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2? mois après. Nous sommes loin de l'interprétation don-
née par Fumoux : il faut bien que Lalesque ait craint la production d’une hémoptysie grave pour arrêter, à la simple apparition de quelques stries sanguinolentes, un traitement qui jusque-là ne lui avait donné LUE des résultats favorables.
En présence de ces opinions si discordantes (1), que croire et que conclure ?
Nous n'avons dans aucun de nos 3 cas constaté d'hémoptysie. Mais chez Fun de nos malades (Obs. F) est survenue une congestion intense du sommet qui nous a fait craindre une hémorragie. La cessation du traitement a fait disparaître ces signes.
Notre tuberculeux de l’obs. IT avait eu antérieurement quelques hémoptysies, et il n’en a pas présenté au cours du traitement.
Il semble donc que les injections d’eau de mer ne provoquent pas nécessairement les hémoptysies. Mais, dans cerlains cas, leur action congestive est suffisamment nette pour que certaines hémoptysies puissent leur être rattachées. Dans cette question si controversée les faits positifs de Laufer, Mongour, Carles ont bien quelque importance. À moins que l’on n'accorde avec Lalesque que peu de signification pronostlique aux hémoptysies, il serait prudent, si l’on tient à essayer ce traitement, de surveiller les signes de congestion qui peuvent apparaitre
(1) M. E. Stérian, ancien médecin des hôpitaux de Bucarest, dans un ouvrage que nous n'avons pu consuller, et que nous n'avons connu que par une courte analyse de quelques lignes dans la Presse Médicale trop tardivement pour faire entrer ses 45 cas de tuberculose dans notre statistique générale, M. Stérian attribue aux injeclions d’eau de mer « une aclion décongestive sur les foyers pulmonaires
el un effet stimulant sur la nutrition des lissus ».
MA ne aux sommets, afin de pouvoir cesser à temps la médication; il serait plus prudent de ne pas l'appliquer aux sujets à tendance congestive, et plus prudent encore de renoncer à ce traitement dans la tuberculose en général: «le sérum marin ne guérissant pas la tuberculose pulmonaire, il n’est peut-être pas sans danger d'exposer le malade à ces deux accidents: l'hyperthermie et l’hémoptysie » (Mongour).
La question du mode d'administration de l'eau de mer éntre-t-elle en ligne de compte? Carles a eu des accidents hémoptoïques chez deux sujets traités par les injections, il n’en a point constaté chez 14 malades où l’eau de mer est administrée par la bouche. À peine quelques-uns de ces derniers ont-ils rejeté quelques crachats légèrement striés de sang dans les premiers jours du traitement : « Est-ce le résultat d'une série heureuse! Ou bien en admettant que l’eau de mer agisse comme beaucoup de médicaments prônés contre la bacillose, en déterminant une congestion périfolliculaire, cette double constatation n’amène-t-elle pas à penser que les ingestions marines ont une action plus active, mais aussi plus brutale que l’eau de mer donnée par injection ? De nouvelles observalions comparatives permettront seules de résoudre cette question. » |