‹ De l'échange et du louage (volume 2)Chapitre 35 sur 125 · PRÉFACE. LV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. LV

» était colon et la mère libre , le principe flécliis- » sait; ou, pour mieux dire, la législation varia, » et l'enfanl suivit tantôt la condition du père, lan- » tôt la condition de la mère. A tout prendre, l'ef- » fort général de la législation était de retenir un » aussi grand nombre d'individus qu'il se pouvait » dans la classe des colons (1). »

Tels sont les traits les plus saillants de l'état civil et politique des colons. Quelle a été l'origine, quel a été le noyau de cette classe devenue si importante dans l'histoire du Bas-Empire? Ce problème a exercé la plume d' un de nos plus savants historiens, M. Guizot. Cet illustre écrivain en trouve la solution dans l'organisation de la famille gauloise avant la conquête , et dans Texistence des clans dont les chefs nous apparaissent, dans César, entourésd'une population qui vivait sur leur domaine avec le droit héréditaire de les cultiver moyennant une redevance, et les suivait à la guerre; les chefs du clan furent exterminés par les Romains; les conquérants se mirent à leur place. Mais la population agricole resta dans son état ; elle forma cette classe de colons gallo-romains dont l'administration romaine régularisa les rapports de dépendance et les droits (2).

Maisj'avouequecette explication, tout ingénieuse qu'elle est, laisse des doutes dans mon esprit.

(i) T. IV, p. 245. V. nov. 54 , et la loi 24, C. DeJgricoL, nov. C, T. XVII. Themis, t. IX, p. 65. {1) T. IV, p. 246 et suiv.

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