CONGRÈS INTERNATIONAL DR I. EDUCATION POPULAIRE
ootre réputation littéraire es! réel, si réel qu'une campagne vigoureuse s'e#i ouverte depuis quelques mois pour essayer d'y parer»
« La Société des conférences à l'étranger joindra son effort aux autres , elle essayera de laver la France de la réputation de légèreté et de grivoiserie injustement étendue à toute sa production littéraire, mais elle le fera, moins peut-être en dénonçant les pornographes, ce qui est encore leur faire de la réclame, qu'en vulgarisant largement tout ce qui! va de beau, de noble, de sain, dans la littérature française. »
M. Chaufour a passé ensuite en revue les centres de culture française qui existent à l'étranger. La Société des conférences fait appel à des conférenciers de bonne volonté, et quand ces conférenciers reviendront, « nous leur demanderons de dire en France ce qu'ils auront appris dans leur voyage, car si nous nous plaignons d'être mal connus au dehors, nous pourrions, à plus juste titre, avouer que nous connaissons encore plus mal les nations étrangères ».
M. Ferdinand Buisson, ancien président de la Ligue de l'Enseignement, a donné à une « Communication » faite au nom du Comité des Sociétés d'Instruction Populaire l'ampleur d'un Plan complet d'études. C'est avec une grande force de dialectique qu'il développe tout un programme de réformes à introduire dans l'éducation ouvrière et rurale de l'adolescence.
Il l'a terminé par une motion de capitale importance :
« Que l'Office international publie un document qui appellera l'attention de l'opinion publique et des Parlements sur la nécessité d'organiser renseignement postscolaire sur les quatre principes suivants :
« 1° Que l'enseignement élémentaire soit obligatoire jusqu'à quatorze ans, avec la double sanction de pénalités pour les familles négligentes, et de secours efficaces aux familles nécessiteuses ;
« 2° Qu'à la suite de l'école élémentaire soit institué un enseignement complémentaire obligatoire entre quatorze et dix-huit ans pour tous ceux qui ne continuent pas leurs études dans les écoles d'un degré supérieur au primaire ;
« 3° Que cet enseignement complémentaire ait un caractère pratique et professionnel, approprié aux besoins des différentes catégories d'apprentis ou déjeunes ouvrières, sous la double sanction d'un contrat d'apprentissage, et du certificat de sortie il apprentissage, avec la participation des corporations professionnelles, patronales et ouvrières;
« 4° Que ce second degré d'enseignement populaire obligatoire ne soit pas laissé au bon vouloir de chacun, mais soit méthodiquement organisé :
« En ce qui concerne les élèves, non dans des cours du soir, mais dans quelques heures par scmairie prises sur la journée de travail;
« En <•>■ (jui concerne les maîtres, mm par des