ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Après la mort, les parties qui avaient été atteintes d'œdème pendant la vie sont encore tuméfiées, quoique légèrement affaissées. Elles sont encore dépressibles sous le doigt et l'empreinte reste : la sérosité, obéissant aux lois de la pesanteur, a gagné les parties déclives. :
Si l’on incise les points atteints, il s'écoule une sérosité abondante légèrement visqueuse, d’un jaune citrin ; cette sérosité ne se distingue ni chimiquement, ni morphologiquement, de la sérosité hydropique ordinaire : elle est coagulable par la chaleur, et, traitée par l’acide azotique, elle donne un précipité d’albumine floconneux et abondant. L'analyse chimique ne montre pas la réaction du pigment biliaire, ce qui fait penser que l’ictère observé dans certains cas d'œdème estun ictère de nature hémaphéique, comme l’appelaient Gubler et son école. Nous dirons en passant que cet ictère est non pas hémaphéique mais urobilique, ainsi que l’ont démontré les recherches de Quincke, Afanaciew, de MM le professeur Kiener et Kelsch, ete.
Après l'écoulement du liquide, Le tissu cellulaire reprend sa mollesse et sa laxité, et les parties qui étaient affectées cessent d’être dures. Ces caractères nous montrent que c’est à la distension du tissu Cellulaire par la sérosité, et non à la coagulation de ce liquide, comme le croyaient Chevreul et Léger, qu'il faut attribuer la dureté qu’on observe pendant la vie.
Le tissu graisseux offre un aspect granuleux très prononcé ; il est composé d’une masse de petits grains ayant à peu près