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XIV DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

tinuer ou de le clore dans la direction qu'il a jusqu'alors suivie. Si, dans cette condition d'héritier et de continuateur, on a le bénéfice de la vieillesse, l'expérience, on en subit aussi les incurables langueurs; on touche au terme, à la mort. Les pensées qu'alors on enfante, quelque grandes qu'elles soient encore, se ressentent toujours de l'approche du moment fatal : et voilà comment le génie grec, qui avait fourni jadis Thaïes et Pythagore, Socrate et Platon, Aristote et Zenon, sans compter Pyrrhon et ^Ënésidème, se jette enfin dans le mysticisme, qui n'est en réalité qu'une abdication philosophique. Loin donc de blâmer les Néoplatoniciens comme des coupables, il serait bien plus juste de les plaindre comme des victimes. Ils n'ont reçu que la sève épuisée du génie grec, et ils ont eu l'honneur de se perdre et de mourir avec lui. Les choses d'ailleurs, comme l'a si bien vu Platon (1), ne périssent que par le mal qui leur est propre. Ce sont des erreurs de doctrine, ce ne sont pas des fautes politiques, qui ruinent les philosophies.

Il ne faut donc véritablement considérer dans les Néoplatoniciens que leur système avec sa mé-

(1) République, liv. x, p. 208, traduction de M. Cousin.

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