importation qui ait eu lieu d’un seul endroit, savoir, de la Nouvelle Orléans, étant de 323,318 barils. En outre, ilen a été laissé par le chemin de fer une quantité considérable entre Albany et Boston, sans compter les importations des autres ports de la Nouvelle Angleterre ; en sorte

que la Nouvelle Angleterre achète plus de fleur des cul-

tivateurs de l’Ouest, année commune, que ne le fait même la vieille Angleterre. La population que nous aurions pour chalands compte environs trois millions ; allouant un baril de fleur pour la consommation de chaque individu, et déduisant un million de barils pour sa propre production (la Nouvelle Angleterre ne produit pas plus d’ün demi million,) et pour la substitution du blé d’inde,— nous trouvons à nos portes un marché pour deux millions dé barils dé fleur, où neuf millions de minots de blé. Aÿec de bonnes récoltes, le Canada pourait fournir la moité de ce montant ; et en ouvrant nn canal jusqu’au lac

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Champlain, nous percevrions les péages, et transporterions la majeure partie de ces produits. Mais le grand avantage résultant pour nous de ce marché, ainsi que de notre position, vient de sa proximité, et de la rapidité et des grandes dimensions de nos voies de communication qui nous mettraient à même de jeter nos produits sur ce marché avant tout autre pays. Nous regardons cé canal comme un objet d’une plus grande importance pour nous que toute autre mesure que l’on pourait adopter dans l’irtérêt de notre agriculture et de nos finances ; et nous espérons qu’on n’épargnera aucun effort pour mettre promptement ce projet à exécution. Ce canal se trouve sur le territoire canadien. On devrait en faire une entreprise canadienne, et la placer sous le même contrôle que les canaux de Welland et du St. Laurent dont elle est maintenant devenue la continuation indispensable. La navigation du lac Champlain, quoique comprise dans le territoire américain, nous est garantie par un traité.

Ilyaà peine deux ans, nos exportations aux Etats Unis par la voie du lac Champlain, n’étaient qu’une bagatelle. Le canal de Chambly était une charge annuelle qui pesait de tout son poids sar nos revenus. La contruction des canaux du St. Laurent a eu l’effet de diriger les importations des Etats de l’Ouest dans le Vermont ; et ilest prouvé que la route du St. Laurent offre un économie de six deniers par minots pour le transport du blé, et qu’elle est plus expéditivé de huit jours au moins. Tout ce qui est nécessaire pour attirer le commerce américain par la voie du St. Laurent, c’est d’ouvrir une communication entre ce fleuve et le lac Champlain, et de lui donner les mêmes proportions que celles de nos canaux. Le commerce actuel du canal de Welland ne doit pas suffire à nos désirs ; dans deux ou trois ans, le canal Erié sera agrandi ét ouvert jusqu’à Buffalo, et alors Oswego ne pourra longtemps maintenir sa position à moins que son

canal ne soit agrandi. On se convaincra par le tableau. suivant du fret transporté par le chemin de fer da St. Laurent et du lac Champlain, (parcours de quinze milles, avec transbordement à chaque extrémité,) que notre communication actuelle avec le lac Champlain ne répond nullement à nos besoins.

Ci suit une liste des principaux articles qui ont été ex-. portés aux Etats Unis, en 1849, par la voie du canal de Chambly et du chemin de fer de St. Jean.

De Laprairie par le chemin de fer. Par le canal. Alkalis,...barils…. 9,427 Bœuf do 1,342 Œufs do 2,050 Fleur do *52,815 Graine de lin do 4,021 Do ...minots.…. 4,653

Blé d’Inde do 12,802 Avoine do 29,289 Pois do 11,175

Do ..barils… 6,348 Blé... minots…. 32,400 Bois de construction 5, 376, 905 pieds 14,385, (600 Bois es 1,179,140 pieds.

Sel, ...minots…. 60,829

Comme l’Etat de New York ne se hâtera pas, pour des motifs évidens, d’agrandir le canal d’Oswego, et de diminuer par là les revenus provenant de son canal, l’on pourrait supposer au premier coup d’œil qu’il n’élargira pas non plus les soixante et six milles de canal qui se. trouvent entre le lac Camplain et le point où la marée se fait sentir sur la rivière Hudson. Mais aussi certainement, ainsi que nous l’avons vu plus haut, que les cinqsixièmes de la fleur envoyée au lac Champlain en 1849, .

* C’est |à une augmentation üe 500 pour cent sur l’année 1848,

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ont été expédiés par la route plus expéditive du chemin de fer (bien qu’il y existât un canal plus grand que le canal Erié, que l’on eût pu employer,) de même, lorsque nous nous serons frayé un passage jusqu’au lac Champlain avec nos vaisseaux de 500 tonneaux, les chemins de fer de Burlington transporteront les produits de l'Ouest, de Cleveland ou Chicago jusqu’à Boston, avec plus d’économie, et six jours plutôt que par le eanal Erié ; et alors, le transbordement sera tout simplement transféré de Buffalo à Burlington. La cité de New-York sera ainsi forcée d’agrandir le canal du nord; et Boston, New York et la Nouvelle Angleterre contribueront alors régulièrement à l’accroissement du commerce du St. Laurent.

Un des avantages les plus importans qu’on doit s’attendre devoir résulter du projet de lier le St. Laurent avec Boston, par la voie du iac Champlain et des chemins de fer de Burlington, c’est l’influence que les capitaux et les relations de cette cité entreprenante devront exercer sur le commerce de l’Ouest, en faveur de la route canadienne. * On se convaincra facilement de l’importance de cette partie de la route sur laquelle l’on a construit un chemin de fer, si l’on réfléchit que le nombre. de barils de fleur expédiés par le chemin de fer de l’Ouest en 1849, a éxcédé de 200,000 l’exportation totale du Canada par mer durant la même année.

Nous avons ainsi essayé d’expliquer l’influence qu’exerceront nos canaux sur les intérêts agricoles du Canada, en démontrant, premièrement: qu’ils nous mettent à même de profiter, pour notre propre compte, de toute demande à l'étranger, et d’éviter ainsi la taxe qui nous serait constament imposée, depuis que nous avons cessé d’être protégés sur les marchés britanniques, si nous n’avions pas d’autre débouché qu’à New-York, ou si l’état peu amélioré du St. Laurent ‘eût continué de rendre le

droit américain moins onéreux pour nous que les frais de transport par Québec.

Et secondement : qu’en reliant nos eaux à celles du lac Champlain, nos canaux nous permettront non seulement de verser nos céréales au cœur même du meilleur marché de PAmérique avant qu’on puisse en faire venir d’ailleurs, mais aussi de réduire les frais de transport sur ce marché au point que, même en payant le droit, nos cultivateurs recevront un prix plus élevé pour leur blé qu’ils ne pourraient en obtenir sans une demande à létranger ; tandisque comme propriétaires des canaux du St. Laurent, nous pouvons, en profitant des besoins des Américains, payer les frais de construction de nos travaux publics, ainsi que les dépenses de notre gouvernement

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