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39°4 ; la deuxième 38°8, Le matin de la troisième, l'enfant ne dépassait pas 37°, il atteint le soir 40°4. Dès lors, les injections sont cessées, mais la température continue à rester élevée, oscille entre 38° et 39°, puis entre 39° et 40°. Des lésions apparaissent aux deux sommets jusqu'alors complètement indemnes ; ces lésions deviennent rapidement ulcéreuses. Un mois seulement après le début du traitement, des cavernes se sont formées dans les deux poumons ; l'enfant, dans un état très grave, est emporté par sa famille.
Dans nos observations, nous avons non seulement noté une poussée thermique après chaque injection, mais nous avons pu faire quelques remarques intéressantes qui concordent avec celles de L.-G. Simon et Pater. Notre malade '‘apyrétique de l'observation { réagit, d'une façon générale, assez peu à l’injection de 50 et 100cc. de plasma marin, puisque la température ne dépasse jamais 38°. Mais, chose curieuse, la poussée thermique, au lieu d'aller en s'amoindrissant, comme le disent Quinton, Robert Simon, Lalesque, Fumoux,; augmente, au contraire, de quelques dixièmes de degré à chaque injection. La graduation est même tout à fait progressive : première injection 37°2; deuxième 37°2 ; troisième 373 ; quatrième 37°4 ; cinquième 376; sixième 3707; septième 37%. De plus, le lendemain de l'injection, la température, au lieu de revenir franchement à la normale chez ce tuberculeux apyrétique, tend à s'élever le soir ; ainsi après la cinquième injection la température s'élève le soir à 376, le lendemain soir elle est à 37°4. Après la septième, la température est aussi bien le lendemain soir que le soir même de l'injection à 37°9. Dès que le traitement cesse, ces poussées thermiques disparaissent.
Chez notre malade de l'observation [IT, tuberculeuse
LUS LS avancée apyrétique au début du traitement (quoiqu'elle ait fait antérieurement quelques poussées thermiques irrégulières), chez cette malade la température s'élève le soir de la première injection à 37°7 et le lendemain soir se maintient encore à 37°»; la troisième injection détermine une poussée plus marquée (36°6 le matin, 387 le soir) et, dès lors, la température oscille entre 37° et 38°.
L'injection d'eau de mer ne produit pas simplement une élévation de la température, mais elle s'accompagne parfois de tous les autres symptômes qui caractérisent une poussée fébrile : frisson, céphalée, bouffées de chaleur, malaise général, que nous avons particulièrement constatés chez notre malade de l'observation I et qui se retrouvent dans certaines observations de Vedy,de Lalesque, de Carles. René Laufer signale des phénomènes d’excitation générale pendant le jour qui a suivi la piqûre.
R. Simon et Quinton insistent sur le caractère indolore des injections d'eau de mer. C'est un fait qui souffre quelques exceptions : engourdissement du membre, douleurs persistant quelques heures, tout un jour, sont parfois signalés {Vedy, Mongour, nous-même). Quelques cas, il est vrai, concernent l’eau de mer non isotonique.
R. Simon et Quinton insistent encore sur le bon état général des sujets qui réclament leurs injections. Les poussées thermiques dont nous venons de parler sont peu d'accord avec ce prétendu bien-être. Tous les malades de Mongour réclament au contraire la suspension du traitement ; il en à été de même chez deux de nos malades. Ce malaise général se montre parfois chez les malades où l'hyperthermie est nulle où peu accusée.
La poussée thermique est-elle en relation avec le mode d'administration et la dose d'eau de mer ? Carles prétend
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que lingestion ne provoque pas les mêmes poussées fébriles que les injections, tout en gardant le même effet thérapeutique. Nous avons cherché à vérifier ce fait dans le chapitre de la thèse de Barrère concernant les dyspepsies des tuberculeux soignées par l'ingestion d’eau de mer ; malheureusement l’état de la température n'est pas le plus souvent noté; dans quelques observations l’auteur fait remarquer l'absence de frisson et de fièvre. L'observation V de Vedy signale cependant un peu de fièvre passagère (3S°2) au cours d'un traitement par l'ingestion quotidienne de 200 ce. d'eau de mer; les autres Jours 11 n'y a pas d'élévation thermique, mais il existe d’autres signes de réaction : céphalée, fatigue générale, bouffées de chaleur.
La dose a-t-elle aussi une influence sur l'élévation de la température”? On sait que Quinton, dans ses premières injections, employait 500 à 600 cc. en une seule séance. Ces doses massives déterminaient une réaction intense: température allant jusqu'à 40°, frissons, maux de cœur, maux de tête, insomnie, soif vive. La réaction fébrile est moindre, avec les doses actuellement préconisées par Quinton (90 ce. au début, puis 100 cc.). Cependant ces doses restreintes peuvent, elles aussi, donner des réactions assez fortes ; de même les doses moindres (25 cm.) entre les mains de Mongour, et les doses minimes employées par L.-G. Simon et Pater en thérapeutique infantile (1 à 5 cc. chez les nourrissons, 10 cc. chez lenfant).
Quelle est la valeur au point de vue pronoslie de cette ascension thermique? Elle ne doit pas effrayer,au dire de Robert Simon; elle est passagère et est suivie au contraire, «dans un temps très court, d’une chute marquée de la
température, avec disparition des frissons et des sueurs nocturnes et retour à la normale. »
Nous avons assez insisté sur la tendance de cette fièvre à persister dans quelques cas, pour n'avoir pas à réfuter plus longuement cette opinion.
Quinton va même jusqu'à considérer cette hyperthermie comme uné réaction favorable ; n'est-ce pas vraiment paradoxal, comme le fait remarquer Mongour ! Ne sommes-nous pas habitués au contraire dans la cure de de la tuberculose à éviter la moindre cause productrice de fièvre ? |
L'hyperthermie liée aux injections d’eau de mer a-t-elle, tout au moins, une valeur diagnostique ? « La réaction plus ou moins intense consécutive à ces injections permettrait d'affirmer une tuberculose latente où soupçonnée et peut-être aurions-nous dans l’eau de mer un réactif plus délicat que le sérum artificiel. » (L.-G. Simon et Pater). De 43 cas réunis par Mongour en 1906, il résulte que cette valeur diagnostique est tout à fait discutable; il y a des tuberculeux qui ne réagissent pas où qui réagissent tardivement. Pour Mongour, l'injection avec une solution de chlorure de sodium serait bien préférable pour le diagnostic de la tuberculose.
En résumé : Les injections d’eau de mer, par la réaction thermique qu'elles provoquent, ne sont pas toujours inoffensives chez les tuberculeux.
B. ACTION SUR LA NUTRITION ET L'ÉTAT GÉNÉRAL.—1° Poids. — Une des actions principales signalées par les partisans de la méthode de Quinton est l'augmentation de poids sous l'influence du traitement. Les tubeérculeux sont des sujets à l’état de dénutrition constante. Amaigrissement, perte de poids sont souvent les premières
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