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XXIV DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS

avait eu déjà le tort de ne leur faire qu'une part trop restreinte et presque nulle. De là, dans le mysticisme alexandrin, cette négligence de la science en tant qu'elle cherche à connaître et à expliquer le monde du dehors. Plotin ne vit que dans le monde intelligible ; et le monde sensible qu'il redoute et qu'il fuit, tout admirable qu'il le trouve encore, comme image d'un exemplaire divin, ne mérite pas son étude, et il ne la lui donne pas. Les autres Alexandrins le suivent et l'imitent ; et Proclus, quoique ramené par un génie moins mystique que celui de son prédécesseur, à la doctrine plus pure de Platon, et à celle d'Aristote, ne fait que des mathématiques. Tout au plus descendil jusqu'à l'astronomie; mais il ne va pas au delà. L'école néoplatonicienne a donc en général sacrifié les sciences autres que les sciences rationnelles. La nature, au milieu de laquelle vit l'homme, avec qui il est dans un perpétuel contact, qui lui est indispensable pour tous ses besoins, les plus nobles comme les plus bas, et qui peut éclairer son esprit, tout aussi bien qu'elle sert son corps, la nature a disparu pour les Alexandrins. Tennemann a eu raison en leur reprochant d'avoir négligé toutes les sciences réelles. Elles

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