‹ De l'Échinococcose SecondaireChapitre 31 sur 64 · PUS · texte numérisé non relu

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et, dans 4 autres les auteurs n’ont pas spécifié s1 les kystes étaient solitaires ou accompagnés : restent 15 cas indiscutables. — Dans 36 cas les kystes de la rate étaient compliqués de kystes d'autres organes, — et en particulier du foie (32 fois). En rangeant ces 36 observations de Mosiler dans un ordre un peu particulier, dont on va immédiatement saisir l'intérêt, on voit que les associations A) (kystes de la rate et du foie — kystes de la rate et du poumon, — kystes de la rate, du foie et du poumon) se sont rencontrées 17 fois; et que les associations B) (kystes de la rate et du péritoine, — kystes de la rate, du foie et “du péritoine) se sont rencontrées 19 fois. Dans la catégorie A), le péritoine n'est pas intéressé, et par conséquent les kystes de la rate sont très probablement primitifs; dans la catégorie B), où il existe des kystes du péritoine, les kystes de la rate peuvent être secondaires. Cette classification a donc l'avantage de donner une idée approximative de la HRARRe de léchinococcose secondaire de ja rate.

Les kystes secondaires de la rate peuvent ressortir à trois pathogénies : l'échinococcose secondaire d'origine séreuse, l'échinococcose secondaire embolique: nous citerons enfin l’échinococcose secondaire locale post-opératoire, qui n'offre ici rien de particulier.

10 Xystes secondaires d’origine séreuse. — En faveur de cette origine de certains kystes de la rate nous rappellerons d’abord l'opinion des auteurs au sujet du siège des kystes de la rate en général.

Davaine, après avoir dit que « dans le plus grand nombre des cas les hydatides de la rate coexistent avec des hydatides du foie ou de l'abdomen », ajoute : « Elles se développent fréquemment dans le tissu cellulaire sous-péritonéal ou dans le voisinage, et n'envahissent la rate que consécutlivement. »

Le Noël, dans son excellente thèse, signale les kystes développés sous le péritoine splénique : « ce sont, dit-il, des kystes périlonéaux périspléniques plutôt que des kystes spléniques : ils émanent du tissu cellulaire sous-péritonéal et émigrent vers la cavité séreuse en se pédiculisant. Il peut se faire aussi qu'un

kysle primilivement périlonéal pénètre dans l'épaisseur de l'organe

au point d'éhre entouré presque complètement du tissu splénique.»

« Les kystes de la rate, dit Ewald (107), siègent soit à la périphérie, soit dans le parenchyme. Cependant ce dernier siège est rare ; le plus souvent le siège de la tumeur est l'épiploon gastro-splénique ou la séreuse d’enveloppe de la rate. »

Dans sa thèse frès intéressante, Cras distingue aux kystes de la rate trois sièges : 1° le kyste peut être central, il étale périphé-

‘ riquement et atrophie le tissu splénique ; 2° il peut être périphé-

rique et laisser intacte une grande partie de la rate; 3° il peut même être situéimmédiatement sous la capsule, et se pédiculiser.

M. le P' Dieulafoy, a dans ses cliniques (108) adopté les trois variétés distinguées par Cras : «Dans une troisième variété, dit-il, je place les kystes qui se développent non pas dans le tissu de la rate, mais à son contact. so dans le hile, soit sous la capsule ». Ce sont des variétés juxta- spléniques, par opposition aux deux autres qui sont iñntra-spléniques.

Il ect facile de prévoir que cette variété de kystes, que Le Noël a si justement appelés « kystes péritonéaux périspléniques », pourra relever de l’échinococcose secondaire.

C'est du reste ce que, dans sa thèse récente, M. Mortureux (109) a bien indiqué : il signale en effet dans la pathogénie des kystes de la rate, la possibilité de la « greffe d’une vésicule échappée au kyste primitif ». « Nous croyons, ajoute-t-il;, que la présence des kystes hydatiques juxta-spléniques pourrait fort bien s'expliquer de cette façon ».

Le siège cortical de certains kystes spléniques joint à la coexistence avec d’autres kystes du péritoine constitue donc un premier argument en faveur de la probabilité de leur nature secondaire. Un deuxième argument nous est apporté par les observations de ruptures indiscutables d'un kyste primitif dans lesquelles on a trouvé à l'autopsie des kystes spléniques ou juxtaspléniques. Nous rappellerons que ce fut le cas dans l'observation Pinault (XXX), de Ogle (XXXIID, de Havage (XLVI), de Broca (XXVIIT. Dans d'autres observations où la rupture est. sinon évidente, du moins extrêmement probable, on trouve également notée la présence de kystes de la région splénique : obs. Thierry (XIII), obs: personnelle (LVIIT. De même dans l'obs. Helm à

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