‹ De l'école a la cité, études sur l'éducation populaireChapitre 41 sur 73 · CONGBKS INTERNATIONAL DE L EDUCATION POPULAIRE · texte numérisé non relu

CONGBKS INTERNATIONAL DE L EDUCATION POPULAIRE

laire de la République est assez belle pour que nous avons quelque fierté à le dire, et même, devant nos

hôtes étrangers, à le proclamer. »

M. Doumergue, dans son discours, insista sur la fondation de Y Office international.

« En réalité, dit-il. cette séance, au lieu de clôturer vos travaux, comme pourraient le l'aire croire les programmes que vous avez entre les mains, inaugure, au contraire, une nouvelle entreprise, une œuvre plus étendue, une tâche pins haute et plus belle, puisqu'elle ne tend à rien moins qu à coordonner et à solidariser d'une façon permanente, dans une organisation internationale, sous les efforts qui sont faits dans les divers pays civilisés en vue de développer! éducation populaire laïque.

« Ainsi, les espérances conçues à Milan, lors de votre premier congrès, dont il est juste aujourd'hui de remercier les organisateurs, car ils ont lancé 1 idée et jeté la semence qui donne déjà de si beaux fruits, se sont réalisées.

M. Doumergue montra, dans sa conclusion, l'importance des questions qui avaient été posées et qui sont d'ordre général :

« Il n'est pas trop, certes, de toutes les bonnes volontés gouvernementales el particulières pour résoudre le difficile problème de L'éducation populaire laïque. Le sort des nations, leur existence, leur développement, leur avenir dépendent de plus en plus et presque exclusivement des solutions qui leur seront données.

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« Certes, il ne saurait être question d'établir des règles uniformes dans chaque pays, de calquer les méthodes les unes sur les autres, de mouler dans les mêmes moules l'éducation populaire laïque des divers peuples. Outre que l'entreprise serait folle et dangereuse, elle serait vouée à l'insuccès. Chaque nation a son tempérament, son originalité et son génie propres que le rôle de l'éducation est de fortifier et non d'affaiblir. Il faut nous en féliciter, car ce sont les dissemblances , très éloignées cependant des antagonismes, qui suscitent le progrès et le font avancer.

« Mais, en évitant l'imitation servile des méthodes et en se gardant bien de vouloir adapter au tempérament de l'un ce qui convient exclusivement au tempérament de l'autre, il est possible de dégager de la diversité des méthodes et des expériences quelques principes généraux et quelques règles communes susceptibles dans les pays d'orienter et de faire progresser l'éducation populaire laïque.

« Voilà le résultat auquel on peut viser ; voilà celui certainement que vous avez poursuivi en décidant la création d'un office international. L'heure était favorable, je tiens à le répéter. »

Une conférence l'aile par Al. Ferdinand Dreyfus sur l'œuvre d'IIippolylcCarnot, le ministre de 1848, ajouta à l'éclat de la séance de clôture et obtint un légitime succès.

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