ET DU MYSTICISME. MX
fësërvë, est la méthode que l'esprit humain suit constamment, quoique le plus souvent à son insu, dans tout ce qu'il fait. La philosophie a la gloire de l'expliquer, mais ce n'est pas elle qui l'invente : elle nous la montre, mais c'est Dieu seul qui la met en nous et nous la donne. La raison part d'elle-même pour comprendre le monde : elle en part encore pour connaître Dieu : elle est le centre fécond d'où vient toute pensée, et où toute pensée aboutit. Et cependant elle se mutile et se méconnaît presque toujours elle-même. Demandez aux sciences, dont l'intelligence humaine est si fîère, ce qu'elles font : elles étudient les faits sensibles : elles les analysent dans leurs plus minces détails : elles les classent avec le soin le plus minutieux : elles poussent jusqu'à en constater les lois. Mais elles ne vont pas au delà. La raison même qui découvre ces lois et les comprend leur échappe. Dans leur prudence apparente, les sciencess'abstiennentde remonter de la raison qu'elles ne voient pas, à Dieu qu'elles voient encore moins, et dont elles se passent quelquefois comme d'une hypothèse. Elles n'en sonl pas moins utiles pour cela: elles servent puisnmient l'homme et la soëiét£. Mais, obéissant à un instinct étroit tout intelligent qu'il est, elles