‹ De l'Échinococcose SecondaireChapitre 8 sur 64 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C'est en 1877, au VIe Congrès de chirurgie allemande, que VoLkmanN (13) attira l'attention des chirurgiens sur la possibilité d'une grèffe des germes hydatiques dans le péritoine à la suite des interventions sur les kystes hydatiques, et en particulier à la suite des ponctions. On peut dire que c’est à lui que l’on doit réellement la notion si importante de la greffe échinococcique.

Cependant l'hypothèse en avait déjà été émise près de cent ans auparavant, en 1793, par HUNTER (14), à l'occasion d’un cas de kystes hydatiques du bassin : (M'est-il pas, disait-il, naturel de supposer que dans le cas actuel un des kysles de la rate se sera rompu, que son contenu se sera répandu dans l'abdomen et accumulé par Son propre poids dans le pelit bassin ; qu’enfin ces hydatites émigrées se seront multhiplées après s'être enveloppées d'un kyste ? » ;

Aussi associons-nous au début de cette étude historique les deux noms, séparés par un siècle, de HuNTER et de VOLKMANN.

L'opinion de Hunter, qui avait été également défendue quelques années plus tard, en 1797, par Richter, fut vivement combattue par CHarcor (15) dans son Mémoire sur les kystes hydatiques du petit bassin (1852). Charcot montra que ces kystes sont situés en dehors du péritoine, qu'ils « prennent naissance dans le tissu cellulaire sous-péritonéal ». « Malgré l'autorité d'Hunter, dit-il, il nous semble naturel de supposer que les kystes en question se sont tout simplement développés dans le tissu cellulaire souspéritonéal, et très probablement si le célèbre chirurgien eût eu connaissance des cas qui vont suivre, 1l n'eût pas jugé nécessaire de créer une semblable hypothèse.» (On voit que Charcot ne s'était pas précisément fait le défenseur de la théorie de Hunter, ainsi que l'écrivent un grand nombre d'auteurs). La multiplicité

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