LION
La figure que nous donnons ici (Fig. 3), rappelie du reste que nous avons dans une de nos expériences (Exp. XI) obtenu un kyste échinococcique de la région prostatique par l’inoculation de v. proligères dans le péritoine du lapin.
Une observation de Winterberg, à laquelle fait allusion Albarran (qui du reste ne la juge pas indiscutable), est intitulée : «un cas de kyste hydatique de la glande prostatique, compliqué de kyste de la cavité péritonéale et du foie. » Elle n’est pas faite pour modifier notre opinion.
Fig. 3. — Cavité pelvienne du lapin, vue de dessus. En haut, vessie érignée, en arrière de laquelle plongent les deux canaux différents réunis par le ligament interdéférentiel. En bas rectum longé par les deux uretères. Dans le cul-de-sac rectovésical, tumeur échinococcique sous-péritonéale
(Exp. XI).
O8s.LXITI.—WIiNTERBERG.— Homme de 51 ans, n’ayant jamais été malade jusqu’à il y a deux ans, époque à laquelle il présenta pour la première fois des troubles de la miction. On l'opéra une ife fois, le 12° juin 1895; on incisa par la vote périnéale un kyste
ui, « situé au centre de la prostate, s'était étendu symétriquement de toutes les directions. » Dans une 2e intervention, faite le 22 juin, On pratiqua une cystostomie sus-pubienne : on trouva encore au niveau de la région prostatique de l’urèthre quelques kystes hydatiques qui furent enlevés. Huit jours plus tard, le malade fut de nouveau placé sur la table d'opérations pour qu’on lui