‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 20 sur 161 · ET DU MYSTICISME. XXIII · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. XXIII

Le sensualisme voudrait le réduire à la vie des sens : {'idéalisme à celle de la pensée : le mysticisme à la contemplation de Dieu : le scepticisme enfin à ce doute impossible, à cette ataraxie que (expérience de chaque instant vient démentir, que le sens commun bafoue et que la philosophie détruit et condamne. La pratique, telle est donc la mesure commune de tous ces systèmes; c'est elle qui les juge tous : et c'est parce qu'avec ses invincibles nécessités, elle les renferme et les emploie tous sans exception que la réflexion philosophique, guidée par la méthode, doit essayer de les tous comprendre et de les tous unir dans ses spéculations systématiques.

Les Alexandrins se sont jetés dans le myslicisme, obéissant d'ailleurs en cela à une loi fatale qui fait succéder dans un certain ordre les systèmes les uns aux autres, et qui imposait cette épreuve dernière à la philosophie grecque pour l'y faire succomber. Sachons bien à quel prix. Les Alexandrins ont d'abord dédaigné d'une manière à peu près absolue, le monde de la sensibilité et tout ce qui s'y rattache. C'est qu'ils étaient des disciples el des continuateurs de Platon qui, sans méconnaître les sens et leur intervention nécessaire.

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