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et des ràles humides, mais répandus aux deux sommets. Les bacilles de Koch dans les erachats sont nombreux : 150 environ dans 12 préparations. Dès la septième injection la toux et les crachats sont très considérablement diminués, et à la fin du traitement (27 injections) on ne trouve que quelques râles humides au poumon droit et en avant. Un ensemble de 12 préparations ne contient plus que 9 bacilles. Quatre mois après, la malade ne tousse plus et ne crache plus, les ràles humides ont même disparu au sommet droit. Des observations analogues sont publiées par Lalesque, Fumoux.
Quelques faits sont toutefois en conti ions avec les précédents. Qu'on compare les signes stéthoscopiques tirés de l'examen du thorax avant et après le traitement dans l'observation de la thèse Vedy, et l’on verra que, malgré le titre d'amélioration » sous lequel elle a été publiée, la toux est toujours fréquente, l’expectoration abondante, les ràles sibilants nombreux, les craquements nettement perceptbles dans la fosse sus-épineuse. L'observation IV du même auteur publiée sous le titre «d'amélioration passagère » dénote à la fin, comme nous Pavons déjà fait remarquer à propos de l'état général, une aggravalion manifeste. Pas d'amélioration non plus chez le malade de lPobservation V de la même thèse, ni chez 9 malades de Mongour : 6 de ces derniers viennent en eflet à succomber. Barrère rapporte l'observation d’un malade qui, après l'absorption d'une quantité assez considérable d'eau de mer, présente de la toux comme par le passé, et les mêmes signes à l'auscultation et à la percussion (Obs. XXVIIT). Dans l'observation XXX de sa thèse, les phénomènes pulmonaires loin de s'amender subissent une pelite poussée. Chez notre malade de l'observation I],
CORTE l'état pulmonaire va toujours s'accentuant malgré les injections d’eau de mer.
c) 3° Période. — Sans parler de guérison absolue, Robert-Simon constate, chez les tuberculeux à la trois sième période, une amélioration, une tendance à la cicatisation des cavernes. Si l'on excepte deux malades qui ont cessé tout (traitement, aucun des cavitaires traités par Quinton et Simon n'a suecombé:il a fallu toutefois un traitement continu. Deux d’entre eux ont vu leur poids augmenter, leurs frottements disparaitre, leurs cavernes s'assécher. Lalesque constate sans doute ses meilleurs résultats à la première période de la maladie, mais ne voit aucune contre-indication dans la fonte des tubereules ou l'existence de cavités pulmonaires : «de grands fébriles, de grands cavitaires, de vrais phtisiques en un mot ne sont pas toujours sans retirer quelque soulagement de l'injection ». On constate parfois une restauration de l’état général, une amélioration de l'appétit et même une détente marquée des phénomènes locaux. Fumoux à son tour ra pporte deux observations où, sous l'influence des injections, la toux devient presque nulle, les crachats diminuent, sont moins purulents, les gargouillements régressent, la caverne s'assèche, en même temps que l'état général se remonte singulièrement (Obs, IX et X de sa thèse).
Ces auteurs sont toutefois les seuls à se louer de l'emploi de l'eau de mer dans la tuberculose cavitare. Carles considère l'effet des injections comme nul et même nuisible dans cette période. Pour Gautrelet et Soulé, l'emploi de la méthode de Quinton est alors tout à fait irrationnelle ; elle abaisse les échanges organiques, alors qu'il faudrait au contraire les relever ; car, d’après Robin et Binet, ces échanges augmentés dans la première pé-
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riode de la tuberculose sont diminués dans la période suivante ; les injections d'eau de mer doivent donc être réservées à la première période.
+ Vedy déclare: « contrairement aux conclusions de Robert-Simon et Quinton, elle (leur méthode) n'a aucun effet sur l'évolution de la tuberculose aux deuxième et troisième périodes ».
Mongour fait la statistique des cavitaires qu'il a traités par l'eau de mer et qu'il a pu suivre assez longtemps : ses 5 malades sont tous morts.
Notre malade de l'observation III, loin de bénéficier du traitement marin, s'aggrave notablement : alors qu'au début du traitement elle entrait à peine dans la troisième période, les cavernes surviennent et s’agrandissent très rapidement. Nous trouvons un exemple analogue rapporté par Carles (Obs. VIIT #2 thèse Vedy) : 1l n'existait avant les injections d'éau de mer que « des craquements humides confinant au gargouillement » ; un mois après la cessation du traitement, apparition d'un souffle caverneux en avant au sommet droit et gargouillements aux deux sommets.
De la tuberculose pulmonaire, nous rapprocherons deux observations de pleurésie luberculeuse traitée par la même méthode. Vedy (Obs. I de sa thèse) publie l'une sous Île titre d'«amélioration de l’état général »; or le traitement n'a nullement empêché la réapparition du souffle, de l’égophonie, des frottements et du point de côLé, alors que les phénomènes de pleurite avaient complètement disparu avant l'eau de mer.
L.-G. Simon et Pater (Obs. IV de leur article) constatent une aggravation très notable, sous l'influence des injections, chez un enfant de 14 ans, atteint de pleurésie tuberculeuse en bonne voie de guérison. La tuberculose
a subi un véritable coup de fouet : des cavernes se sont formées en un mois.
Dans un cas d'adénopalthie trachéobronchique bacillaire chez un nourrisson, quatre injections de 1 à 4 cc. déterminent une granulie généralisée qui emporte le malade douze jours après la première injection (L.-G. Simon et Pater).
E. ACTION SUR LES HÉMOPTYSIES. — La mer a la répu-
tation d'être congestive et eréthisante ; aussi n'y envoie-
t-on pas les tuberculeux sujets à des hémoptysies. L'eau de mer administrée à l'intérieur n'a-t-elle pas le même effet ?
Deux opinions contradieloires sont soutenues, d’une part, par Robert-Simon, Lalesque, Fumoux, d’autre part, par René Laufer, Mongour, Carles.
1° René Laufer injecte de l’eau de mer à deux tuberculeux Lorpides el, « à la faveur d’une augmentation rapide de pression qu'a déterminée ce sérum injecté sous la peau à la dose de 90 gr. tous les 4 jours », il observe des hémoptlysies importantes, alors que ses deux malades n'avaient jamais craché de sang antérieurement. Le traitement doit être cessé.
Carles signale deux hémoptysies analogues chez des sujets soumis aux injections marines, Le traitement dut être ici aussi interrompu.
Mongour apporte en 1906 une stalistique de 43 tuberculeux pulmonaires, parmi lesquels 4 présentent des hémoptysies sous l'influence de doses moyennnes de sérum marin. Un tubereuleux cavilaire- meurt d'hémoptysie à la suite de la deuxième injection. Chez deux malades du 1° degré, 4 injections furent suivies de crachats hémoptoïques ; chez un tuberculeux de la même période, ce
: — 76 — furent de véritables hémoptysies qui accompagnèrent trois injections.
Vedy, dans ses conclusions générales, ne signale rien de spécial au sujet des hémoptysies. Lalesque en profite pour conclure: «il n'a donc pas relevé au passif de la méthode l'existence de l'hémoptysie ». On lit cependant dans ses observations le fait suivant : un tuberculeux (Obs. IV) présente une expectoration muco-purulentestriée de sang. Une injection de 20 ce. est faite ; le lendemain Vedy note la disparition du sang des crachats. L'effet paraît avoir été bien rapide! Mais au cours du traitement, on voit survenir deux hémoptysies. On cesse le traitement et quelques jours après, l’auteur note: «les crachats ne sont plus sanglants » !
2 Voyons d'autre part l'opinion adverse. Robert Simon écrit : « jamais dans nos expériences l'injection marine n'a suscité d'hémoplysies, elle n’agit sur ce symptôme que pour l'améliorer. »
Les 19 tuberculeux qu'il a suivis avec Quinton se réparlissent en 13 n'ayant jamais eu d’hémoptysie avant la cure de sérum marin, et en 6 qui en avaient déjà présenté.
Les 13 non hémopltoïques n’eurent, ni pendant, ni après le traitement, de crachements de sang. Des 6 autres, dont quelques-uns avaient présenté des hémoptysies nombreuses, 4 n'eurent aucune expectoration sanglante pendant le traitement marin ; ? autres n'eurent que des hémoptysies très atténuées. Après la cure l'amélioralion se maintient, et seules deux femmes eurent au moment de leurs règles, l'une quelques erachats Sangulnolents, l’autre une véritable hémoptysie. Un tuberculeux cavilaire dont les hémoptysies n'avaient fait que croître, qui paraissait à la merci d'une hémoptysie foudroyante,
ARR NE cracha tout au plus, au cours des injections, deux gorgées de sang pur.
Lalesque, dans son article de la Gazette des sciences médicales de Bordeaux, s'occupe particulièrement du symptôme hémoptysie et se demande s'il constitue une contre-indication à la méthode. Il a observé à ce point de vue 42 tuberculeux pulmonaires. 27 de ces malades sont
Soumis aux injections d’eau de mer. Lalesque résume ces
27 cas dans le tableau suivant :
A. 11 tuberculeux non hémoptoïques avant injections
Première période :5 malades | Pas d'hémoptysie
Pendant ou 5 Fe 3 sans hémoptysie Deuxième période: 4 malades P°3 apres 1 avec —— LA injections 1 sans hémoptysie AFLOCE Troisième période: 2? malades ! 1 avec —
2? mois après.
B. 16 tuberculeux hémoptoïques avant injections
/ k ie 4 { hémopiysie non re- Première période : 5 malades | produite.
Pendant ou o Le 3 sans hémoptysie
après Deuxième période: 6 malades ? 3 hémoptysie reproinjections duite. .
RTS Te 4 sans hémoptysie
marines Période cavitaire : 5 malades | 1 hémoptysie reproduile.
En même temps que ces 27 tuberculeux, Lalesque pouvait, dans la même période de temps et dans les mêmes conditions climatiques, relever lapparition ou la reproduction d'hémoptysies chez 15 tuberculeux non soumis aux injections d'eau de mer. Il rapproche ces deux séries de malades et semble porté à en tirer des
Vo conclusions en faveur de l’innocuité du sérum marin. Il n'est cependant pas absolument affirmatif; 1l ne se méprend pas sur la valeur de ce rapprochement, qui ne serait vraiment démonstratif que si Lalesque avait auparavant établi la proportion exacte des hémoptysies chez les tuberculenx de sa clientèle.
Fumoux analyse dans sa thèse 5 nouvelles observations de Lalesque relatives à des tuberculeux hémoptoïques. 3 malades voient leurs hémoptysies, souvent abondantes, cesser el ne plus se reproduire avec le traitement marin. Un tuberculeux, en pleine période hémoptoïque au début de la cure, n'a plus que quelques crachats sanguinolents pendaït et après celle-ci. « Avec le cinquième sujet (Obs. VI), les hémorragies, très abondantes avant le traitement sous-cutané marin, sont suspendues pendant toute sa durée, puis, lorsqu'on le cesse, reprennent, moins violentes d’abord, puis égales 35 à 40 Jours après. Mais cela n'a rien de surprenant, car dans cette forme galopante l'évolution de la maladie, ralentie pendant le traitement marin, reprend dès qu'on le cesse, et les hémoptysies marchent de pair avec l’état général, qui devient de plus en plûs mauvais. »
Nous avons tenu à rapporter les termes mêmes de Fumoux, car son appréciation ne parait pas en concordance avec les faits. Si on lit avec attention l'observation de Lalesque, on constate que «ces hémoptysies, très abondantes (?) avant le traitement sous-cutané marin »,,se réduisent à deux et datent de 7 à 9 mois avant la première injection ; après la dixième, le malade présente au réveil. un crachat avec stries sanguinolentes. « Pour cette raison, dit Lalesque, la médication marine par les injections est suspendue. Quelques jours après une légère hémop- Lysie survient, qui se renouvelle encore ; le malade meurt