MÉTHODES ET DOSES
L'eau de mer est administrée par des voies et à des doses différentes. Les injections sont le plus souvent employées : elles sont d'eau de mer pure ou isotonique. La voie buccale a servi à quelques auteurs.
[. — Injections
a) Les injections d'eau de mer pure ont donné depuis très longtemps à Bonnal (d'Arcachon) de bons résultats dans la tuberculose pulmonaire. L'eau de mer est pure, puisée au large et à une grande profondeur. Les doses sont de 15 à 25 cc. deux à trois fois par semaine. Pour lui, isotoniser l’eau de mer, c'est l’altérer et surtout augmenter d’une facon très considérable le volume de l'injection, d’où la production d’une hydrémie passagère tout à fait inutile, et quelquefois des troubles cireulatoires et des réactions violentes. Vedy, dans l'observation 1 de sa thèse, emploie d’abord les injections d’eau de mer pure (deux injections de 20 cc.), puis ensuite celles d’eau
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de mer isotonique. Dans les observations [IF et IV, tout le traitement est fait avec l'eau ‘de mer filtrée non isotonisée. Carles, au début de ses essais, utilise lui aussi l'eau de mer pure (Obs. VTet VITT a thèse Vedy).
b) Injections d'eau de mer isolonique. — C'est la méthode préconisée par Quinton et Robert-Simon.
L'eau de mer doit être captée loin des ports, à quel-, ques mètres de profondeur pour éviter les colonies bactériennes de la surface. Recueillie en vases stérilisés, elle est diluée avec une eau de source très pure, dans la proportion de 83 parties d’eau de mer pour 130 d'eau de source. Le mélange est filtré sur bougie Chamberland, réparti en ampoules stérilisées auparavant dans lPautoclave à 120°.
Le liquide ainsi obtenu est isotonique. « C'est grâce à cette qualité d'isotonie parfaite que leau de mer ainsi diluée doit d'être un liquide injectable tout à fait indolore, le seul indolore des nombreux sérums injectés sous la peau, » (R. Simon). L'eau de mer doit être employée dans les trois semaines au plus qui suivent sa capture.
R. Simon et Quinton accordent la préférence à l’eau de mer de FOcéan.
Les injections sont faites à la région fessière dans le üssu cellulaire sous-cutané. L'ampoule est suspendue à 1m. 50 au-dessus du plan du lit, grâce à une tubulure en col de cygne qu'elle présente et dont on sectionne l’extrémité pour permettre à la pression atmosphérique d'agir. Un tube en caoütchouce stérilisé conduit le liquide à l'aiguille. L'écoulement est assez long : on peut l'accélérer par une soufflerie de thermocautère adaptée à la tubulure supérieure ; mais il faut se garder d'exercer une trop forte pression pour éviter la douleur, les malaises. = Nous avons suivi, chez nos malades, la technique de.
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Quinton. L'eau de mer employée provenait du Golfe du Lion.
Les doses varient avec les auteurs.
Quinton préconisait au début des doses massives (500 à 600 ce.) qu'il ne tarde pas à abandonner à cause de la réaction trop violente qu'elles produisaient.
Mathieu, qui a été un des premiers à imiter Quinton, proteste contre les doses énormes employées par ce dernier au début et est un des premiers à conseiller la dose de 50 ec. d’une eau composée de deux parties d'eau stérilisée et d'une partie d’eau de mer.
La technique actuellé de Quinton consiste en injections de 50 ou de 100 ce. pour l’adulte renouvelées tous les deux ou trois jours pendant deux ou trois mois; cette méthode est celle qui a été rigoureusement suivie depuis par Fournel, Lalesque, Fumoux et nous-même.
Carles emploie des doses de plasma de Quinton variant de 15 à 30 ce. répétées deux ou trois fois par semaine.
Mongour se limite à 25 cc. mais souvent suit la méthode de Quinton.
L.-G. Simon et Pater injectent aux cinq enfants {uberculeux qu'ils ont traités par leau de mer, des doses qui ne dépassent pas 5 à 10 ce. pour l'enfant déjà un peu âgé et 1 à 4 ec. pour le nourrisson. Ces doses minimes arrivent quand même à leur donner des accidents.