ONGRÈS INTERNATIONAL DE L EDUCATION POPULAIRE
Le - international a valu aussi par ses «à
côté •>. par les réunions « latérales » dont il l'ut le prétexte et l'occasion,
Les Universités Populaires de tous pays ont pu prendre contact, se constituer en « Fédération internationale ». La Fédération a pour président le professeur Francisco Pullé. Les délégués des U. P. ont fraternisé. Tchèques et Autrichiens, Polonais et Russes confondus, dans une séance où, en l'absence de M. Gabriel Séailles, retenu par la maladie, M. Casevitz souhaita la bienvenue aux « camarades » du dehors.
L'Union nationale des mutualités scolaires tint, sous la présidence de M. J.-C. Cave, son assemblée générale où M. Huchet, trésorier, rendit compte de la situation financière et où M. E. Rochelle annonça que l'Union comptait 450.000 adhérents.
11 y aurait lieu aussi, pour donner un abrégé fort succinct du Congrès, de décrire les réceptions — comme celle de l'Hôtel de Ville, — les soirées, les « Festivités », pour employer d'avance le mot usité à Bruxelles où, sur la proposition de M. Buis, président de laLigue belge de l'KnseignemenI, le 3e Congrès international aura lieu, à l'occasion de l'exposition universelle, en 1910. Mais déjà les cadres d'un résumé sont dépassés et force est bien d'y renoncer,
non sans avoir signalé les «.Visites aux Œuvres » qui furent très goûtées.
C'est là, dans ses lignes générales, et iorcément concentrée et resserrée avec la sécheresse d'un procès-verbal, l'œuvre accomplie par le 2e Congrès international de l'éducation populaire.
Quels résultats en peut-on prévoir ? quelles leçons comporte-t-il ?
Il a eu tout d'abord une conséquence inattendue et presque paradoxale. La Ligue française de l'Enseignement, qui est une fédération de libres collectivités, la Ligue dont Jean Macé disait : « La Ligue est une Fédération de sociétés qui, par l'initiative privée, devance, prépare, amène l'action de l'Etat », a vu triompher le principe de l'obligation. C'est le système suisse, le système allemand qui ont paru prévaloir. L'organisation de l'éducation populaire par l'État a conquis des partisans.
En second lieu, un grand plan d'enseignement professionnel a été développé et par M. Cruppi, ministre du Commerce, et par M. Ferdinand Buisson, qui s'en sont tenus aux idées générales, et par M. René Leblanc, qui est entré dans le détail, pour l'union des Cours et des ateliers.
La Fédération internationale des Universités Populaires est née qui amènera un échange constant de vues entre des groupements qui paraissent
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avoir mieux réussi à l'étranger qu'en France où ils (tut été rondes pour lapremière fois. VA il ne serait pas étonnant que, par un choc en retour, par un contre-coup <lu dehors, les Universités populaires françaises prissent davantage confiance en ellesmêmes.
L'Office international des Œuvres d'éducation populaire est établi. M. A. Dessoye, dans un récent article., en a défini le but et la portée :
« Comment cet office pourra-t-il fonctionner? Quel devra être son caractère ? Le caractère même qu'a eu le Congrès.
« On n'a pas émis de vœux, on n'a pas discuté, il n'y a eu ni majorité ni minorité. Un certain nombre de coii-ressistesapportaient des renseignements sur tri le ou telle œuvre, en tel ou tel pays ; c'étaient autant de documents qui, à l'occasion, peuvent être précieux. On les a en quelque sorte enregistrés. Qui voudra en pourra faire son profit.
« L'Office ne peut pas faire utilement autre chose, et déjà ainsi restreinte, la tâche qui lui incombera sera grande et lourde.
« Chaque pays a ses mœurs, ses habitudes, ses traditions, son tempérament, qui souvent dictent le mode particulier de son action. Il ne s'agit pas, pour les uns, d'évangéliser, si je puis dire, il ne s'agit pas, pour les autres, d'essayer je ne sais quelle propagande inadmissible quand elle n'est pas faite entre les citoyens de la même nation : ce serait à lafois chimérique et dangereux. Non. Chaque
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nation continuera de faire ce qu'elle estimera le mieux adapté à son caractère, à son génie particulier et le plus compatible avec les exigences de son organisation politique et sociale, mais cela, elle le pourra faire en s'éclairant à la lumière des expériences auxquelles se sont livrés les peuples voisins. Ce sera tout à la fois un perfectionnement dans l'action et une véritable stimulation. »