‹ De l'échange et du louage (volume 2)Chapitre 43 sur 125 · V. Godefroy sur le C. Theod. de patrociniis vicorum · texte numérisé non relu

V. Godefroy sur le C. Theod. de patrociniis vicorum

(4) Dans son poème intitulé : Mosella.

PREFACK. LXV

Tel fut le berceau du colonat; tel fut son développement : il est un accident mémorable dans l'histoire du bail.

L'emphytéose fut une autre variété de ce contrat; j'ai tracé dans cet ouvrage (1) le rôle qu'elle joua dans les efforts du gouvernement impérial pour faire fleurir la culture sur les terres communales et domaniales en proie au plus déplorable abandon. Le colonat et le contrat emphytéoti(|ue sont contemporains des mêmes misères publiques, les latifundia et l'extinction de la classe moyenne; ils ont eu pour but, chacun dans sa sphère, d'y porter remède. Mais le mal était trop profond, et trop de causes diverses contribuaient à l'enraciner. La vie de l'empire romain s'échappait par tous les pores. Les incursions des barbares; les vices d'une administration faible et violente; le poids accablant des impôts; les petits propriétaires chassés de leurs demeures et de leurs champs, moins encore par l'épée du barbare que par la main rapace du fisc, et forcés de sacriTier leur ingénuité pour descendre à l'humble condition de colons ; puis^ les colons et les emphytéotes en proie au fléau des guerres , dévorés par les tributs, quittant les campagnes ravagées pour porter leur infortune dans les villes , et non moins à plaindre que ceux qui venaient chercher un asile dans le sein du colonat! A côté de tous ces maux, une centralisation défaillante, mais toujours

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