‹ De l'échange et du louage (volume 2)Chapitre 5 sur 125 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

(( qu'un enfant qu'on garotternit an berceau avec i des liens de fer. » Quel serait donc le moyen de faire disparaître cet échi(iuier qui est le désespoir de notre agriculture? non pas que je veuille attaquer par là la division de la propriété et sa répartition dans les mains du plus grand nombre; loin de moi toute parole d'improbation pour un état de choses où la France trouve son point de repos, et (]ui après l'avoir sauvée d'une révolution en 1830, la préservera , j'espère , de nouvelles crises dans l'avenir. Ce que je déplore est tout différent, et il ne faut pas confondre la division de In propriété avec le morcellement et les hachures du sol. Que les trop grands domaines, qui de tout temps, ont été le fléau des empires , aient été coupés en fractions d'une certaine contenance, soit par suite de la décadence qui frappe toutes choses ici bas, soit par la marche incessante de notre loi sur les partages des successions, soit enfin par la spéculation qui a fait des biens fonds un objet de commerce; que cette division ait mis ces nombreux fragments à la portée de la classe moyenne et des cultivateurs, qui sont venus y verser le fruit de leur labeur et de leurs épargnes, c'est là un excellent résultat; il faut y applaudir, et pour mon compte, j'y vois un de ces grands progrès qui inlluent sur la destinée d'un empire; car tout un élément de notre civilisation a été retrempé. La bourgeoisie franchissant ses limites d'autrefois ne s'est pas contentée d'élever sa tète jusqu'aux régions supérieures

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