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partiel » et de l’« étranglement circulaire », réduire à deux les opinions émises à ce sujet : | ù
10) La fhéorie classique (de Kuhn (1), Davaine, Lôvinson, ‘Leuckart, Moniez, Blanchard, Braune), qui veut quelles vésicules filles naissent dans la cuticule, et tout à fait indépendamment de la membrane germinale. « Il apparaît entre deux lamelles un amas de « granules d'aspect graisseux » qui sécrètent bientôt autour d'eux une couche cuticulaire ; cet amas grossit, les couches cuticulaires se superposent, le contenu s’éclaircit. La vésicule secondaire ainsi formée détermine bientôt une saillie de l'enveloppe de la vésicule mère qu’elle finit par crever, et devient libre ».
(Moniez). è SFR 20) La théorie de Naunyn(2) — acceptée intégralement plus tard par Leuckart (3) — qui admet que les vésicules filles peu-
vent provenir : «) des v. proligères ; B) des scolex. Ces deux modes de développement peuvent être ainsi résumés:
«) Les ». proligères se cuticularisent à leur surface externe ; les scolex qu'elles contiennent se désagrègent ( « meurent », dit Naunyn) et leur parenchyme se répandant en une mince couche à la surface interne de la cuticule, forme la membrane germinale. — Ce mode de développement admis également, avec quelques différences de détails, par Rassmussen (4), par Küchenmeister (5), n'a pu être observé par Moniez.
8) Les scolex augmentent de volume, deviennent vésiculeux, en même temps qu'on voit se former à leur intérieur un fin réseau ; ils s'enveloppent de plusieurs couches cuticulaires. Bientôt le réseau s'efface, la cavité intérieure devient libre; les crochets épars disparaissent les derniers. La transformation est dès lors achevée et les petits kystes ainsi formés présentent une couche interne granuleuse et une couche externe feuilletée.
— Tel est le mode de développement décrit par Naunyn en 1862; il fut vivement combattu par les partisans de la théorie classique.
Voici ce qu'en dit Davaine (6) : « Quant à la reproduction de vésicules hydatiques secondaires par des échinocoques, c'est là une opimon véritablement antiphysiologique : l'échinocoque est un
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scolex ; il ne pourrait reproduire qu'un autre scolex ou bien un proglottis, car chez aucun animal on ne voit la réfrogression d’une phase de développement vers une autre phase inférieure. L'échinocoque est l’analogue de la tête du cœnure et du cysticerque ; Or jamais on n'a vu l’un de ces scolex reproduire la phase vésiculaire qui lui a donné naissance ; on ne l'a pas observé davantage chez l’échinocoque. L'opinion que professent encore quelques savants, de la reproduction des hydatides par les échinocoques n'a donc en sa faveur ni l’analogie, ni l'induction, ni l'observation des faits. » — Telle était également l'opinion de Neisser (7).
Moniez (3), dans son Essai sur les Cysticerques (1880), dit bien avoir vu les scolex vésiculeux décrits par Naunyn, mais ils les interprète différemment : «leur pauvreté en éléments vivants, dit-il, l'aspect plus délabré encore des grands individus, me portent à croire que ces scolex doivent se détruire. » En 1806, dans son Traité de Parasitologie (9), le même auteur revient sur ce point et écrit: « Nous pensons qu'il est impossible, de par leur structure, el quoiqu'on en ait dit, que les têtes de Tænias puissent donner naissance à des hydatides ».
Braun (10), dans son Traité tout récent (1900), se range à l'avis de Moniez : « Il est permis, dit-il, d'élever des doutes sérieux, au moins au sujet de la transformation des scolex en vésicules filles : leur tissu s’est déjà différentié : il leur faudrait donc de nouveau subir une transformation rétrograde. Ceci est peutêtre possible, mais assurément anormal. Il s'agit plutôt dans cette métamorphose kystique des petites têtes, d'un processus pathologique, de phénomènes de dégénérescence s'accomplissant lentement : c'est aussi ce que pense Moniez. »
On a pu enfin dernièrement, à la Société de chirurgie, entendre M Potherat qualifier d’« hérésie zoologique » cette doctrine de la transformation des scolex.
La question de l'origine des kystes échinococciques est absolument capitale. La théorie classique veut que fout kyste hydatique reconnaisse pour point de départ un embryon hexacanthe. Or si la théorie de Naunyn est exacte, si une v. proligère, si un scolex, peuvent se transformer en une vésicule fille, c'es-à-dire en un kyste échinococcique, on comprend que ces germes — et
a forliori des vésicules filles toutes formées — mis en liberté par la rupture du kyste hydatique primitif, puissent donner naissance à de nouveaux «kystes hydatiques » : ces kystes, indépendants de l'embryon hexacanthe, seraient des Kystes secondaires. |
C'est la démonstration de ce fait qui va constituer la base de notre travail.