‹ De l'école a la cité, études sur l'éducation populaireChapitre 28 sur 73 · INITIATIVE SOCIALE · texte numérisé non relu

INITIATIVE SOCIALE

De tous côtés «ni me dit : « Los œuvres postscolairos : Associations, Patronages, sont à l'étroit dans l'école. On n'a pas prévu, comme à Paris, comme à Amiens, de vastes préaux couverts pou vaut contenir, aux jours de t'êtes, <lo conférences, lc< pères, les mères à coté des enfants, des jeunes gens. Et, dans trente mille communes, c'est encore la salle de classe qui est la plus grande du pays, et elle est tout à fait insuffisante maintenant que l'école devient la Maison commune, le foyer d'action, d'éducation populaires. »

J'ai souvent répété qu'il fallait imiter l'exemple donné par Tours, Nemours, Chaumont, Lens, d'autres villes encore, où se sont constituées des Sociétés ci viles qui ont construit des Maisons de l'adolescence, de la jeunesse, etc.

Mais la réponse est prête : « C'est possible dans les villes, grandes ou petites. On a des ressources. On peut trouver des souscripteurs. Mais, au village, que faire ? Et, pourtant, c'est dans les communes rurales qu'il convient surtout de s'organiser, de se

grouper, d'avoir des locaux où tenir « les Veillées populaires », où se réunir pour les lectures, causeries, concerts, que, par roulement, des éducateurs volontaires ne demandent qu'à transporter, — « camionneurs d'idées », comme disait Jean Macé, entrepreneurs désintéressés de tournées gratuites pour l'auditoire, coûteuses pour les orateurs et acteurs bénévoles. Et on se heurte à des difficultés insurmontables. »

Insurmontables ?Lc sont-elles partout également? Et ne faut-il rien tenter au village, dans un moment de trouble moral, où l'àmeinquiète réclame un réconfort, où il faut ménager la transition entre ce qui fut la charité hiérarchisée et ce qui sera la solidarité organisée ?

Un exemple que me fournit un instituteur de village permet d'affirmer que là où il y a un homme d'initiative et d'action, les murailles peuvent sortir de terre qui abriteront les disciples de la foi nouvelle.

M. Châles est instituteur dans l'Eure, dans une bourgade de 7o0 habitants. En 1903, il fonde une Amicale d'anciens élèves qui obtient un franc succès. Elle a 300 adhérents. Comment faire pour les assembler dans une fête. La salle de classe ne peut contenir que ISO personnes, et mal à l'aise. Où et comment faire une fête laïque':'

M. Châles ne peut espérer le concours pécuniaire du conseil municipal, car la commune est imposée de 31 centimes extraordinaires. Il faut ou laisser

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