‹ De l'eau de mer dans la tuberculose pulmonaire et dans la gastro-entérite infantileChapitre 12 sur 47 · Sur la température · texte numérisé non relu

Sur la température

B. Sur la nutrition et l'état général: poids, état physique et intellectuel, déminéralisation.

Eee

CG: Sur l'appareil digestif : appétit, dyspepsie.

D. Sur l'état pulmonaire aux diverses périodes de la maladie

FE. Sur les hémoptysies

Æ. ACTION SUR LA TEMPÉRATURE. — Les injections salines déterminent chez les tuberculeux une ascension notable de la température. Hutinel n'avaitil pas proposé de se Servir de cette réaction thermique comme d'un moven de diagnostic, analogue aux injections de tuberculine (1) ?

Cette réaction thermique, nous la trouvons notée dans presque toutes les observations de tuberculeux traités par l’eau de mer ; elle est d'intensité variable, elle se constate aussi bien chez les tuberculeux. apyréliques que chez les fébricitants.

Elle atteint engénéral 1 degré ou 1 degré et demi. Il est des cas tout à fait remarquables où ces chiffres sont de beaucoup dépassés. En voici des exemples : chez une tuberculeuse de Lalesque (Obs. XITT ên thèse Vedy), une injection de 100 ce. de plasma de Quinton amène une ascension à 39°1, la malade élait auparavant apyrétique ; une autre bacillaire apyrétique de Lalesque (Obs. XIT de la même thèse) voit non seulement la température s’élever à 39°, mais est prise d’un frisson de deux heures de durée ; L.-G. Simon et Pater citent un malade apyrétique

dont x température s'élève à 40°4.

(1) Notre maître M. le professeur Carrieu, en collaboralion avec M. Ardin-Delteil, n'a cependant pas constaté de réaction Thermique chez trois sujets très suspects de bacillose (pleurésie avec schéma de Grancher n° ?, chlorotique avec submatilé au sommet) auxquels il a injecté 20 ce. d'un sérum artificiel concentré, contenant 10°, de chlorure de sodium (Communicalion au Congrès de médecine de

Montpellier, 1898).

Li UE

Chez les tuberculeux pyrétiques, une exacerbation des phénomènes fébriles accompagne les injections. Chez une tuberculeuse du 2? degré dont la température ne dépasse pas 38, sauf au moment des règles, Mongour (obs. XIX, in thèse Vedy) note, après certaines injections, 3992, 396. Une autre bacillaire de la même période fail habituellement de la fièvre vespérale ne dépassant pas 385; Mongour lui fait des injections à doses cependant modérées (15 à 20 ce.), et chaque soir, après l'injection, des frissons intenses, accompagnés de soif vive, de céphalée, de douleurs articulaires, surviennent ; la tempépérature ne reste, ce jour-là, jamais inférieure à 39°, le plus souvent elle s'élève à 395, atteint même un jour 39°9 (obs. XX, in thèse Vedy). Fumoux note « une réaction violente » à la suite d'une injection de 50 ce. chez un tuberculeux fébrile (Obs. X de sa thèse).

L’ascension de la température n’est pas toutefois constante. Mongour en donne plusieurs exemples.

Cette réaction thermique dure en moyenne de 2à 6 heures ; elle est, en général, maximum 4: à 5 heures après l'injection. Voici les chiffres donnés par Lalesque dans l'observation IIT de la thèse Fumoux: «injection de 100 ce. d’eau de mer isotonique à 10 heures du matin : à midi, 376 ; à 2h. 1/2, 38°; à 4h. 1/2, 391; à 6 h. 1/2, 308 ; à 8h. 1/2, 38%5 (temp. rectale); à 2? heures, frisson ; à 4h.1/2, second frisson, ni l'un ni l'autre très forts. Mal de tète, douleur de nuque jusqu'à minuit. Bouffée de chaleur à la tête vers 5 heures ; passe sous l’action des sinapismes aux Jambes.» La courbe de la température prise toutes les deux heures chez un malade de L.-G. Simon et Pater montre le maximum entre 4 et à heures après l'injection.

Les exemples cités correspondent pour la plupart à

mn

l'ascension thermique coïneidant avec la première injection. Se retrouve-t-elle pour les autres injections ? Dans l'observation T de Vedy, l'élévation de lempérature ne se produit plus après la première. Simon et Quinton prétendent que cette poussée, si elle se renouvelle après les injections suivantes, est toutefois beaucoup moins intense. Lalesque publie dans la thèse de ‘Fumoux deux courbes (obs. Let IT) en faveur de cette assertion. La température qui, lors des premières injections, s'élevait à 39°6 (obs. IT) descend à 3S°4 à la cinquième, 378 à la treizième, 37°6 à la quatorzième injection.

Simon et Quinton, voire même Lalesque, vont jusqu'à déclarer que, sous l'influence des injections, les fébriles au bout d’un certain temps reviennent à l’apyrexie ou s'en rapprochent. « Voici un malade dont la température oscille entre 37°2 et 38°2, atteignant une fois 38°8. [njecté, il a une légère réaction, et sa température monte, dans les trois heures qui suivent, de 5 dixièmes à 1 degré et demi. Cette réaction dure de deux à six heures, mais, dès le lendemain, la température s'abaisse de quelques dixièmes au-dessous de ce qu'elle était avant toute injection.

» L'injection suivante est suivie d’une nouvelle réaction, mais moins vive que la première et de durée moindre : et, de nouveau, la température revient à ce qu'elle était avant la deuxième injection, puis baisse d'un à plusieurs dixièmes, de sorte qu'après 6 à 7 injections, suivies chacune d’une légère ascension thermique de moins en moins forte, notre fébricitant, dont la température à baissé lentement mais d’une facon continuelle, sans àcoup, devient apyrétique. Cet eftet de l’eau de mer est à peu près constant » (Robert Simon).

Une malade de Carles (Observ. VIF in thèse Vedy), qui faisait des oscillations entre 36° et 39°, voit au bout de

LIEGE quelques jours de traitement la température se régulariser entre 36° el 37°.

L'action des injections d’eau de mer sur la température, telle qu'elle a été indiquée par les auteurs précédents, estelle constante ? Non.

Dans certains cas il n'y à pas de réaction lors de la première injection ; il y en a au contraire pour les injections suivantes : chez un malade de Mongour (Obs: XIX in thèse Vedy), l'ascension thermique, absente après la première injection de 50 cce., s'ébauche à la deuxième et à la troisième (37°4et 38°), est complète à la quatrième (39°6). Le même fait est observé par L.-G. Simon et Pater (Obs. III, Presse Médicale) : chez un enfant apyrétique la température s'élève d’un degré après les trois premières injections et atteint 39°6 sept heures après la quatrième:

Dans d’autres cas la poussée thermique devient de plus en plus marquée après chaque nouvelle injection, et la température, loin de diminuer dans l'intervalle des injections, tend à devenir constante,

Chez le malade de lobs. IT de Simon et Pater (Presse Méd.), l'élévation considérable de température (39°6) qui suit la quatrième injection est loin d’être suivie le lendemain de l’apyrexie complète : la fièvre reste élevée les Jours suivants et met quatre jours pour descendre en lvsis, à 376.

Un enfant de 14 ans, observé par ces mêmes auteurs, fait une pleurésie tuberculeuse; celle-ci est en complète voie de guérison. Le malade est tout à faitapyrétique, on na recours aux injections de plasma de Quinton que pour hâter la guérison définitive. Comme il s’agit d'un adolescent, les doses sont prudentes, ne dépassent pas 10 ec. La première injection amène une température de

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