‹ De l'école a la cité, études sur l'éducation populaireChapitre 16 sur 73 · PROGRÈS FÉMININ · texte numérisé non relu

PROGRÈS FÉMININ

Ces centaines, ces milliers de jeunes filles que dans les Cours complémentaires des écoles publiques, dans les Ecoles primaires supérieures, je vois, étape par étape, du nord au sud, à la ville comme aux bourgs, en foule toujours grandissante, faisant, avec quelle ardeur, quelle jolie patience, quel sérieux, de sérieuses éludes, ne se destinent pas toutes, par bonheur, aux fonctions enseignantes. Même ce n'est qu'une minorité qui entrera dans les Écoles normales, se consacrera à l'éducation nationale.

Les trois quarts de ces adolescentes, issues de forte race populaire, après avoir accédé à la vie de l'intelligence, « rentreront dans leurs familles », — comme disent directrices et professeurs, — seront reprises par le courant de la vie sociale.

Sans doute, on eût pu, on eût dû leur donner une instruction plus pratique, mieux adaptée à sa fin, les préparer à leur rôle de ménagère, de futures mères. C'est l'œuvre de demain — et déjà, d'ailleurs, on l'ait effort en ce sens, et loyalement, droitement et,

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